‹ En AllemagneChapitre 259 sur 294 · POP · texte numérisé non relu

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4. Le morgen correspond à 2,500 mètres carrés. Il y en a done 4 à l'hectare,

vendus l'autre jour ? mark la livre et il lui en reste, ainsi que des oignons et du blé, pour son usage personuel.

— Alors, vous ne regretlez pas la Hongrie ? (is-je.

— Non, quoique la terre soit assurément meilleure là-bas, une bonne lerre noire qu'on n’a pas besoin de fumer. fci, c’est autre chose. il en faut de l’engrais ! Mais je suis content, on ne me fait pas de misères comme là-bas, chez les Slovaques. J'ai amené avec moi deux ouvriers allemands de Slavonie et nous travaillons tous en paix.

En traversant la cour pour regagner la route, il nous montre une faucheuse achetée récemment pour 400 marks, une semeuse américaine, et, tout près de sa maison, l’étable avec cette inscription au-dessus de la porte : € Une vache bien nourrie donne de bon lait et de bon fumier. »

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Il nous restait à visiter les bains publics, à l’extrémité du village : deux salles de bain, une douche, et une buanderie pour le lavage du linge. Les habitants en disposent à tour de rôle, ils s'entendent pour fixer leurs Jours et heures, sans difficulté aucune. Près de là, une remise abrite la pompe à incendie et la bascule publique où les fermiers viennent peser leur bétail avant de le conduire au marché. Enfin, un puits a été creusé et une canalisa- Uon établie pour permettre à tous, ouvriers et fermiers, d’avoir chez eux et dans leurs étables une eau pure. :

— Éltout cela a été installé par l'Etat?

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| Ê AE | | DS | : 149 DE HAMBOURG AUX MARCHES DE POLOGNE | IR —— Oui, fit mon guide. L'État donne aux communes | DURE © | : 5 p. 400 des domaines qu'il achète, soit IU0 morgen | RE | | sur 2,000. Il leur fait en outre ditiérentes dotations : 1H LE 4 pompe à incendie, installation d'eau, école, éghse, 4 DER | et une auberge.

EURE || == Mais Golentschewo est un village modèle. N y | | en a-t-il pas de moins favorisés ? | 21: à & LE — Certainement les maisons ne sont pas aussi | ke “ À À il jolies partout, Nous nous contenlons souvent de | (Liu à = réparer les fermes que nous acquérons, où bien À DR UE ©: nous bâtissons des maisons ouvrières d un style MOINS |

coquet. Nous ne pouvons pas toul faire d’un coup. Mais le principe des allocations aux paysans ei des dotations aux communes reste toujours le même. Gette

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| : e F | A - colonie vous représente le modèle où nous tendons. LE — fl faut voir aussi une maison de simples ou-

: vriers agricoles, insista mon œuide, si vous voulez

ù pouvoir les comparer avec une maison d'ouvriers

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polonais.

| Nous entrâmes dans une modeste petite maison bâtie de briques et de bois, au toit de tuiles, aux volets

are + verts, presque neuve, comme toutes celles du village, | à et précédée d’un jardinet. La ménagère, occupée dans la cour à pendre son linge sur des cordes, arriva toute

| troublée en voyant l'équipage officiel s'arrêter à Sa Le porte; elle nous fit entrer dans son € salon » servant — en même temps de salle à manger. Un canapé de

. reps vert s’appuyait au mur garni de photographies; | en face, un dressoir de noyer, une grande armoire, - une table couverte d’un tapis; une carpette cachait en = partie le plancher de bois blanc, dans un coin, une | machine à coudre: sur une étagère, des bibelots viennois.

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Le mari inerte aux champs et je ne pus l’inter- | roger. La pauvre femme n’éla it œuère bavarde. Tout Fa ce que jen rai, c'était le prix de son loyer 100 marks par an (195 francs), avec la jouissance gratuite de 3 morgen de terre (7,500 mètres) au-

f tour de la maison, L'homme gagnait 75 francs par $ p mois, soit 2 fr. 50 par jour. se | — Avec cela et le produit de la terre, on s’en tire 2 | dit-elle.

Mais lPaliment principal de ces gens est la pomme

de terre.

Nous remontâmes dans le break gouvernemental

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| jaune, capitonné de bleu, et, conduits par une espèce 4 d'ordonnance à à casquette plate, nous partimes pour le FA t village polonais de Lagievnick. ra — Vous allez voir, me dit mon compagnon, le con- ‘4 | lraste entre un village allemand et un village polo- F4 | nais. a Je récapitulai dans ma mémoire, pour bien l'y 4 hxer, le spectacle du lieu que nous quittions : le puits 4 central, l'école et le clocher de Psolises la machine ‘À élévatoire de l’eau, les vergers attenant aux maisons À couvertes de tuiles et d’ardoises, les mares à canards, eo

les tas de fumier, des cours bien tenues et, derrière =

les claires-voies ou se promenant sur la route, les #

oies et Les poules animant de leur familiarité le calme un peu triste du village neuf. Il me venait, pour le peindre, des mots du dix-huitième siècle et une senüimentalité d’idylle à la Jean-Jacques Rousseau que je ne retrouve plus.

À Lagievnick, c'était la sordidité ordinaire des campagnes pauvres, masures aux toits de chaume, = portes basses comme pour les bêtes, enfants barbouil- 2

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