‹ En AllemagneChapitre 27 sur 294 · TRES TA · texte numérisé non relu

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leurs:@l aux grands commerçants, on ne les voit puère :les cotonniers téléphonent de leur hitàä Liverpool; s'1ls sortent, c'est en équipage élégant, :voi-

tures à deux chevaux, ide grand style. Ts ne s’occupent

exclusivement que de leurs affaires, ne: vont jamais au théètre, où sur cent spectateurs on compteiquatrevingt-dix-huit femmes .

Lerpeuple, ‘lui, se distrait dans les: sociétés de toutesusortes. Dans cette ville ‘de“2415,000 habitants, ryia 3125o0êtés !...dont 15 de sténographie, 51 de chant, S demusique mstrumentale,. 20 de gymnastique et 20 sociétés militaires.

Le centwe:de la ville est da place du Räthaus qui, plusieurs fois par semaine, se transforme en marché, Autour de cet étroit espace :qu’obstruent les tramways et les voitures, s‘entassent l’une contre l’autre : la Chambre de commerce, la Bourse, de style ogival, et la Bourse du coton, la Cathédrale romane au portail écrasé, comme aplati, et la Maison de Ville avec ses onze arcades, son balcon ajouré et ses pignons à redans, devant laquelle se dresse une statue de Roland, défenseur des libertés municipales. Tout près, la Poste, quelques banques somptueuses, : une statue équestre de Guillaume 1°”, une autre de Gustave- Adolphe; un peu plus loin, Le clocher:de Saint-Ansgar inchne vers la terre sa flèche vert-de-grisée.

La hRatskeller Keave de l'Hôtel de Ville) de Brême est célèbre dans toute l'Allemagne, par son ancienneté sans doute, car elle date du quinzième:siècle;ret aussi par la qualité de ses:vins qui, comme ‘dans les ports: de a ‘Hanse, sont remarquables. Mais

al est difficile :de s'expliquer de goût des Allemands

pour cesttrous sombres et enfumés, qu'ilfaut éclairer

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| BRÈME 15 t artificiellement toute la journée, l'été comme l'hiver, 1 . Toujours bâties dans le style des clôîtres, piliers épaïs. et bas, succession. darceaux généralement peints formant voûte, meublées de chêne noir et.ciré, telles se présentent invariablement les: Ratskeller. | Celle-ci a de particulier ses immenses tonneaux de | chêne sculptés:de griffons, de: têtes de lion, de petits à singes, de fleurs et. de Bacchus, | Quand chaqueannéel’Empereurrevient de Wilhelms: hafen où il est allé faire prêter serment: aux cadels.de la marine, ik s'arrête quelques heures à Brême, des- | cend dans cette cave:en compagnie du Sénab, vide: un | verre de vin du Rhin, mange quelques huitres,:et.s'en

| va content.

C'est. ici que: les commerçants et les larmateurs concluent.. leurs affaires. Le garçon qui nous. sert | me désigne les. clients attablés . sur Le coup: de midi devant les. longs flacons: de vin du Rhin et, de

Moselle :

mn

| Celui-ci vend du tabac en gros”; cet: autre est'un ; cotonnier ; voici un puissant armateur, un imporla- | teur de grains.

La salle est bientôt remplie de figures sérieuses, 1 ° É .

; presque graves, qui peu à peu s'animent en buvant. | Tous sans exception fument des cigares. Des étrangers, à j 3 ; TP se) Anglais et Américains, viennent visiter la cave. Bien û © ) ! reconnaissables à. leur: tournure: à défaut de leur f ’ + A Ï accent, ils ont pourtant l'air d’être chez eux. Une fa- À |:

1. L'État français achète chaque-année- un million de- tabacs de

Havane, à Brême et à Hambourg. Pourquoi payer une commission, | qui doit être considérable, aux intermédiaires brêémois? Ne serait-il l pas possible d'acheter ce million de tabac aux producteurs de la JË Havane, directement par:nos agents ? “EE

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