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Je lui demande quels animaux 1l préfère.
— Oh!je vis avec les bêtes depuis cinquante-cinq ans, et je les aime toutes autant, fit-1l.
— Mais si vous les aimez, pourquoi les réduisezvous à la captivité ? Vous devriez soufirir de penser qu'ils sont malheureux ainsi, fis-je pour voir.
— C'est dans le but de les rendre plus heureux que Je veux leur donner la liberté dans le Paradis terrestre, répondit-1l.
— Et quels sont, selon vous, les plus intelligents parmi les animaux sauvages ?
— Les éléphants, les phoques, les otaries, les morses.. Oh! les morses surtout. Si on peut les avoir Jeunes, on en fait ce qu’on veut. J’en ai reçu un àgé de quatre mois et qui pesait 40 kilos. Deux ans après, il pesait 400 kilos et1l lui fallait 80 livres de poissons par Jour. Les morses adultes arrivent à peser 2,000 kilos. Le mien, je l'avais dressé comme un chien ou un chat. Il sortait de l’eau, se trainait jusqu’à moi au moindre appel. Je lui avais appris à agiter une sonnette pour commander son repas. On lui demandait s’il voulait manger, il répondait oui. Il disait papa et maman. Et si je lui jetais une pièce de 50 pfennigs dans un bassin, il plongeait et la rapportail. »
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Cette journée finit trop vite. Comme elle est bizarre la curiosité que nous éprouvons vis-à-vis tous nos frères sauvages... Vient-elle du respect atavique que nous conservons pour leur force et leur cruauté, mêlé au sentiment de sécurité que nous donnent les solides barreaux de leurs cages? Mais je sais. que j'aime
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