‹ En Argentine. De Buenos-Aires au Gran ChacoChapitre 10 sur 115 · T«lr D» fftmtMry «m Marthm 4a PehfM · texte numérisé non relu

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de détritufl. Je n'ai paa conûanee dam ce Bystème. Des Us d'objets Irop grands oe peuvenl Irourer place dans tes brûleurs, les métaux ne s'y consumeBt pas; la maiB-d'fflUTre est eomidérable'.

Si l'oD veut se rendre compte de t'actWitâ matérielle de la métropole, c'est vers ces quartiers du sud qu'il faut la chercher, la Bocca, las fiarracas, les bords du Riachuelo, où se trouvent le marché des laiaes et des cuirs, les abattoirs, les Irigoriûques, dont j'aurai Toccasioa de parler. Là sont réunis les entrepôts de commerce, les industries, les fabriques, les dépôts de fer, de bois, une grande partie du transit de la Cité. On y trouve l'activité ordinaire des grands centres européens. Ce qui s'y ajoute de couleur locale vient de l'abondance des machines agricoles. Les quais du Riachueto sont remplis de batteuses, de charmes, de herses rouges, bleues et vertes, arrivant pour ta plupart de l'Amérique du Nord, de Chicago.

Un jour, je me promenais avec l'intendant municipal sur les quais du Riachuelo. Des trains bondés

1. Od rient d'«ppliquer 4 Paris un ■Taièroo app«l* >• Spttnio mlzie de broyage et d'iaclntretlon, qui partit rteliier un IranmiM prog'to sor loua le* ijilèatei esaaTi* dépoli trente ans. le ttù*% 4M c'est ea que j'ai tu de mieui dau ce gttrn, à traren mes voTtjii. Tonlei let matitres organlquei et bumldea lont traïub mlo* en ana poudre fine et Inodore qui est un eograla de prenler ordre. Lm matlires dod btajin aont brAliM Intécralemeat. lUodenr, ni funie. De pliu, la cbaleur produite par la combusUoD Ht transformée en iDerfle électrique et uttltsie par let sefricw muDicipan. C'est merreHlenx de propreté, de bon ouicU, ^ rendemeal et de ainpIlcltA.

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de marchandises se croisaient, les bateaux chargeaient el déchargeaient des instruments aratoires, des mobiliers, des wagons d'épicerie, de quincaillerie, de mercerie. On eût dit tonte une colonie de jeunes ménages venus pour s'approvisionner.

Et en vous faisant assister auspectacle de celle activité jeune et ardente, en tous montrant ces villes qui s'élèvent, ces débarqués d'hier et d'avant-hier, ces terres vierges d'engrais, ces arbres qui n'ont pas encore grossi, les Argentins ressemblent à ces nouveaui mariés qui vous reçoivent en vous disant avec un air de fausse modestie :

— C'est bien simple chez nous, comme vous voyez. Excusez-nous. Hais notre installation n'est pas encore finie...

... Et qui, au fond, sont très fiers de ce qu'ils ont déjà, et attendent, avec raison, vos compliments.

Nous sommes, dans les quartiers excentriques, au milieu de ce provisoire et de cet inachevé que je vous ai signalés comme caractérisant certaines parties de Buenoa-Aires. Ici, des rues non pavées encore sont pourtant presque entièrement bordées de maisons neuves. Certaines ont belle apparence; la plupart, modestes, sont des habitations d'employés ou d'ouvriers, sans étages, àfaçades roses ou blanches presque toutes parées de macaronis < art nouveau >. D'autres, construites en tôle estampée, imitant l'ardoise imbriquée, donnent l'impression du campement hasarcolons. Il en est de plus humbles encore, planches peinturlurées de vert ou de rose urs propriétaires, et qui ressemblent i un de bohémiens prêts à partir à la première Des terrains vagues, des champs de

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lazerne ou de oiàïs les séparent. De grandes afSches blanches à lettres noires portées par de hauts piquets indiquent qu'un c remate t aura lieu le dimanche suivant. Le terrain, vendu aux enchères, acheté par des ouvriers qui le paieront mensuellement, sera couvert avant six mois de maisons en construction. Ainsi se formèrent depuis quinze ans la plupart des fouhourgs de Bnenos-Aires, les villas Halcolm, Santa Rila, Mazzini, de Las Catalinas, Devoto, etc. Dans ces quartiers éloig:nés, les rues, très larges, sont peu animées. On y peut encore rencontrer les laitiers à béret basque qui traient leurs vaches accompagnées de leurs ▼eaux au milieu de la rue et distribuent le lait à leur clientèle. Auxfenêtresprotégées d'une grille s'ouvrant par le milieu, des jeunes Slles, penchées aux appuis, poudrées, coiffées méticuleusement, les cheveux ornés de nœuds de ruban, regardent, oisives, les rares passants, et le dimanche, au seuil des maisons désertées, de petites bonnes brunes, au visage de pain d'épice, prennent le frais.

Dans ces faubout^, des centaines de mes, quelquefois voisines d'avenues très peuplées, n'ontd'exlstence que sur les plans; elles sont simplement indiquées par des ornières plus profondes. Il s'agit 'e paver ces voies délaissées : c'est le premier travail i faire pour attirer les constructeurs. Mais il n'y a pas de pierres dans la contrée; il faut aller loin, vers l'Ouest, ou monter jusqu'au Nord, ou descendre au Taodil, vers te sud de la province, pour en trou- -■' ver; le grès est donc un produit très cher*. Pour

1. Qae de folsjeme suis dMcandA ponrqaoi tant de bateaux frantals, TOTBgeant lat lest pour aller ebercber des marchaDdlseï aoz antipode*, n'apportwalent pas le) do ces pavii prtciouxî

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cases de pavage, la Tille a donc émis ;ipaax, rembonrsables ea qaisxe on : 6 0^ d'intérêt'. Les rÎTentins de B voies publiques sont tenus de remiUe, chacuo par moitié, las frais de

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