‹ En Amérique et en Europe [microforme]Chapitre 6 sur 76 · DT PEU · texte numérisé non relu

DT PEU

nt = vd x md

enue en

>, et que spendue

ésultats ; faire des touvellele coton uestion lorieuse ique en es écrii l’autre Ime. Au its s’en- Missisudres.

de Wadangers ayant hieu, le utre se motion, ‘incipes P, ViO= onnent lateurs ts-Unis 1 autre ure de rands

er qui ienne és de elop-

PB ro ar ta

pement, le sentiment de leur pouvoir rendra leurs susceptibilités plus vives ; elles repousseront avec colère ce qu'elles tolèrent avec peine aujourd’hui. Une circonstance fortuile fera éclater une animosité longtemps comprimée, et l'esclavage est peut-être la paille par où se briscra la barre d'acier des États- Unis.

IT

Il était temps que la Californie fût découverte pour les pauvres fils de famille qui, sur l’asphalte des boulevards, construisent dans les ruines de leur fortune les châteaux aériens d’un héritage imaginaire, pour les romanciers et les vaudevillistes qui ont usé jusqu’à la corde le manteau cousu de perles du nabab de Calcutta, et le sac de dollars de l’oncle d'Amérique.

Si j'avais, disait un philosophe ami de son repos, la main pleine de vérités, je me garderais bien de l’ouvrir. Plus hardi que ce sage penseur, je sais que je rapporle des régions transatlantiques une vérité cruelle, et je ne crains pas de la lancer au grand jour de la presse quotidienne. Eh bien done, il faut l’avouer, le nabab indien est un être idéal, dont on ne voit que de loin en loin la réalité, et l'oncle d'Amérique devient de plus en plus une figure de convention, un mythe insaisissable.

Dans ce. malheureux siècle d’égoïsme, dans cette vallée de larmes des intérêts matériels, toutes les riantes théories du temps passé tournent tellement au calcul individuel, que les neveux, ces fidèles sectateurs de la trompeuse espérance, doivent se résigner à tenter de faire fortune eux-mêmes, s'ils persistent à

a TRE T7 PR EE "70

croire que le bonheur réel tient aux dons de la fortune.

A la place des actes de généalogie qu’ils s'appliquent à recueillir, pour constater d'avance leurs droits à un héritage éventuel, mieux vaudrait qu'ils écrivissent sur la porte de leur appartement ces deux vers d’un bonhomme qui, dans son apparente simplicité, en savait long sur les choses de la vie :

Travaillez; prenez de la peine, C’est le fonds qui manque le moins.

Raisonnons un peu. La question que nous avons eu le courage, peut-être léméraire, d'aborder, est assez importante pour qu'il nous soit permis de la poser gravement, même entre les légères colonnes d’un feuilleton. En premier lieu, par cette effroyable époque de découvertes incessantes et de concurrences acharnées ; tout oncle qui part pour l'Amérique n’est nullement certain d’y trouver un Eldorado. Il en est beaucoup qui meurent misérablement à la peine, il en est qui, fatigués de leurs efforts inutiles, s’en reviennent comme celui dont M. Alphonse Karr nous a fait un si spirituel tableau, demander dans leur indigence un dernier gîte au fils de leur trère. Voilà, dans notre époque actuelle, les deux résultats les plus fréquents des aventureuses tentatives de l’oncle d’Amérique.

Que si, par une habile combinaison, par un hasard propice, cet oncle en vient vraiment à s'enrichir, qu’arrive-t-il? de deux choses l’une : ou le rayonnement de ses piastres attire sur luiles regards d’une jeune Américaine qui l’enlace dans ses filets, et alors adieu la part promise aux neveux, ou, S'il échappe aux traits de ces belles dianes chasseresses, s’il concentre tout son amour sur les beaux yeux de sa cassette, un jour vient où, saisi d’un amer repentir à l'idée de tout le

Page 1