LE RENDEHSHT DES TERRES
fuipoiirrai]néel908-1909de731kilograniine9àrheo-
tare^. Calcul approiimatif et provisoire, d'ailleurs.qm, en ce pays nouveau, oe dosae pas i'etpressioa exacte de la Térité. On obtient en e^et cette moyenne en divisant le poids total des récoltes par l'étendue de terres ensemencées. Or, il faut tenir compte que chaque année des propriétaires font labonrer d'énormes étendues de territoire vierge, dans le seul but de défricher la terre et de l'améliorer, et non pas dans Tespoir d'une belle récolte. Le blé est semé, il est vrai, mais seulement pourconvrir les frais de labourage. Cependant, celte récolte sacrifiée entre en ligne de compte dans l'estimation des terres ensemencées et la statistique da rendement moyen. Et j'ai dît, d'autre part, avec quelle négliguice et quel dédain on traite la teire depuis le labourage jusque ia moisson incluse.
Dans certaines estancias où la culture est faite sans irrigation ni engrais, le rendement dépasse de beaucoup cette moyenne et s'élève parfois i 1 ,500, 2,000, 2,500 kilogrammes à l'hectare, dans des terres qui se vendent 800 francs l'hectare et se louent 60 francs au colon. Il est même monté & 3,500 kilogrammes dans des terres de la province de Buenos-Âires, deSanla-Fé. d*Entre-Rios et de Gordoba qu'on m'a citées, et nous trouverons, au cours de nos voyages dans Mendoza
1. C'Mt U Gnnde-firetag:De gai kirlTe «n téM «tm 9,t00 kilofranoiM sa inoT«naa à l'hcelAre. Puis rAllamagn* (1,980 kilogr.), la rruM (1^ UlofT.}, l'AutrittM {1,810 kUo|T.], )« Canada (1,U0Ulor ). I« B«i^a (1,H0 UloffT.), laRooiunla (1,100 klhffi.), niaUa (1,000 Ulofr.), las tiaiMlnlt (M) kUoffr.), ri>pa«M (800 kUon-). l'ArgmitliM M la fcwla «'Ma (770 Ul««r.), laa lA4aa briUoaiquta (TU Uloct.), TAïutïaUa («70 kUofr.), la BohI* fEorope <ao kUofr.).
r. .HiT.GoOgIc
m En ARGEKTllIE
«t dans le Rio-Negro, des terres irriguées qui produisent des chiffres fantastiques de céréales. Pour ne citer qu'un exemple, un ancien président du Sén^ affirmait un jour devant moi que des terres arrosési de Headoza avaient fourni 8,000 kilos d'aroÎDe i l'hectare. Sar les bords du Rio Colorado et du Itio Negro, au Sud, j'ai recueilli des données iquÎTalentei.
Quaataulin,ilproduiteDmoyenne700kitograiDmet à l'hectare; l'avoine, l,(fôl kilogrammes, et le maï^ S,100 kilogrammes.
Ce qui est bien pins difficile i établir encore, c'est le binéfice n$t de l'agriculteur*. 11 varie extrêmement en raison des facteurs nombreux qui y participenL Variations continuelles dans le prix de la terre et des loyers qui en constituent la rente, variabilité extrême des stipulations des contrats, exigences plus on moina gruides des ouvriei'S employés, selon leur nation»* lité, i-coups de la sécheresse, ou dévastation de la sauterelle, elc. Fadeurs autrement nombreux et changeants qu'en nos vieux pays.
Pour mieux apprécier le bénéGce net que le colon argentin retire de la terre, comparoD»-le à celui du colon au Canada.
Une famille de colons ai^^tins, étant données les conditions de la culture en ce pays, peut aisément exploiter 150 hectares. Une famille équivalente, au
1. Mut! Im •qtlolUUoni dlrixia* par 1m «rtOM MOC-AèiMM 4mI I« nad«a«Bt pu beetaM Mt d« 1,000 UIo^rsoinM* «a nvjwat, '• bM, 7 eonprit l«u> Im fraii, lalioBraf*, MiMmmMinMit, molnoo, otImi à s Ht. «s te* 100 ktlogmoaui. L« béatflea, dau m cas, si ■ prlzdDlMMldaMfr. M lu 100 kUoffSBiBW — ewm 4» Faa leralar, — a» da lU fr. H par baeUra.
■.Gooj^lc
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Canada , en raison de la cherté des loyers, de la aécestîté de se munir de fourrages et d*abris pour les boeufs et les chevaux de traitpeodant rbiver, etc., ne 3eut exploiter, nous l'aroQS dit, que 35 hectares. Les 3remiers colons obtiennent un rendement moyen da 730 kilogrammes à l'hectare, 108,000 kilogrammes. Les colons canadiens qui récollent â l'hectare 1 ,650 kiogrammes ont au total 41,250 kilogrammes de blé à rendre. Or, le prix de vente est le même pour les deux amilles — anfentine et canadienne, — puisqu'il est léterminé par la demande. Au prix moyen de l'année [)aseé« (30 fr. 90 les 1 00 kilogrammes), nos colons argentins gagnaient 33,572 francs, tandis que les colODS »inadiens ne gagnaient que 8,621 fr. 35.
Pour le lin, la valeur absolue du rendement à l'hec- Lare est calculée & 184 fr. 30; celle du maïs est mpérieure encore : 191 fr. 40. On voit que les béné- Qces réalisés sont encourageants.
Tant que dureront, en Argentine, ces conditions ravorables k la culture exlensive, il n'y aura pas de raison d'y rien ctianger. Cependant la terre ne finirat-elte point par augmenter considérablement de prix i une époque peut-être proche, et le jeu constant des ralorisations ne transformera-t-il pas bientôt les coniitions d'exploitation? Soit. Hais la nécessité rend ingénieux, et ni le pays, ni les hommes ne manquent je ressources.
Déjà des transformations dans les procédés de ::ulture s'opèrent chaque année sous l'influence de ['expérience. Dans Saota-Fé, par exemple, le blé qui, il y a dix ans, constituait la principale culture, tend i disparaître du sud et du centre de la province îeTaûl le maïs plus rémunérateur. Le froment donne.
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en moyenae, daoB cette région 1,000 ou 1,300 kSoi ^ & l'hecure, le mais 3,000. 4.000 et même 5,000 kil« Ia prix da mais, uaea baa en ces demîèi-es annéet, . 'monta senùblement il y a quatre ou cinq ans, defws que l'Amirique du Nord cessa d'en exporter. Les ps^ autrefois tributaires des Étals-Uois, t'Aogleterre fl l'Allemagne surtout, adressent aujourd'hui k l'Arget- Une leurs demandes coniiantes et fermes. Oo pad donc prévoir pour cette culture un très grand araiir, car plus tard ries n'empêchera les Ai^eotins d'employer eux-mêmes te maïs dass l'éleTage, ponr k c liaish beef >, et de le transformer induslrielleiatf. D'année en année, on assiste à des progrès de ci genre dans l'évolution de la vie agricole. En ce ■•■ ment, la plus grande transformation qui s'opère et i qui sera le point de départ d'une nonvelle tee di prospérité pour le pays, est la combinaison de l'élevage et de la culture dans les grandes propriétés. U ' terre va désormais rapporter le double de ce ffu'dle produisait autrefois. Dans les estanclas où cette fusion est déjà faite, on sème en février, par exemple, ' de l'avoine que l'on ne cultivait pas du tout en Argatine, il y a seulement trois ou quatre ans. L'bôèe sort en avril et pousse. Alora on met des animni dans les champs. Au bout de boit jours de ce régi» les vaches les plus maigres sont d^i transforméo. Elles engraissent li jusque vers le 25 sq>(einbn. Quand elles s'en vont au frigorifique, lenr valew i triplé. Le champ, il est vrai, est complètement nii. Mais du 25 septembre au mois de décembre, éço^ de la moisson, l'avoine a tout le temps de r^tousM de plus belle. Le piétinement dei bêles, en enfoncul les racines, a donné pins de ngvnir i U plaaia *