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•I iiiMrnes. J'ai tu là ane très belle collection de pré-
p&ntions d'obstétrique, de vastes salles, des couloirs, des escalien de marbre spacieui, des jardins ptanlAs de palmiers, d'eucalyptus, de magnolias.
L'une des émules les plus actives de la Société de Beneficencia est celle des Dames de Saint-Yincent-de- Paul, que dirige Mme Leonor P. T. de Uriburu, femme d'un ancien président de la République. Elle sontieut des familles pauvres, fait la charité à domicile, a des asiles, des crèches, des orphelinats, des maisons de famille où de jeunes employées trouvent i peu de frais le logement et la nourriture, d'autres où sont reçues les veuves avec leurs enfants. Pour vii^ francs par mois, elles ont une chambre saine, confortable* ment meublée; un dispensaire avec coosultalions gratuites et distributions de pharmacie est annexé à l'asile, plus an atelier pratique de blanchissage ponr jeunes filles qui accepte des travaux de particuliers et qui verse aux élèves le prix de leur travail.
Dans des écoles pratiques, comme celle de Santa Félicitas, des filles d'ouvriers s'initient i tous les travaux de couture, raccommodage, repassage, cuisine. Ou leur enseigne l'économie domestique et les soins à donner aux malades. Les locaux sont spacieux, installés & la moderne, les lavoirs électriques fonction- Dent dans les buanderies, et tes machines à coudre, électriques aussi, dans les ateliers de lingerie. c
L'œuvre a ses filiales eo province et son aetioa s'étend par ses asiles de mendiants, ses orphelinats, ses hôpitaux, ses écoles et ses crèches jusque dans les provinces éloignées de Catamarca, de la Rioja ou de Santiago del Estero.
11 y a d'autres soûétés féminines encore^ telles cette
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de la Miséricorde dont les uîles reçoivent des filles depuis l'âge de deux ans jusqu'à dix-huit ans; la Société Sainte-Hartfae, qui diri^ des écoles professiODnelles de fîllcs. D'autres, d'autres encore, que je suis bien forcé de laisser de cdté.
Quant i la Société de patronage de l'enfance, — Société de femmes et d'hommes bienfaisants — l'une des plus importantes et des plus étendues de Buenos- Aires, elle subventionne et administre trois ou quatre crèches, une colonie agricole où sont reçus les enfants Agés de dix h quinze ans, qui apprennent à cultiver la terre, des ateliers de cordonnerie, menuiserie, forge, reliure, etc., des orphelinats pour garçons et pour filles, des dispensaires où douze méilecÏDS donnent des cousultatiODS gratuites.
Je fus frappé en particulier, lors de ma visite aux orphelinats, de ta tenue des garçons et des filles, de leur propreté, de l'odeur de bonne cuisine qui emplissait les réfectoires, de la netteté des dortoirs, au linge de neige ; des planchers éclatants, des brosses & dents obligatoires, des salles de bains et de doucbes, de la fralcbeur des préaux, des flears des jardins, et surtout de l'air générât de contentement des physionomies.
A l'orphelinat des garçons, une fanfare, composée des élèves eux-mêmes et dirigée par l'un d'eux, met la gaieté retentissante des cuivres sous les arcades.
Trop souvent, ces sortes d'établissements sont tristes. On dirait que ceux qui les dirigent se croient forcés de donner aux orphelins et aux enfants des pauvres un avant-goût des chagrins et des mortifications de la vie. Pédagogie déprimante et mauvaise, féconde en rancunes et en élans grossiers, qu'il fau-.
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drait mettre en face des résultats bienfaisants de la méthode opposée, de la bonté simple, active et confiante qui donne aux enfants la joie de vivre, crée en eux l'espoir et le fécond optimisme. Hais tout le monde n'est pas fait pour une telle action. Ici des choix avi< séSf l'influence et le centrale quotidiens de gens heureux, riches et bons, d'une bonté rayonnante et qui se veut efGcace, me paraissent avoir créé cette atmosphère charmante qui vous repose du spectacle des autres mis&res. A voir ces enfants propret, allègres, souriants, on oublie comme eux qu'ils sont orphelins. Et c'est un des miracles de celte charité sage et vivante de Bueaos-Aires, pour laquelle je n'ai pas trop d'admiration.
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