‹ En Argentine. De Buenos-Aires au Gran ChacoChapitre 12 sur 115 · II. i.,<i-,Gooj^lc · texte numérisé non relu

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prédeax qni couvrent des espaces ioGaii encore ineiplorés et constituent pour l'avenir uoe réserve énorme de richesses. Le famenx bois de fer, appelé c qtiebraeho > — qni brise la hache — pullule dans le nord de l'ArgHitine où on l'exploite pour en extraire le tanin et pour fournir aux chemins de fer dea traverses imputrescibles; le jacaranda, qui Qeurit en grappes de fleurs violettes; te ceîlio de Jujuj, qni donne des fleurs écarlates, roses et blanches; le timbo — on oreille de nègre (oreja de negro) — dont le tronc arrive & 3 mètres de diamètre et à 30 mètres de hauteur; le tipa, arbre très vert, qui s'élance jusqu'à 40 mètres et Qeurit en bouquets jaunes comme l'acacia; l'ombu, le seul arbre autrefois connu dans la pampa; tous ces arbres et cent antres indi-j gènes apportés ici, s'utilisent & présent dans les' plantations locales.

Mais H. Thajs ne s'est pas contenté de constituer une flore locale, il a apporté ici les arbres de toutes . les latitudes, voulant sans doute prouver que les plantes, comme les hommes, s'accommodent facilement du climat argentin.

Je suis allé plusieurs fois, pour mon plaisir, visiter cet asile paisible et parfumé; je n'y ai jamais trouvé personne. J'eus la même surprise au Musée de peinture.

ii. Thays est demeuré un bon Français de cœur, mais veut mourir en Argentine, ot!i il est aimé et apprécié & sa juste valeur. Avant lui, le soleil régnait en maître le long de toutes les voies publiques ; il des- ; stna tous ces squares, toutes ces places qu'il planta d'arbres; il mit de la verdure dans pris de quatre cents mes, en un mot il créa l'ombre à Buenos-Aires.

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BueDOS'Aires a aussi un très beau Jardin xootogique, que je lui envie pour Paris. Là également j'ai trouvé un savant passionné pour son œuvre. C'est H. Onelli, qui a fait de cet établissement municipal un lieu agréable et reposant, la seule promenade fréquentée, en somme, par le peuple de Buenos-Aires qui n'a pas d'autre distraction. Très bien dessinés, les jardins, entretenus avec soin, sont remplis-de massifs de verdure et de bassins. Les étables des animaux sont de petits palais ingénieux et pittoresques oit chaque animal pourrait retrouver le style architectural de son pays d'origine. M. Onelli ne se contente pas de nourrir ses bétes et de les soigner, il fait de la science. A l'exempte de U. Hagenbeck, de Hamboui^, il a tenté et réussi des croisements rares. Fort accueillant pour les étrangers de passage, il lenr laisse, de sa petite maison cachée dans les roses, et de lui-même, un souvenir sympathique et charmant

BOENOS-AIRES

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