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davantage sur ce terrain brûlant. Les’ Hambourgeois ne veulent pas du canal, l'Empereur et Brême le veulent, le docteur Burchard est'un Jurisconsulte et un diplomate — et bientôt nous parlons peinture:
Le docteur Burchard s'exprime: fort bien en fran-
çais, sans accent, mais préfère s’exprimer couramment
en langue anglaïse, qui dui est plus familière, et pour les choses nuancées qu'il veut dire, c’est l'allemand qu'il emploie.
. Il me confie son goût'pour la peinture ancienne et sa répugnance pour la peinture moderne.
— Comme l'Empereur, alors? fis-je. Et pourquoi cétte répugnance”?
— (est difficile à dire, m'exphiqua: Sa: Magnrficence. Sa Majesté trouve avec raison'que les modernes ne dessinent pas, que leurs couleurs sont plaquées brutalement et sans art: Ces peintres voient: d'un autre œil que ceux d'autrefois. Allezregarder les portraits de Petersen, bourgmestre-célèbre de Hambourg, exécutés par trois peintres différents, Slevogt, Trubner, Liehbermann: L'un vivait avant lPécole réaliste, le déuxième date de l’école de Manet, le troisième, de nos jours. Ilest saisissant de voir les différences: L'ancien me plaîtinfiniment, c’est de la vraie peinture, à la fois dessinée et peinte; quand le second parut, il y a vingt ans, on hurla; puis, le peintre retoucha un peu et, aujourd’hui, il passe encore... quoique... enfin! Quant au dernier venu, c’est inexphcable, 1l vous frappe à grands coups de poing dans l'estomac-et;au lieu de vous attirer, vous fait reculer ;: celase comprend. Il yeut pourtant des paysagistes hambourgeois d’un talent charmant dans dla première moitié du dixneuvième sièele, et qui firent de petites choses déli-
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