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tares. Mais la maternelle administration prussienne veillait. Comme Bismarck s'était promis de nous absorber, comme les fraternels Hakatistes avaient juré de nous bannir de notre patrie, on trouva l’idée de la loi de 1904 qui nous empêche de bâtir. Achetonsnous un vaste terrain aux portes d’une ville ou d’un village ?
€ — Soit, dit la commission. Mais vous n’y construirez pas.
€ Un père partage sa terre entre ses enfants, et veut naturellement leur bâtir à chacun une maison. Impossible. La commission de colonisation refuse toujours l'autorisation, à moins que le Polonais ne s'engage par écrit à ne revendre sa terre qu’à des Allemands. Si vous voulez élever une cahute pour votre jardinier, défense! Si vous voulez réparer votre immeuble, l’agrandir, des gens viennent, questionnent, furettent, cherchent à savoir si ce n’est pas dans l'intention de loger des Polonais.
« En deux ans, sur plusieurs milliers de demandes d'autorisations de bâtir, la commission en a accordé quaire.
« Cette commission a une stratégie diabolique. Elle choisit, par exemple, un petit bourg habité par des Polonais, achète tous les terrains qui l’avoisinent, et crée autour comme un cercle sanitaire. Des colons allemands viennent s’y installer, ouvrent des magasins, des ateliers, de façon à affamer les artisans et les boutiquiers polonais qui, ne pouvant s'étendre ni augmenter en nombre, puisque la place est occupée par les Allemands, sont forcés bientôt de quitter les lieux.
« Un colonel allemand, tuteur d'enfants qui béritent
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