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LES FORTUNES ET lA TffîRB 497

,nant des Porlefios et vendues par lots, se sont valoriisées d'une hçoa prodifneuse.

Ea 1870, le grand-père de H. G... voulut faire un cadeau i chacun de ses trois enfants. Il envoya 30,000 francs & son Qts, alors secrétaire de la légation argentine à Paris; il acheta 5 béliers de Ram- Jbouillet à celui qni était estanciero, et donna à sa fille une quiata d'une dizaine d'hectares aux portes de Buesos-Aires. Getteiquinta fut vendue, il y a deux ans, 2,700,000 francs.

Les histoires d'allées et venues des propriétés sont, ie crois, les plus topiques de l'état d'incertitude et d'incohérence où se trouvent les esprits devant la prospérité croissante du pays. Les plus malins n'ont rien prévu; d'autres, après avoir monté la cftte deg premières valorisations, se retournèrent devant le chemin parcouru, prirent peur; puis, voyant de nou< veaux venus les dépasser, furent repris d'une plut belle ardeur, et les voilà repartis.

Les deux frères R... possédaient une propriété dans la province de Cordoba. L'un, croyant faire une bonne afiaire, vend sa part à iW francs l'hectare. L'antre conserve la sienne. Deux ans api'ès, on offre A oetui-ci 180 francs l!hectare.

Quelqu'un dit au premier :

— Vous voyez, vous avei vendu trop tôti

— Non, répondîl-il. Car avec les 130 francs que j'ai touchés il y a deux ans pour un heciare, j'ai pu acheter dans û Pampa 3 hectares k 40 francs. J'ai donc triplé ma propriété, et on m'en ollre 180 francs l'hectare, comme i mon frère. Hais il a trois fois moins de terre que moi I

Au même point de vue, l'histoire des terrain'

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de Mar del Plata est d'nne éloquence sigDÎBeatÎK.

la famille L... possédait, il y « dix-neor aas, u terrain i Har del Plata, qu'elle v»dit 4,000 tnma. (Hardel Plata est ta grande plage argentiae qm fat créée par N. Patricio Peralla Ramos.) Qoelque levnps ■prés, ce terrain fut revendu pour 19,000 francs. Puis no des h\s L... le racbMa pour 36,000 firaaesw II vaut aujourdlinj près de 900,000 francs.

Il (ant dire qu'il s'agit li de terrains de pare ^écolation dont la valeur dépend aniqnement de la mode.

Tels sont les foits. J'en pourrais dtw mille aotrei anal<^es.

Voyons maintenant de quelle façon s'opère cette Talorisatîon.

Dans toutes les classes de la société, depuis les pin humbles jusqu'aux dirigeantes, les gens te livrent i la ^culation sur les terrains, les uog avec méihade, les antres passionnément, mais tous avec la cob- ■ fiance la [dus absolue dans l'avenir du pays. On peid donc dire qa'à part les misérables, toot le monde ^Acule en Ai^entine.

Mais comment procëde4-ont

Pour les gros propriétaires terriens dont la fortao est stable et le crédit dans les banques solide, la ebose est facile.

En deboFB de l'eslaneia familiale qui lui vient de l'héritage paternel, et que lepluisonveot il conserve, le riche propriétaire ai^nlinen a toujours plnftienrs autres dispersées dans les provinces, iu lieu d'acheter, avec le surplus de ses revenue, des titre» el des

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