SR
pour nous dans les ports français. Votre malheur est d’avoir trop de petits ports. Autrefois c'était nécessaire pour les voiliers, qui réclamaient beaucoup d’abris rapprochés, et aussi pour les marchandises importées en Europe au lemps où les chemins de fer n’existaient pas. Les mers n'étaient pas sûres. Il fallait le pavillon de France ou d'Angleterre pour sauvegarder la marchandise. L Europe entière demeurait tributaire de ces deux pays, (ous vos ports se trouvaient donc utiles. Aujourd’hui la situation a changé. Les grands bateaux remplacent les petits et chaque pays a une marine.
€ S1 la France savait se contenter de cinq ou six orands ports, par exemple : Dunkerque, Le Havre, Cherbourg, Bordeaux, Marseille, et peut-être Cette, admirablement situés comme ils le sont, ce serait suffisant, car 1l ne faut pas disséminer ses forces et son argent, vous pourriez exécuter alors les travaux nécessaires pour mettre vos ports à la hauteur des grands ports modernes. Tandis qu’à présent vous ne faites rien. La jalousie des petits contre les grands empêche tout eflort;important vers un point qui aurait l'air d'être favorisé. De sorte que, pour ne pas mécontenter les petits et les moyens, vous demeurez dans l’inaction... Pendant ce temps, les autres pays marchent, et cest ainsi que la France se voit chaque jour distancée…
€ L'immobilité, reprit M. Platé, est le grand mal des pays anciens. On se contente de ce qui fut, on ferme les veux sur ce qui pousse, on discute, on dénigre au lieu d'agir. Il faut, au contraire, changer, perfectionner sans cesse. Le changement est la loi de la vie. Quand nous décidâmes la création de nos
Pope ni ér “ropripernée fe ".