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est d’être serrés de tous côtés entre des frontières, sauf une étroite coupure libre du côté de la mer, el encore, la Baltique étant une prison, nous n'avons pour respirer librement que le petit bout de côle qui va de la frontière hollandaise aux bouches de l’Elbe. De plus, si notre situation industrielle est bonne, grâce à notre sous-sol, riche en houiile, notre situation commerciale est plus que médiocre, grâce à la pauvreté de notre sol. La terre ne produit pas assez pour que nous puissions jamais devenir un véritable pays commerçant. Gar, en effet, l’aliment vrai du commerce, l'aliment permanent, inépuisable, la seule indiscutable richesse d’un pays, en définitive, c’est la terre. Si elle est féconde par elle-même, il est facile, avec peu de travail, de la rendre plus riche encore, de l'exploiter, de négocier ses fruits, de les multiplier, d'en créer de nouveaux; mais si elleeststérile, comme dans la plupart de nos provinces, Si elle produit à peine assez pour nourrir celui qui la cultive, iln'ya pas d'espoir de l’enrichir jamais. L'homme ne crée rien de rien : s’il n’a pas la terre favorable, il n'a pas grand’chose. J'ajoute que même notre sous-sol, à part la houille de la Westphalie, de la province du Rhin et de la Silésie, et les mines de sels de potasse, n'est pas fameux. Nous sommes donc très infériorisés par la nature. Je ne vous parle pas de nos trois ou quaire ports dont aucun n’ouvre sur la mer directement, qu'il a fallu conquérir péniblement et que l'homme dispute encore chaque jour sur la nature hostile. Comparez cela à votre admirable situation, à VOS {TOIS mers ouvertes, à vos cent ports naturels sur l'infinie facade de vos côtes... »
Ainsi parla le puissant financier. Et je partageai
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