‹ En AngleterreChapitre 33 sur 46 · VII · texte numérisé non relu

VII

La pluie. — Les paroisses. — La religion. '

Bugnall, qui ne veut pas entendre médire du cli-; mat de Skye, entreprend de nous prouver que nous , avons tort de nous plaindre, et que, comparé à celui des îles voisines, le temps qu’il fait à Skye est fort supportable.

A Curiatachan, par exemple, il pleut la moitié de Tannée. De Téquinoxe du printemps à Téquinoxe ^

LES HÉBRIDES

d’automne, la belle saison, on compte à peine un beau jour pendant lequel le ciel paraît pur et sans nuages. L’hiver se prolonge jusqu’à Tété, et l’automne arrive sans que les fruits les plus hâtifs aient eu le temps de mûrir. En revanche, l’hiver n’y amène pas de froids rigoureux.

Les habitants se nourrissent presque exclusivement de cuddy, petit poisson de la dimension d’un goujon. La chair de ce poisson produit une huile jabondante utilisée pour le chauffage et l’éclairage. Ce cuddy est si abondant sur les côtes, qu’à certaines époques, il suffit de plonger un filet dans l’eau pour Ile retirer plein de poissons. Par malheur, l’état de la mer est parfois assez mauvais en hiver pour que pendant longtemps toute pêche soit impossible.

Ce n’est cependant pas à cause de l’inclémence de fleur climat que les Hébrides doivent exciter le plus d’intérêt et de pitié ; c’est à cause de l’ignorance de leurs habitants, de l’abandon matériel et moral dans lequel les laissent leurs puissants maîtres.

^ Les paroisses comprennent, chacune, plusieurs jîles, et, à peu d’exceptions près, il n’existe qu’une jécole par paroisse. Plusieurs îles sont privées de tout ‘moyen d’instruction, de tout secours religieux. Les ^communications des îles entre elles sont toujours (^difficiles, et les mauvais temps les rendent impossibles

5 une partie de l’année. Les Hébridiens n’aiment pas voir leurs femmes ou leurs filles traverser la mer pour se rendre de leur île dans une île voisine. La rencontre d’une femme est d’un fâcheux présage pour les pêcheurs, et, en pareil cas, ils se hâtent de regagner

le port, afin d’éviter tout danger et ne pas se livrer à ; un travail infructueux. I

Naguère encore, il n’existait dans Tîle de Skye-^ que deux écoles élémentaires ouvertes seulement fi pendant Fété; on les fermait pendant Fhiver. Cette! triste situation s’est heureusement améliorée. Des| écoles permanentes ont été créées pour les garçons;] mais le nombre des écoles de filles est encore très-! restreint. Les parents sont obligés d’envoyer leursfi enfants à Inverness; c’est là une dépense que seuls; les plus riches peuvent s’imposer.

Un détail permet de se rendre compte de ce qu’é-ll tait, au commencement de ce siècle, la fortune desij lairds, dans les Hébrides ; ils donnaient cent livres; f de dot à leurs filles et payaient cette dot en vaches.; U ne fille riche en recevait de dix à vingt ; deux vaches! ! constituaient un parti honorable. î

L’histoire des Hébrides est à peine connue. Lesi puissants lairds d’autrefois entretenaient autour d’eux i, des bardes qui célébraient leurs exploits et racontaienl; les hauts faits de leur famille; mais ces chants parlés! et non écrits ont disparu de la mémoire des habi*| tants, et, sauf ceux d’Ossian, dont, du reste, on comi teste l’authenticité, pas un n’est parvenu jusqu’à nous. Les bardes s’exprimaient en gaélique; mais; chaque île avait et a encore conservé son dialectfi particulier.. !

Les anciennes armes des Hébridiens étaient U claymore, grand espadon que remplaça plus tard l’épéf à deux tranchants. Ils portaient au bras gauchd une targe en bois et cuir couverte de clous, sur la-!

LES HÉBRIDES

Iquelle étaient parfois fixées des lames de poignard ;ie deux pieds de long. Ils se servaient, pour les combats singuliers, d’un poignard appelé dick. Quant au lochaban-axe, c’était une variété de la hallebarde anglaise.

Toutes les îles professent le rite de l’Église d’Écosse, à l’exception des îles de Egg et de Canna, dejmeurées catholiques. Dans toutes ces îles, sauf dans ijces dernières, la présence d’un mendiant est regardée I comme un présage de malheur. L’aumône ne se ifait pas en numéraire, mais en don d’une certaine I quantité de grains, d’avoine le plus souvent. A Portree, même pendant la saison, pas un Hébridien ne tend la main à un étranger; ils se secourent entre eux.

Les pompeuses funérailles d’autrefois ne sont plus en faveur aujourd’hui. Les dernières dont on ait gardé le souvenir sont celles du laird de Coll, en iy5o. On sacrifia sur la tombe du défunt trente vaches, cinquante moutons et cent poules.

Et maintenant, fit Bugnall en terminant, vous connaissez des Hébrides, de Skye, les côtés tristes et pénibles ; vous allez rester quelques jours avec nous,

I à Portree, pour en connaître les côtés gais et amu- I sants. Vous serez étonné de trouver sur cette plage I ingrate et éloignée tous les plaisirs, toutes les distractions des plages les plus en vogue sur les côtes d’Écosse ou du pays de Galles.

Nous avons préféré quitter Skye sur le souvenir du laird Mac Archi et de ses filles, du lac Cornisk et de Quiraing. Bugnall nous en a un peu voulu.

Staffa. — Les premiers voyageurs. — La traversée. —

Les passagers. — La grotte de Fingal.

Quand, en i83i, M. Panckoucke, accompagné d(j , sa femme, visita les îles de îona et de Staffa, Tentre-. 1 prise offrait de telles difficultés que, plus tard, rendant compte de son voyage, M. Panckoucke fi, connaître le nom de ceux qui Pavaient tenté avant lui , .

Joseph Banks, le compagnon de Cook, le Buffor de l’Angleterre, est le premier naturaliste qui abordcj Staffa et en donna une description (1772).

Thomas Pennant visita également les Hébrider en 1772; mais il ne put aborder à Staffa.

John Knox, qui fit le même voyage en 1786, ne put non plus débarquer à Staffa.

Faujas de Saint-Foud fut plus heureux. Il visiuM Staffa et en laissa une description, en 1797. i

Enfin, madame Necker de Saussure fut la première femme qui foula le sol de Pîle de Staffa et la décrivit vers 1810. !

Il serait bien long, aujourd’hui, de dresser la liste; i des noms de tous les voyageurs qui, dans la belle|i saison, lorsque le temps le permet, vont à Stafla ou, au moins, en approchent.

Il faut, en effet, pour qu’un voyage à Staffa soit: possible, rencontrer un heureux accord entre Pétai du ciel et l’état de la mer.

La belle saison comprend les mois de juillet e i

LES HÉBRIDES

d’août. Cette belle saison n’a que peu de rapports avec la nôtre. Il fait rarement chaud, plus rarement encore le soleil se montre un jour entier sur l’horizon. Il y a cependant des jours sans pluie, mais il n’y a pas de jours sans brume et sans brouillard.

Le temps favorable, c’est-à-dire le bon état de la mer est encore plus indispensable que le bon état du ciel, car si le vent est contraire, s’il est trop fort, si la marée est trop haute, l’approche de l’île, l’entrée des grottes, est impossible, et le bâtiment continue sa route, laissant Staffa à plus ou moins grande distance. Qu’on parte de Glascow ou d’Oban, on ne connaît exactement l’état de la mer qu’après la passe des détroits, quand on est dans les eaux de l’Océan. Il faut donc se confier aux éléments et s’en remettre à son étoile.

Il est vrai qu’après un premier mécompte, on peut renouveler la tentative avortée ; mais comme on craint une seconde mésaventure, que le souvenir du mal de mer auquel il est difficile d’échapper dans une pareille traversée vous poursuit longtemps, il est rare qu’on recommence le voyage de Staffa après un premier insuccès. De là le nombre considérable de Igens qui partent pour Staffa et le nombre restreint de gens qui y arrivent.

Notre bateau porte de nombreux passagers. Il fait jbeau, tout le monde est sur le pont. Les Anglais, habillés en higlanders, obtiennent un grand succès, jlls se montrent avec complaisance et éprouvent une I satisfaction évidente de l’attention dont ils sont l’objet.

Il y a beaucoup de jolies femmes à bord : elles ? s’enveloppent de leurs plaids et lisent leur Murray i avec ardeur. Les hommes fument leur pipe. On ■ laisse fumer sur le pont, ce qui est rare sur les bateaux anglais.

Des clergymen empressés, d’aimables révérends, i apportent des pliants aux dames; ils donnent des. renseignements (font des frais). . ’

En avant, une grande femme sèche, aux dents ^ longues, en lunettes, les cheveux coupés court,, j drapée dans un manteau vert, récite des poésies,; d’Ossian en s’adressant aux flots.

Une brume légère, opaline, s’étend sur la mer,l ■ arrête le regard et l’empêche de s’étendre au loin. , C’est une promesse de beau temps, nous assurent les hommes de l’équipage. Les mouettes nous entourent; • elles suivent le sillage du navire; leurs cris aigus. . perçants, s’entendent, malgré le bruit de la machine, malgré le remous des eaux. Les passages entre les îles sont tellement encaissés, si resserrés, que parfois le navire paraît gouverner sur la terre.

Le Stewart touche le gong ; les sons retentissants ; et prolongés se font entendre dans toutes les parties i du navire. Les échos des côtes les répètent d’unt façon lugubre. C’est l’annonce du premier déjeuner et chacun se précipite, s’installe et se bourre d’œufs de saumon grillé, de tartines de beurre et de confiture, et ingurgite de grandes tasses de thé ou d( café.

On remonte sur le pont; on retrouve sa place e l’on cherche à s’occuper. Quelques femmes prennen

LES HEBRIDES

2bj

,des notes. Le temps se gâte; le vent a tout à coup ifraîchi, et le bateau commence à rouler, à tanguer :d’une façon désagréable. Le pont est éclaboussé par |les lames, mais personne ne s’en inquiète, ne paraît iy faire attention. Les Anglais ont, en mer, un calme jadmirable : qu’il vente, qu’il fasse beau, que la mer isoit calme ou démontée, peu leur importe; ils ne js’en émeuvent pas, mangent et boivent avec une régularité digne d’envie. La nécessité où ils sont de ne jpouvoir circuler chez eux et hors de chez eux sans jfaire une traversée leur a fait contracter dès leur plus ibas âge l’habitude de braver la fureur des flots.

C’était une fausse alerte, un courant d’air entre :deux îles. Voici l’Océan; à peine s’il moutonne. Le jtemps est favorable, nous verrons Stafîa. j Une masse sombre se découpe sur le gris bleu du j:iel et sur le gris vert de l’Océan; elle grandit lente- ',nent, bien lentement; mais peu à peu ses contours jéaccusent; on distingue une forme bizarre. Le som- Inet de l’île est aplati et paraît plus large que la base. 'Des oiseaux au plumage noir" s’approchent du naj/ire, plongent dans la mer pour saisir les débris qu’on leur jette, reparaissent avec leur proie et nous aci'ompagnent de leurs cris, de leurs bruyants battements d’ailes.

a Les côtes de Mull ont disparu dans la brume, et jious distinguons maintenant les profondes échanl’rures, les grottes creusées dans les flancs des rohers de Staffa.

I Les passagers descendent ; ils débarquent près de l’entrée de la grotte de Fingal. Les guides leur font

prendre la file ; une rampe en fer, scellée dans le roc, indique les chemins à suivre et préserve de tout accident. Ces grottes ont été si souvent décrites et dessin nées que leur vue ne cause ni étonnement ni impression.

Nous sortons de la grotte de Fingal et, par un sentier incliné tracé au milieu des débris de roches, des fûts cylindriques de basalte, nous gagnons le haut plateau de Tîle.

Un vent froid souffle du large. Sur cette plaine inégale de trois milles et demi sur un mille et demi, on n’aperçoit pas un arbre. On foule aux pieds unei herbe courte, douce, poussée dans l’humus que les: siècles ont accumulé à travers les fentes des rochers. Les falaises qui bordent File ont une hauteur de quarante à cinquante mètres.

L’île n’est pas habitée. Au commencement de l’été, deux ou trois bergers attachent leurs vaches et leur; moutons à une barque et traversent le détroit qu sépare Mull de Staffa. Ils s’installent pour les moi; de juillet et d’août, et quittent l’île au commencement de septembre. Ils se sont construit une hum qui leur sert d’abri; c’est le réduit le plus sale, hj plus misérable qui se puisse imaginer. Dès que ce;i pauvres gens nous aperçoivent, ils viennent à nous ' nous montrant de petits cailloux transparents, jaune^* et violets, qu’ils nous cèdent pour quelques shillings i Ils formaient une famille; mais il n’était pas possibF r de distinguer les hommes des femmes, tant Faccou i trement était le même. L’expression de ces malheii i reux est d’une tristesse infinie; Foffre d’une gourdt j,

LES HÉBRIDES

de whisky ne peut même pas amener un sourire sur I leurs lèvres. Ils semblent à peu près idiots. Leur i| langage est un patois gaélique, absolument inintelli- 1 gible pour nous. Il est, du reste, assez difficile de : s’entendre ; le bruit de la voix humaine est dominé ;1 parle sifflement du vent, les cris stridents des oiseaux [ de mer et la sourde rumeur des coups de mer qui, au-dessous de nous, s’engouffrent dans les grottes.

Nous descendons la falaise, et devant la grotte de Fingal nous vient le souvenir du tableau de Girodet : « Les héros d’Ossian recevant dans la grotte de Fingal les héros français, héros de la République, :| marchant au son du tambour, au milieu de nymphes ij que l’étonnement et l’admiration, parfaitement jus- : tifiés, font sortir de l’Océan. »

lona. — Les ruines. — Saint-Colomban. — Les habitants. — Un sermon.

lona a un aspect moins sombre, moins sévère que Stafifa. Nous descendons à un semblant de « pier ». Quelques maisons s’étagent au bord de la mer, car l’île îst habitée et compte plus de quatre cents habitants.

Un triste chemin mène aux ruines du molastère de Saint-Colomban et à la cathédrale, dont e clocher encore debout découpe sa grossière sillouette sur le ciel et la mer.

Les édifices de Saint-Colomban sont aujourd’hui

détruits; des pans de mur et des tas de pierres en indiquent seuls remplacement. L’œuvre de destruction n’a laissé partout que des ruines, ruines désolées, pleines de souvenirs.

Ce sol que nous foulons est celui que foula au- ' trefois saint Colomban. C’est cette terre nue et dé- . serte qui a été le berceau du christianisme, de la civili- .f sation en Écosse et dans tout le nord de l’Angleterre.

L’église est pleine de débris; on ne voit plus les tombes royales qui en formaient le pavé. Seule, est encore en place la pierre noire sur laquelle les chefs highlanders prêtaient serment, serment terrible qu’ils ne pouvaient violer sans déshonneur.

Les bois de charpente des combles ont servi à la i toiture des maisons des habitants. Ceux-ci ont trouvé l tout prêts des matériaux qu’ils n’auraient pu se pro- i ' curer qu’à grands prix en les faisant venir des forêts f : calédoniennes, et ils en ont largement usé. Une des } chapelles sert d’étable. ’

La structure de la cathédrale se reconnaît. On re- f trouve les énormes piliers, les arcs construits en ma- tériaux grossiers. Ceux restés debout sont si bien contre-buttés qu’ils ont conservé leurs courbures nettes, leurs lignes arrêtées. Les chapiteaux n’ont : pas plus de saillie que les fûts des colonnes ; ils sont " décorés de sculptures fines et délicates, figurant des i enroulements réguliers, des figures naïves. Les en- p: duits des murs ont disparu, laissant voir les lignes -F’ de l’appareil formé de masses énormes grossièrement , disposées, comme elles se présentaient sous la main m . de l’ouvrier. C’est l’énorme épaisseur des maçonneries,

LES HÉBRIDES

et non le savoir mis à son exécution, qui a permis à > l’œuvre de résister.

A l’œuvre du septième siècle, détruite parles pirates danois, a succédé l’œuvre des moines de Cluny, f' œuvre savante, raisonnée, méthodique. On suit la fci transformation, la superposition des deux œuvres et I leur marche à travers les siècles, jusqu’au moment de J : leur destruction.

Autour des ruines, des champs d’orge, de pommes t de terre, des prés oü paissent les moutons.

Les huttes des habitants sont à moitié enfouies ( sous terre; elles n’ont pas d’autres ouvertures que la porte d’entrée. Un feu de tourbe brûle au milieu de la pièce unique; une épaisse fumée monte lenp tement et disparaît par les interstices de la toiture.

Nous entrons dans l'une de ces huttes : la saleté t: de cet intérieur, l’odeur qu’on y respire, nous font î rester à la porte. Une femme, accroupie près du feu, i i fait cuire des pommes de terre. Elle les retire d’un ’ : gros pot en terre ébréché, à demi brisé, et les place I' par petits tas sur une table basse, à peine élevée au- ;‘i dessus du sol. Nous distinguons, au fond de la hutte,

‘ i des paillasses en varech; sur l’une, est étendu un ( homme qu’on nous dit être malade. Le mobilier se compose de quelques bancs et d’une armoire sans ; I porte, dont les rayons sont chargés d’ustensiles de ménage en terre et en bois.

, Près d’une autre hutte, sont assis deux hommes;

I ils se lèvent à notre approche. Ces paysans ont l’air j doux; leurs figures expriment une fatigue, une mé- F, lancolie sans égales.

Sur un point de la côte s’élève une croix en granit rouge; les sculptures dont elle était autrefois couverte sont aujourd’hui presque entièrement effacées.

Un certain nombre d’habitants sont réunis et regardent les étrangers d’un air hébété.

Un clergyman monte sur une pierre, contemple le ciel, pour l’invoquer sans doute, puis baisse les yeux et, tout à coup, relevant la tête, laisse déborder son éloquence.

Thème habituel : Mes frères, êtes-vous prêts à paraître devant lui? Il envie le sort de ces heureux habitants d’Iona, de ces enfants chéris du Seigneur, que leur Père céleste accable d’épreuves pour qu’ils en sortenj victorieux, et que le royaume du ciel soit la récompense de leur foi ardente, robuste, constante... Ah! comme il voudrait être à la place de ses chers frères, lui, condamné par la volonté divine à vivre au milieu de l’abondance, des satisfactions d’une viefacile; et comme il s’effrayait du sort qui lui était réservé là-haut en échange de tant de félicités terrestres !

Les malheureux écoutaient sans comprendre. Les voyageurs, eux, s’ilscomprenaient, n’écoutaient guère, et s’ils écoutaient, c’était évidemment sans intérêt. Pas un cependant ne se permit de sourire, et ce n’est qu’après la bénédiction de l’apôtre qu’ils commencèrent à s’éloigner.

Une fois de retour à bord, le gong résonna de nouveau; on se mit à table, et tous, le clergyman compris, vidèrent et absorbèrent force whisky et spiritueux de toutes sortes.

Page 1