‹ En AllemagneChapitre 181 sur 294 · RER HER · texte numérisé non relu

RER HER

LÉ a de Dies See Seb raies RSR UE SA NOUS

COTELEES

« au

‘ Ma As 7 \#l=e Te ; See LE 4 D en x NOMPPEENETERENE ES Î Ÿ

à FPSA veu PS bec a

RS 0220 pb à +

le laisse indifférent. C’est la misère intellectuelle, la médiocrité végétante et soumise.

Il y a, à cette médiocrité, des exceptions, et même des exceptions magnifiques. Elles sont connues, et ne font que confirmer la règle.

Les Allemands se vantent de cette discipline et de celte modestie qui produit, en effet, une innombrable armée de sous-officiers de la science qui, par leurs travaux spéciaux, déblayent le chemin devant les grands savants. Mais de ce qu'ils aient beaucoup d’adjudants, il n’en résulte pas que leurs généraux soient nombreux. Et ce sont les généraux qui valent!

— Non,répondent-ils, ce sont les travaux qui valent! Et nos résultats sont plus nombreux et plus importants que ceux des pays où la science est anarchiste.

Car voilà le mot liché! la science française est anarchiste, les savants français sont des anarchistes. Ils ont tous l'ambition de découvrir le mystère de la vie! À Berlin, un grand chimiste, Fischer, dont j'a parlé déja’, recherche depuis des années la synthèse de lalbumine. Il à 2e de lui une armée de dociles soldats qui travaillent sous ses ordres et ne sortent pas du domaine ner où il les confine. En Allemagne, non seulement les élèves et les jeunes docteurs assistant les maîtres marchent derrière eux, mais l’ensemble du corps enseignant travaille à la gloire de l’université à laquelle il appartient. Car l'importance d’une université se reconnait non pas au nombre de ses élèves, mais à la valeur de ses travaux. Que les annales scientifiques enregistrent une décou-

4. Voir En Allemagne : Rhin et Weslphalie, « L'industrie chi-

mique ».

+ RTS \

+ nee NRA M1 ù

Page 1