SUITE) LA. COMPAGNIE HAMBURG-AMERIKA
Histoire édifiante: de cette Compagnie: — Augmentation"de la flotte: — Augmentation des lignes de tralic. — Progression du tonnage des navires, progression de la vitesse. — Le
confort. — M. Ballin « ami de l'Empereur ».
De même que j'ai cru précieuses à enregistrer les vues-de M. Platé, président du Norddewischer Lloyd curnotre-marine et nos ports, jai pensé que la brève histoire de la Hamburg-Arneriku Linie: pourraïtètre, pour mes lecteurs, féconde en réflexions utiles.
lny a pas de doute que, si c'était 1ct la place d’étudier l'histoire de nos Compagnies françaises de navigation, nous my {rouvions AUSSI matière: à de grands étonnements et à de rudés leçons. Mais les expériences des étrangers et des concurrents, surtout de cetle taille, sont aussi avantageuses à: connaitre, et-peutêtre d’un enseignement plus efficace et plus saisissant. Énitout'cas, de tels: exemples: d’imtiative prudente, de-hardiesse progressive et d'activité sont révélateurs
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des qualités d’une race, et à ce titre seul mériteratent de trouver une place dans une chrestomathie des peuples modernes.
C'est le mouvement d’émigration conduisant les Européens vers les terres nouvelles de l'Amérique du Nord qui engageait le 27 mai 1847 quarante bravesmarchands hambourgeois à fonder une société de navigation — qu'ils appelèrent d’abord la Packetfahrt — dans le but d'établir des communications régulières entre Hambourg et New-York, au moyen d’un service de voiliers. Depuis dix ans, Brême conduisait déjà de l’autre côté de l'Océan 14,000 émigrants par an; Hambourg, qui n'avait pas encore deviné l’incommensurable avenir de l'Amérique du Nord, s’occupait seulement des Antilles et des pays du Sud-Américain. De leur côté, les Anglais avaient fondé depuis 1840 des Compagnies de navigation à vapeur. Mais les Allemands prudents, se méfiant encore, s’attardaient àla routine du voilier. Cette prudence, qui apparaît à l’origine de la Hamburg-Amerika, on la retrouve dans toute son histoire. Les Allémands ne sont pas des pionniers. Ce sont des imitateurs: ils n’inventent pas, ils suivent, mais en même temps ils perfectionnent. Il faut dire aussi qu’au moment dont nous parlons, ils n’étaient pas bien riches encore, et le vent ne coût. tait pas si cher que le charbon. Quoi qu'il en soit, le capital réuni entre les quarante commerçants de Hambourg ne dépassa pas 580,000 francs. On le divisa en 62 actions de 9,354 francs l’une, et trois voiliers de 100 tonnes furent commandésäraison de 65,000francs chacun. Ce tonnage paraissait énorme aux contemporains. Sur un tel monstre il y avait place pour 200 émigrants et 20 passagers de cabine. La traversée durait
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