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— Et le trwt? Cnjet^TOu & U poniblUU d'un ntt des c^réakeT
— Noa. Qi Fa d^ eentyé, et betneoup de hr-
tes 1*7 eoBt ea^otiei, dit-on. Lee Euta>Unti -mêmes ne x^ toi pu nsqaJt. Si od tenUtt lirieaseiiient nne teUe entr^rise, U produotvur ngmenterait anssitM ses prix et lei beoélloM du rast adietetir seraient doIs. Les oéréalei loat dM narchandises trop abondantes ponr être truititi. Rt frais qnd eqntal 11 budraiti Galcalei. Pour le Mul blé argentin, 5 nûllions de tonnu i M tnuoàt Totli iiik UB milliard nécessaire t
AnsntAt récolté, le blé ensacbé est nndu et dirl|i veri les ports d'embarquement Cette hfttek ledétwrrasser de lenn récoltes ne vient pas ■enlenent de l'obligation ofa se voient la plupart des colons d'en réaliser la valenr en vue des prochains ensemencements; elle s'expltqoe aassî par l'absence des magasins de réserre, d'élévateurs, qui lenr permettraient de choisir selon leur intérêt on lenr convenance l'beare de la vente. Les Compagnies de chemins de fer cmt bien construit, de-ci, de-U, de gnmds hangars de tAle ondulée qu'elles louent pour les dépôts. Hais que représentent ces abris comparés aux récoltes I
Toilà donc le colon obli^ de vendre son blé, son mus et son lin, coûte que coûte, pour payer sa dette & l'almacenero, faire ses semailles et vivre en attendant la réeolte prochaine. Celui qui gagne i cette h&te, c'eetd'abord l'intermédiaire acheteur de grains, c'est ensuite l'acheteur en gros, l'exportateur.
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Le seul moyen de protéger le prodtwteur contre 1i rapacité de l'acopiador, consisterait A coostniiR dus les gires <ies régime tgricolei — 4 l'emni^i des Ëuts-tlnia — de petitt élét^eun-^los, oà let cultivateurs déposeraient leon gnins ea nUwdMl les cours propices. On leur remettrait un eartificat de dép6t moyennant lequel ils ponmient obtenir de banques une avance d'argmt correspoodant à b valeur moyenne de leur récolte. C'est le système ées warrants. [Is échapperaient ainsi aux rudes lenaiân des intermédiaires. II va là de Tintérèt des cehiu comme de celui des propriétaires, soit qne eeax-d exploitent eux-mêmes leur terre, soit qu'ils l'exploitenl en paTlicipatton avec le colon. Il semblerait dne que te problème dût fitre vite réglé. Hais il e&t plu complexe qu'il n'en a l'ur.
Il fut plusieurs fois abordé après la criae agricole de 1888, on proposa de oonstmire des élévalevs pour le compte de l'État. En 1896, de nouveui, oo en proclama l'utilité urgente. Cependant la qoedion n'a pas fait un pas. L'opposition dn grand commerce qui ne trourerait pas son compte dans le oontriVle des pris qui s'impose forcément arec ce système, y est pour quelque chose, sans doute. Haisd'autresob^dei sérieux s'ajoutent i celoi-li.
Tout d'abord, on ne peut comparer le commerce des céréales en Argentine avec câni des États-Dsis. Il n'a pas du tont le même caractère. El la prodoetion diffère beaucoup. Les £tala-Unis réooUoil annaoUe' ment environ 190 millions de tonnes de bM, de mais et d'avoine, sur lesquels 5 millions i peine sont expot^ tés. JI reste donc snr le marché américùn, pradant toute l'année, 115 millions de tonnes qui doivent être
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LE COMMBRCE DBS CfiBÉALES U3
emmaguinées, dassiâéa, transportées et ntruuportées. Cette énorme qnaQtité de graioa représente une valeur colossale. Estiinoii»-ta, approximativement, i 15 milliards de francs. Oa eonçoil facilement qu'à un tel chiffre d'aHaires doive eorrespoDdre une orgaoisatioD comnierciale complexe. Le tran&fert des marchandises par l'endos de certificats de dépdts ou warrants, la garantie an preneur de la qualité et de la quantité de ee* dép6is, b mullipticatioo des opérattonsdevente, de transports, etc., exigent l'instrument économique et rapide qu'est l'élérateur.
Hais en Argentine, il en va tout autrement. Il y a cinq ans i peine, le pays produisait huit à neuf millions de tonnes de grains, dont les 70 p. 100 étaient exportés pendant les six premiers mois de l'anuée. Actuellement (IQH), étant donnés les progrès de l'agriculture, on peut récotler5&6 millions détonnes de blé, 6 millions de tonnes de maïs, 1 million de tonnes de lin, 500,000 tonnes d'avoine. Hais sur cette quantité il Taut compter sur une exportation de 9 millions i/i de loones, soit les 73 p. 100 de la récolle. Faire passer par l'élévateur ces tonnée de grains qui doivent être embarquées quatre on cinq jours après, n'est-ce pas surcharger le trafic d'une mainHl'oeuvre inutile? Et pour les deux ou trois millions de tonnes restant sur le mardié, ou plulèt dans le pays, l'élévateur eitcertainemait superflu.
II n'y a donc pas encore en Argentine une production de céréales asaexetMuidâraUe pour l^itimer de tels établissements. ,
Un antre obstade sérieux réside dans rinstabililé des emblavures ei de la production.
Une partie de l'agriculture argentine est, por
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ainû dire, noinad*. La proprUlaire iTaii ouopo tt dix mitle hectares décide aujourd'hni d'améliorw n terre et de la coaTcrtîr plus tard en Inzemière posr l'élevage. Il loiu-loae sa propriété par lots de 150 1 300 hectarei, i prix réduit, i des coloas qui ront j semer du blé, du lin et du mais, sons la cooditioa qu'au bout de quatre ans le locataire loi rendra u terre semée de luxeme. Supposes que deux, trois oe quatre gros estancieroa Toisios et de pareille impor^ taoce agissent de même dans une région donnée. Lei quatre ans du contrat écoulés, que fera-t-on de l'été- Tatenr qu'on aura installé li et qui pouvait compter, avec les 40,000 hectares cultivés, sur une production de quarante ou cinquante mille tonnes de céréaleal
Ayant ainsi transformé sou campo, l'agriculteur n opérer de la même façon 500 kilomètres plos lois, après avoir gagné ici une fortune i cette transformation dont il n'est, en aucune façon, l'ouvrier.
Ce n'est donc pas seulement la routine qui s'oppose i une telle innovation eu partie désirable. D'autre part, les colons et les estaacieros se disent fort bia que s'ils mettent dans les silos de l'élévateur lear blé avec les blés de leurs concurrents, ils perdent le bénéfice de leurs combinaisons ingénieuses, de la qualité de leur terre, de leurs soins personnels. En eff^ dans une même exploitation, on tronve du blé français, du barleta italien et du blé rosse. Les ^ricnlteura voient un avantage i ce mélange, une wiélé poussant plus vite que l'autre, l'une étant plus riche en amidon, l'autre plus riche en gluten.
Aux États-Unis, au contraire, il existe ce qu'on \ppelle les < blés classés t, c'est-i-dire des blés hoEDO- [ènes produits par des procédés identiques et qs'oa
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