Leçons sw les kératites^ Paris 1876. Carette
plus de grosses granulations fongueuses à la face postérieure des tarses. Mais, dans les cas plus graves, alors que le pannus est pour ainsi dire charnu, la péritomie échoue souvent, et c'est à l'inoculation purulente qu'il faut avoir recours, »
Nous faisons remarquer, pour n'y pas revenir, que dans les faits qu'il nous reste à relater, les granulations de la conjonctive étaient très développées et n'avaient pu être affaissées par les interventions antérieures. Aussi ne pouvait-on espérer la guérison en n'agissant directement que sur le pannus par la péritomie. Dans ces conditions et pour ne pas prolonger un traitement pénible sur lequel le malade ne. comptait plus guère, M. Dujardin crut devoir recourir d'emblée à l'inoculation après l'échec du remède brésilien.
Obs. XX. — Clinique du Dujardin. — Pannus granuleux monoculaire Irâilé sans succès par le jequirity : inoculation blennorrhagique. Guérison (i).
Dhennion Louis, 26 ans, a conlracté il y a trois ans, étant en garnison à Châlons, une ophlhalmie granuleuse qui s'est localisée sur l'œil droit; l'œil gauche a toujours été épargné.
Depuis cette époque, Dhennion a subi plusieurs traitements sans résultat bien évident : l'œil granuleux reste couvert d'un pannus assez épais respectant à peine le 1/3 inférieur de la cornée et ne laissant qu'un degré de vision insignifiant. La sensibilité de l'œil est excessive, et occasionne un larmoiement continuel, gêne incessautc pour le travail rendu presque impossible.
Après trois mois de cautérisations sans bénéfice appréciable, nous soumettons notre malade au traitement par le jequirity.