‹ En Amérique et en Europe [microforme]Chapitre 14 sur 76 · Description of the Shetland islands, by D' Hibbert · texte numérisé non relu

Description of the Shetland islands, by D' Hibbert

sert de poney. Quand leShetlendais les aperçoit, illes met en fuite, en prononçant une prière, ou en faisant lesigne de la croix. Ils inspirent aux habitants de l'Archipel une terreur superstitieuse et cependant ils ne sont pas d’une nature mauvaise. Tout au contraire, ils se montrent trèsreconnaissants envers celui qui leur à rendu quelques services. Ils donnent parfois des secours efficaces aux pauvres pêcheurs, et parfois des remèdessalutaires aux malades. Mais ils sont enclins au vol. Quand ils organisent un grand banquet, ils ne se font nul serupule d'enlever quelques pièces de bétail dans les pâturages. Pour dissimuler leur larcin, ils laissent sur le sol un simulacre de bœuf et de mouton qu'ils ont enlevés, un simulacre parfait. Mais les Shetlandais, qui connaissent les ruses des malicieux Trows, ne s’y laissent pas tromper, et rejettent loin d'eux un cadavre trompeur. Ce qui est plus grave, c'est que les Trows rôdent quelquefois autour de la maison où un enfant vient de naître, et le dérobent, si on ne se hâte pas de le faire baptiser.

Les histoires de Trolles, de Neck et de Meermaids, tiennent une grande place dans le recueil des Danske sagen, de M. Thiele !, des contes populaires de Norvége, des Folkvisor, de la Suède *.

Mais il existe aux Shetland une idée dont nous ne retrouvons pas les traces dans les traditions du Nord, et qui nous semble appartenir exclusivement à la candide imagination des habitants de ces îles. Cette idée, c'est que le phoque, qui a de si beaux yeux, de grands yeux limpides et doux comme ceux de la gazelle, est un esprit déchu, condamné pour une faute grave à vivre de sa misérable vie d'animal amphibie, et, dans sa dégradation, conservant encore

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