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à da porte, Ces adolescents folâtres ont tous de dix huit à vine el un ans
Un peu plus loin, au fond d’un sous soi, un café où l'on fait de la musique, peuplé de gens placides, une Main à la poche, fumant tous des cigares enfoncés duns des fume-cigares de carton. Sur une estrade basse, se liennen! qualre femmes éthérées, habil- Ces de mousseline blanche, leurs pales chevelures mêlées de fleurs blanches et de clvcines, Deux d'entre elles, accompagnées au piano, chantent des romances à deux voix d'une sentimentalité mourante. Les deux autres mangent des kakaouetts. Le public absorbe celte musique avec une tranquille piété, Quélques pauvres filles môlées aux matelots fument des cigarettes, Un moment, comme le refrain sertie mental es! entrainant, hommes et femmes se risquent a lé murmurer en chœur avec la chanteuse. Puis un orgue mécanique 80 met en mouvement. Ensuite un violoncelle, un violon et le blano jouent un morceau de musique grave qre le public suit avec la môme atlention religieuse … Et il est une heure du matin
ot nous Sommes en compagnie de matelots et de lilles, au fond d'un sous-s0l de San Pauli.
Dans un de ces cafés-concerts, appelés 1c1 « Variélés »
Une douzaine de femmes presque nues sont exposées sur une estrade, de brosses, de maigres, d'épanouies, d'ennuyées, de sinistres, On se croirait dans un gros calé-concert de la province francaise. d'y arrive en même temps qu’une vingtaine d'étrangers, débris d’un congrès de commerçants berlinois à la recherche d’endroits fermant le plus tard possible,
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Hs portent tous un parapluie à la main, malgré le temps superbe, et s'installent tranquillement, sans éclat, sans bruit, sans même qu'on les remarque. Le Berlinoïs passe pourtant pour bruyant et frondeur, comme le Parisien. Et je compare la différence de tenue entre une troupe analogue d’excursionnistes de Paris débarquant un soir dans un café-concert de province — ou inversement une bande de Lillois ou de Marseillais arrivant à Paris, en bombe...
Il y a ici des bars comme je n'en ai vu nulle part, Ce sont de très longs comptoirs d’acajou de dix ou quinze mètres de long, luisants de cristaux et d’argenterie, reflétés par une glace appuyée au mur. Derrière ces comptoirs, au heu du « Waiter » ordinaire, se dressent, fraîches et provocantes, une quinzaine de jeunes femmes en corsages de broderies et de dentelles éclatants de blancheur. Vous vous assevez sur de hauts escabeaux, et Ieur faites votre commande, qu'elles transmettent à un garçon en veste blanche. Mais c’est celle que votre regard a distinguée, devant qui vous vous êtes assis, qui vous servira. Au bout de quelques instants 1l n'est pas possible que vous ne lui offriez le verre de champagne qu’elle vous « SULLÈrE ».
Leur rôle est, naturellement, de faire consommer le plus possible, et elles s’en tirent à merveille. Très jolies, je l'ai dit, jeunes, un air convenable et quelquefois candide, pas du tout « Folies-Bergère », elles exigent qu'on les traite respectueusement. Les Alle-
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