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Un peu plus loin on prépare le « trousseau » que va emporter un bateau partant pour PAustralie. Dans des vitrines qui s'étendent sur de longs espaces, les piles s'élèvent : on se croirait dans un grand magasin de blanc. On l’enferme dans d'immenses paniers d'osier ferré pesant 250 kilos. Et ce sont des femmes qui les remuent et les portent à l'ascenseur. Je m'étonne qu’un pareil labeur soit confié à des femmes.
— Elles ont l'habitude, me répond mon guide.
Le plus amusant, c’est la visite aux magasins de provisions.
Des centaines, des milliers de jambons habillés de blanc, des colonnes d'énormes boîtes de beurre, des citrons, des saucissons, des fromages, des pots de marmelade, tout cela par quantités énormes. Pour un simple voyage à New-York, le bateau emporte 60,000-marks de vin, sur lesquels on en boit à peu près pour 20,000 à 25,000 marks. Dix-sept cavistes! sont chargés du soin de la cave, embouteillage, mélange, capsulage, lavage, etc.
Un peu plus loin, on brûle le café dans d'immenses cylindres qui ont une roue de À m. 50 de diamètre. On en brûle 3,000 livres par jour. Il y a le café de la A" classe des passagers, celui de la 2° et de la 3° classe. Je croque des grains de chaque qualité et je fais bien la différence, du moins, Je me le figure.
On trouve vraiment de tout dans ces galeries et dans ces hangars où s’approvisionnent Îles paquebots : jusqu’à des balais, des porcelaines, des casseroles, des sparteries, des pelles, des rôtissoires,