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Je ne sus que balbutier quelque formule de remerclement, puis je me tus. Je l’entendis soupirer profondément, et il ajouta :
— .… Le plus beau jour de ma vie sera celui où la France et l'Allemagne seront unies.
Îl ne pleurait pas, mais il y avait dans sa voix et dans son regard une immense tendresse et une aussi orande mélancolie.
il ne dit rien de plus.
Je vous livre cette confidence telle quelle, sans
l’analyser plus avant, comme la fleur suave d’une
âme aimante et tendre, dont je sentis pour ainsi dire matériellement passer en moi la caresse fraternelle. Hélas ! pourquoi faut-il que ces émotions soient si rares ?
— N'oublions pas, me dit mon compagnon, que nous sommes dans la ville de la Critique dela Raison pure...
La visite fut vite faite. Je ne regardais que vaguement les Rubens que le conquérant a laissés, et les murs tapissés d’un merveilleux cuir de Cordoue; la toule petite chambre en bois de frêne, où naquit Frédéric [°’; celle de la vertueuse reine Louise, où Napoléon, évidemment par sadisme, voulut coucher et coucha; on y voit les portraits de Marie-Thérèse et de la reine Louise, les deux mains croisées sur son ventre...
— Par sa situation, c'était la chambre la plus sûre, me dit le « Kastellan ».
Il se trouve dans cette pièce une glace moderne en forme de palette entourée d’ornements de faux bronze ou de zinc, tout à fait affreuse : c’est un cadeau de l’impératrice Augusta... Pourquoi faire des cadeaux pareils ?
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