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lent riche. Il revit Lucy; elle le reçut chez elle; elle la chez lui.
Son mari eut les preuves de ces irrégularités de induite, et introduisit une demande en divorce intre sa femme, une demande d’indemnité contre U correspondant», Pamant de sa femme. Lucy pro~ jisit à l’audience un certificat de trois médecins •nstatant que ce qu’elle avait refusé au mari n’avait ,s davantage été accordé à Pamant.
La cour des divorces ne crut pas à la valeur d’un rtificat de cette nature ; elle cassa le mariage de Lucy condamna son amant à payer vingt mille livres au ari lésé.
L’amant se lassa de Lucy : on se lasse bien vite une femme qui vous coûte vingt mille livres et ste immaculée. Il refusa de l’épouser, repartit pour 3 Indes, et Lucy, épouse divorcée, déconsidérée, vint la (( petite femme » de Robsay, le premier )mme auquel elle eût appartenu, fit-elle en baisnt les yeux avec un mouvement plein de pudeur arouchée.
iistoire de Mrs Dolly, racontée par son amie.
L’existence de Mrs Dolly (Tamp) n’a pas été aussi éprochable. Elle appartient à une très-bonne mille du Yorkshire; malheureusement elle avait I mauvais instincts; ses sens s’étaient éveillés de nne heure, et, un beau jour, abusant de la liberté ssée aux jeunes filles, elle s’enfuit avec le chef s écuries de son père, l’homme le plus fort, le plus
adroit du comté. On courut après les fugitifs; on le; rattrapa; on les maria et on les expédia en Australie i
Le mari, paresseux, ivrogne, eut bientôt dévon dans l’oisiveté les ressources apportées dWngleterre | De plus, il abusait de sa vigueur pour administrer ij sa femme de terribles volées, si bien que la pauvn: j Dolly le quitta et revint dans sa famille. ;
Elle n’y resta pas longtemps, fit la connaissance de Tamp, sa première et unique faute, bien en-: f tendu, car elle n'avait rien, ou presque rien accorde au cocher. |i
Sauf les détails particuliers aux habitudes et aux pays, ces histoires ne diffèrent pas sensiblement, on le voit, de celles que les aimables personnes du genre de Lucy et de Dolly tiennent à la disposition des auditeurs de bonne volonté.
Nous avons dit que Tamp, menacé d’un commencement d’embonpoint, suivait un régime destine à le faire maigrir. Ce régime, savamment indiqué pat l’illustre docteur Béring, suffirait à engraisser toute autre personne qu’un Anglais.
Au premier déjeuner : 3oo grammes de bœuf, de mouton ou de poisson frit; pas de porc, sous aucune forme; une tasse de thé, sans lait et sans sucre; du pain grillé sans beurre.
Au second déjeuner : 400 grammes de poisson (ni saumon, ni anguille); de la volaille (ni oie, ni canard); du gibier, des légumes (pas de pommes de terre); du pain grillé; deux ou trois verres de madère ou di xérès (ni champagne, ni porto, ni bière).
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Au goûter, i 5o grammes de fruits, deux biscuits,
. ue tasse de thé, sans lait ni sucre.
J Au dîner, 3oo grammes de viande ou de poisson,
1 omme aux repas précédents, et deux verres de vin 5 )uge.
■. Le soir, avant d’aller au lit, un grog au rhum ou a Teau-de-vie.
î Le docteur Béring déclare avoir perdu, grâce à ce lîgime, quarante-quatre livres en deux ans, et avoir [ U dans ce même laps de temps sa ceinture diminuée, ï e 26 centimètres.
Princess’s Street. — Les articles anglais. — Meeting de M' Gladstone. — Abbotsford.
Princess’s Street est la rue la plus brillante d’Édim- )Ourg; c’est la partie de la ville fréquentée par les trangers. Elle est bordée, d’un côié, par un ravin onverti en jardin public; de l’autre, par de hautes t belles maisons. De riches magasins occupent le ez-de-chaussée de ces maisons. Il y a dix ans à îeine, on ne voyait, dans ces magasins, bazars, bijouiers, orfèvres, tailleurs, que des copies de modèles rançais, que des articles de Paris. Les choses ont, lélas! bien changé. Les industries d’art des Anglais )nt fait de grands progrès et se sont développées au iétriment des nôtres.
Partout maintenant nos produits français sont ’emplacés par des produits anglais. Il serait mala-
droit de ne pas leur reconnaître une incontestabl valeur.
Nos yeux français, qu’une éducation première rendu plusdifficiles, plusexigeants, trouvent, ilestvra ' que les œuvres anglaises sont encore lourdes, épaisses parfois même un peu brutales; mais elles rachèten; ces défauts par la simplicité du dessin, par la fran^ chise des lignes. Et quand on constate les énorme progrès réalisés dans ce sens, depuis quelques annéesi on ne peut se dissimuler les dangers que cette con 1 currence étrangère va, dans un avenir rapprochéi créer à notre industrie nationale. j
La plupart des modèles sont, nous dira-t-on, in ' spirés de nos modèles français; c’est vrai pour beaucoup, mais non pour tous. Ainsi, le service de; entremets en Ecosse a une grande importance su:; toutes les tables, chaque plat doit être accompagnt, de sucre et de lait servis dans des coupes en crista j accouplées et montées en argent. Cette coutume eI donné naissance à de gracieux objets d’orfévrericî d’une variété excessive et de formes absolument ori-' ginales.
Les ornements que les Ecossais attachaient autre-; fois à leurs toques, pour distinguer le clan auquel 1 ils appartenaient, ont été transformés en épingles, en bijoux, mis à la mode par les femmes. Un des mérites de ces objets est la solidité de leur fabrication, i un de leurs défauts est leur prix élevé. Cette condition est celle sur laquelle il faut compter pour donner à nos fabricants le moyen de lutter avec avan-| tage.
EDI MBOURG.
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Les usages anglais, les mœurs de nos voisins, sont inexactement connus en France; aussi voit-on les Français accepter comme vrais une foule de renseignements, de on dit, de contes bleus, les répéter sérieusement, baser sur eux leur admiration pour ce peuple « pratique », cette terre classique de la « liberté individuelle ».
Une des illusions les plus accréditées en France au sujet des usages de la libre Angleterre est celle relative aux assemblées publiques, aux meetings. Beau- :oup de Français croient encore naïvement que quatre DU cinq mille Anglais peuvent se réunir, discuter leurs affaires, écouter en paix les orateurs, entendre les opinions les plus opposées et se retirer ensuite sans trouble, sans cris et sans violence.
En vérité, que ce soit en Angleterre, en Écosse ou m Irlande, tous ces meetings se ressemblent. Les neetings de M. Bradlaugh, dans Trafalgar square, le sont qu’une réunion bruyante, tapageuse; on n’y ?eut entendre que les cris d’une foule ivre, et, à un noment donné, les bâtons des constables ont bien /ite fait place nette.
Nous verrons un peu plus loin que les meetings le M. Parnell ont des résultats bien pires encore.
Le meeting auquel nous assistons, aujourd’hui, essemble plutôt à nos réunions électorales. Il nous >ermet de faire des rapprochements intéressants.
M. Gladstone est en a déplacement électoral » dans a bonne ville d’Édimbourg. La foule, réunie dans a grande salle du Corn-exchange, est énorme Des gents de toute qualité et de tout ordre veillent à ce
qu’elle soit sympathique et à ce que le premier mi nistre de Sa Gracieuse Majesté soit satisfait de Paccue de ses électeurs.
Comme début, les ouvriers du pont en constrnctio sur le Forth offrent au premier ministre un encrie en granit. Des applaudissements éclatent, de violen’ murmures leur répondent, puis les discours com i mencent, sont salués de hurrahs ou de bruits mal veillants. Applaudissements et murmures dégénèren bientôt en cris, en clameurs assourdissantes. Pas uij orateur ne peut bientôt se faire entendre. La polie ^ intervient sans résultat; on arrête les plus récalci trants, rien n’y fait; il faut faire évacuer le local. O) se croirait... en France.
Cette illusion aurait d’autant plus été permise, qu ce voyage de M. Gladstone à Edimbourg a ét accompagné d’un de ces incidents comiques qui n manquent jamais à nos situations les plus tendues <
Les policemen, veilleurs de nuit, sont, à Édim bourg, chacun dans leurs quartiers, porteurs de clefs des maisons. Ils ouvrent les portes aux habitant lorsque ceux-ci rentrent après l’heure du couche des domestiques.
Or, cette nuit-là, tous les policemen étaient occupé à assurer le succès du premier ministre; ils ne s trouvèrent pas à leur poste, et, comme les clefs de maisons étaient dans leurs poches, les habitant durent attendre leur retour pour rentrer au gîte Pendant toute la nuit les rues retentirent de coup de sifflet, d’appels désespérés ; les marteaux de portes retombaient avec fureur, mais, hélas! sait
EDIMBOURG. lOJ
Résultats. Le lendemain, les journaux étaient rem- |plis de plaisanteries, de récriminations contre Pin-
:urie de Tadministration, toujours comme chez
nous, hélas !
Il n’est pas possible de parler d’Edimbourg sans jparler de Walter Scott. La ville et le nom du grand
Ipoëte sont intimement liés Walter Scott ne peut pas se plaindre de l’ingratitude de ses concitoyens : ils lui ont élevé un a memorial » qui s’aperçoit de tous les points de la ville ; partout, on voit ses portraits, ses bustes, exposés à l’admiration publique; à tous les magasins de librairie s’étalent ses œuvres publiées dans tous les formats et mises à la portée de toutes les bourses.
Ce n’est pas assez des souvenirs que Walter Scott a laissés à Edimbourg, il faut aller retrouver ceux qui sont conservés à Abbostfort. C’est là que l’homme a souffert, qu’il a été heureux, et qu’avant de mourir il a subi une longue agonie.
Cette résidence est une sorte de musée très-intéressant à cause de sa simplicité, de son absence de prétention. On y vit au milieu des héros de tous les romans qui ont charmé notre jeunesse. On y voit le fusil de Rob-Roy, les pistolets de Claverhouse, la porte de la Tolbooth, l’ancienne prison d’Edimbourg, cette même porte qui se ferma sur Effie-Deans, puis la cravache de Diane Vernon, un portrait de la jolie fille de Perth, un buste de Logey et