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Stangen Bureau » une agence de voyages. Aussitôt le N. r s’entendit avec des Anglais, Cook and Son, pour fonder une « Welt-Reise- bureau Union » malgré son engagement de se désintéresser des voyages de plaisir.
Ün autre coup de Brème : des armateurs brêmois1installent des comptoirs à Hambourg qui drainent le fret. Au moyen de chalands, ces marchandises sont conduites à Brême où les grands bateaux les chargent pour l'Amérique, l'Australie, le Brésil, l'Argentine, la Chine, les Indes, Cuba!
ns riposte :
N’avons-nous pas un port assez grand? Et des quais suffisants ? Nous ne voulons pas vous voir chez nous.
— (C’est de bonne guerre, répond Brème. Nous sommes des commerçants et des marins et nous prenons notre fret où nous pouvons.
D’autres conflits analogues se passérent pour Île Levant. Brême dressa devant la Levante Linie une Compagnie brêmoise, l’Atlas. Les deux finirent par se mettre d'accord — sur notre dos, — et c’est maintenant Marseille qui pàlit.
Nous voici donc exactement renseigné. M. Ballin cherche maintenant l’appui de Brême et de quelques indépendants de Hambourg. Pour lutter contre la Wœrmann Linie de Hambourg, desservant la côte d'Afrique et disposant pour ainsi dire d’un monopole, on a créé ces derniers temps la Bremer-Hamburger- Westafrika Linie et l’on va escaler à Brême dont on espère un bon concours”.
1. Entre temps une autre solution est intervenue : La F.-A, L. a trouvé plus simple de s'associer avec la maison Wœrmann pour l'Ouest Africain.
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— Dans tout cela quel est l'intérêt de l'Allemagne? qu’en pense Guillaume I?
— Je crois que tout le monde est d'accord — Hambourg excepté — qu’il ne faut pas laisser tuer le plus petit. Hambourg deviendrait trop puissante. La concurrence est bonne, il faut qu’elle dure.
— Et le canal du Rhin à l'Elbe? Ne serait-1l pas un mauvais coup pour Hambourg ?
— Qui. Je pense que Brême saurait en tirer parti.
— Ce canal est-il réalisable?
— Très réalisable. Nous objectons bien qu'il sera gelé pendant les mois d'hiver, mais pas plus que nos canaux, et même que l’Elbe où, les années de grand froid, nous devons promener des brise-glaces. Nous prétendons aussi qu’il coûtera cher — mais Brème s'offre à aider l’État de sa poche large ouverte. Voiei un de nosgros arguments: si l’on veut favoriser le trafic du Rhin à l’Elbe, il serait plus simple de diminuer les prix de transport par chemins de fer sur les lignes qui vont du Rhin à FElbe. Car les villes qui se trouveront dans le rayon du canal sans être exactement sur ses bords, quel bénéfice en tireront-elles? La marchandise aura été portée jusque-là, déchargée dans les bateaux, transportée à une autre partie du canal, puis transbordée de nouveau sur la ligne du chemin de fer! Toute cette main-d'œuvre sera ruineuse. Et le commerce ne saurait profiter d’une telle combinaison... D'ailleurs, 1l n’est pas voté, ce canal...
— Si, Jusqu'à Hanovre.
— Mais il n’est pas fini... Et je m'en rapporte à Ballin…
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Une phrase caractéristique trouvée dans un journal hambourgeois :
€ Si les Hambourgeoïis se donnaient la peine que se donnent les Brêmois pour l'extension de leurs affaires, il ÿ a longtemps que Brême aurait disparu ».
On ne peut rien dire de plus flatteur aux riverains de la Weser.