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LE BENDEHENT DES TERRES

iiialtiplié ses radicelles. Au lieu d'une tige, il en repousse plusieurs, la paille plus courte, mais l'épi plus fourai. De sorte que le cultivateur gagne i ce système l'engraissement de ses vaches, une rà:oIte plus abondante, et l'amélioration de sa terre par le roulement du sol et la fumure naturelle du troupeau.

Autre innovation du même genre : après la récolte du mais, on commence à présent k Iftcher les troupeaux dans les champs. On savait depuis longtemps qne la paille du maïs constitue une nourriture excellente et gratuite pour les bêtes à cornes. Hais les pâturages se trouvaient si loin des champs de maïs qu'il était bien difficile d'y amener le bétail h époques fixes. A présent, les pâturages et les terres à céréales se rapprochant de plus en plus les uns des autres, let amélioraUons de ce genre vont se multiplier. Et dans dix ans, les conditions de l'élerage se trouveront transformées.

Ainsi ne pourra-t-on plus dire bientôt qne l'élevage l'emporte sur l'agriculture dans les préoccupations de l'estanciero. L'union entre ces deux modes de l'activité du pays s'accentue chaque jour, variant i l'infini les formes de l'exploitation de la terre et lei sources de b fortune argentine.

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