‹ En AllemagneChapitre 175 sur 294 · CR A · texte numérisé non relu

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LA PÉDAGOGIE 9ÿ9

plus souvent son but; le jeune Français vient dans une ville industrielle, la plupart du temps étrangère, s’enquiert d’un compatriote qui puisse le renseigner, visite quelques installations, se procure des plans, veut en un mois tout voir : technique, économie politique, etc., et ne sort pas du vague et de l’imprécis. Pourquoi ne crée-t-on pas une entente entre les grands établissements industriels et nos écoles, les usines accueillant chaque. année une partie des élèves, les astreignant à des heures de présence fixes et à un travail régulier « comme ouvriers »? On pourrait aussi restreindre un peu les cours théoriques et, au moins, ne pas obliger le chimiste à suivre un cours d’architecture, ou l'ingénieur des mines à étudier les:problèmes des chemins de fer. En économisant ainsi sur les études inutiles, on gagnerait le temps suffisant à une bonne éducation pratique. »

Ainsi me parla mon Jeune et intelligent compatriote. Puisse sa voix désintéressée être entendue!

Si Pon ne saurait trop approuver le réalisme: dans l’enseignementprimaire etdans l'enseignement technique en Allemagne, on a le droit d’en critiquer l'exag'ération dans l’enseignement secondaire et surtout dans l’enseignement supérieur.

Ainsi, la Htiérature est enseignée dans les collèges et dans les écoles normales comme l’arithmétique, les langues et l'histoire, c’est-à-dire par interrogations. Îci la méthode devient un peu ridicule et risible. Jai entendu ceci :

Le MAITRE. — Quel -est le plus sensible, de Klopstock ou de Gæthe?

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