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kilomètres, ils coupent tranquillemeat les six oa huit fils de fer qui s'opposent à leur passage. Or, dans un haras de l'importance de celui-ci, la chose prend une importance exceptionneUe. Les acheteurs ont une confiance absolue (htns la pureté des produits rendus. Et si on taureau, un bélier de basse extraction passent d'un champ dans un autre et travaillent des brebis ou des vaches sélectionnées, ou si, inversement, des m&les de race pure s'en vont travailler des femelles méprisables, on voit les troubles que ces adultères peuvent provoquer dans le llerd-Book.
La cabaSa fut fondée en IdOI, avec les terrains et troupeaux achetés à une compagnie anglaise.
C'est donc à l'Angleterre que H. Manuel Cobo prit ses modèles d'étables, ses animaux types, ses régimes et même son personnel dirigeant. Mais l'origiDalilé n'est pas jusqu'à présent la fierté de l'Ai^entine. Hier encore pauvre, elle s'elforce de faire aussi bien que ce qu'il y a de mieux en Europe. Et quand on voit le mépris à peine dissimulé et l'ignorance de l'Américain du Nord au regard de celte vieille Europe à laquelle il doit tout, ce sentiment f européen > que je découvre en Argentine n'est pas ce qu'il y a de moins sympathique dans ses efforts et dans son état d'esprit général. Depuis la fondation de sa cabaSa, H. Cobo apporta bien des perfectionnements A l'œuvre anglaise, avec le concours — J.ici encore — des Anglais eux-mêmes. Il poussa même si loin le culte des taureaux durfaam et des moutons lincoln,
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qu'à l'heure présente on ne trouverait pas antre chose dans ces prairies que ces deux races, î l'exception de 140 vaches laitières de Jersey fournissant de lait les jeunes veaux et les agnelets orphelins de Testancia. Avec ces milliers d'animaux de sang, H. Gobo eût pn attendre.,. Hais t'Ai^entîn a les passions vives, et il est impatient. Un jour qu'il était allé eu Angleterre visiter les établissements du plus célèbre éleveur de moutons anglais, H. Wright, il voulut acheter quelques lincolns. Hais il trouvait tous les animaux si beaux, si purs, que son sens critique se refusait à se prononcer entre les uns et les autres. Soudain, obsédé, H. Cobo dit h H. Wright :
— Eh bien I ûnissons-eo, j« vous achète tout.
H. Wrigbt crut que son visiteur plaisantait. Il y avait là d ,300 béliers et brebis lincoln de haut prix.
— Combien? fît H. Cobo.
— Mais je ne veux pas les vendre, protesta en riant It propriétaire. Qu'est-ce que je ferai quand je n'aurai plus d'animaux?
— Vous vous reposerez. Combien ?
— Non.
On rentra à la ferme. H. Cobo était l'hôte de H. Wright. Avant de se coucher, it mit sous enveloppe un chèque de 50,000 livres sterling et l'envoya A H. Wright qui allait s'endormir :
— Mettez cela sous votre oreiller, lui disait-îl, demain matin vos idées auront peut-être changé...
C'était de bonne psychologie. On ne couche pas ^nipunément sur un chèque d'un million et quart, mme le fin Argentin l'avait prévu, l'oreiller avait lé conseil, et H. Wright, en se réveillant le lenlain, était décidé A ne pas rendre son chèque A
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H. Cobo. Celui-ci emmena avec lui ses 1,200 brebis et béliers qui, depuis, friicliûèrent, puisque, avec ceux qui s'y trouTaieut déj&, ou compte 20,000 liocolns de race pure, dont 5,000 ont leur pedigree, c'est-à-dire leur acte de naissance enregistra soit ici, soit en Angleterre. Les autres 15,000 animaux, éle- . véa en plein air, sont issus de pères et de mères de race lincoln pure aux sept huitièmes; mais, naturellement, ils n'ont pas de pedigree, puisque leurs amours écbi^pent an comptable du Herd-Book.
On a &it sortir quelques c toros padres > de leurs étables pour défiler devant nons.
Ce sont probablement les plus beaux spécimens existant de la race anglaise durham. Ils furent acbetés de 30,000 i 70,000 francs par H. Mannel Cobo*. Je n'ai pas retenu leurs noms, qui voos importent peu, je suppose, mais qui sont célèbres dans le monde des éleveurs.
Ils descendent lentement de leur galpon sur le chemin de bois incliné oO leurs sabots trouvent des planches d'arrêt pour assurer leurs pas; ils regardent devant eux d'un air de satrape bydropiqae et dégoûté, en beuglant formidablement» s'arrêtent, et beuglent encore, puis, avec loardeor leur patte de
1. La raleor Att reptodaetonn Inportéa fÀnglaUm à l'eautscit Caba «t dB MU MhaUi nr ^k« nanto à prti da t milUoiis da franci, dont % inUUwi* 1/1 pour les tanratux at lai Tubea, S millloiu poor lea béllan et brebli, et SSO.OOO franei pour lei Maloni •I JaHeDia da rac« lUn al (djdaMUda. H. Cote a acbetA, l'an ilenler. u liMler llneote da l«,no tnaa. U tMf»u luflu (ut pqt par lai 71,000 fruca.
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noure&u se meut. Leurs fanons monstraeiix tombent à leurs genoux ; de leurs babines pendantes la salive de la mastication se balance en longs Gis d'argent. Hais s'ils n'ont pas la fringance gaillarde du libre taureau des Asturies, ils conser?ent dans leur physionomie massive et grave la fierté royale de la race.
Les voici i présent rangés en posture d'apparat, d'une prestance magnifique, les quatre pattes bien ea équilibre, la tète droite, immobiles. On admire le rectangle parfait de la ligne du dos, des fesses, du ventre et de la poitrine. Le cou épais et court, les pattes basses, les cornes petites, le pelage rouan, caractéristiques idéales de la race durham.
Je palpe ta chair élastique et profonde du dos large et plat, des c6tes arrondies et du cou gras; en appuyant de toutes mes forces, impossible de sentir les 08. Le résultat cherché par la sélection est atteint : l'animal énorme est tout en viande. Les os, très minces dans le squelette des durhams, laissent la viande descendre presque jusqu'au sabot, et la petite tète, à peine cornue, est toute en collier.
Tons les taureaux n'ont pas cette corpulence. Uo reproducteur en exercice est plus maigre que ceux qu'on engraisse pour revendre. En voici un qui eut déjà trente~sepl rejetons primés dans les concours annuels et qui rapporta 300,000 piastres i M. Cobo, soit 660,000 francs. 11 s'appdle Brigstone et fiit im* porté d'Angleterre.
On amène des vaches sélectionnées. Les taoream beuglent de plus belle. Leur fanfare s'aggrave de reniflements terribles. Puis les beuglements paraissent des plaintes. Oo dirait l'appel des sirâies de steamers, la nuit. A l'approche des femellei, leurs
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\ corps de poaaaahs baDonnés semblent retrouver ijgueor pimpante des ancêtres libres, et on est tfris de les voir bondir avec celte légèreté. Les pmlactears ont accompli leurœuTre. Lenn ptaintei iMnttDes.
Cinq beares sonnent, l'heure du repas. Autour du ilpon se produit un grand mouvement de peones qui [irrÎTent avec leurs seaux remplis de la ration ordiuire. Les quarante-huit^stalles oà stabulent les taureiux de choix sont en quelques instants servies et bieaidt on n'entend plus que le bruit lenl et continu des m&cboires.
Un peu plus loin, on me montre les jeunes taureaux d'avenir, ceux qui viennent d'être sélectionnés clins les poireros de l'estancia, une trentaine, sous la surveillance d'un Anglais, pelit-llls d'un célébra jleveur britannique. Il a la lAte rasée, coiffée d'un» easquetle i carreaux, le teint rouge, ta mâcboir» proéminente, l'air grave et sûr de lui. Il se promène lu milieu des animaux, cherchant le meilleur pour me le montrer. Il le trouve et, lui lapant sur l'échine,. dit:
— Le voilà. Hais j'ai découvert aujourd'hui dani> le campo le champion de l'année prochaine.
Ailleura, on vient d'amener quarante belles vachesdn campo. Il s'agit également de les sélectionner pour la stabulatioD. On les fait passer dans un étroit sentier, entre des barrières, au milieu d'un champ. L'Anglaisles examine attentivement, les palpe, comme ie l'ai fait tout i l'heure, le long de la colonne vertébrale, au cou, aux cdtes, et clM son examen d'une: tape, en disant:
— Au galpon I c'est-l-dire : < A l'étable I >
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Noos passâmes aui moutons. Les plus beaux, les primés, et ceux que Ton destine au coocours ou à la reproduction, sont abrités dans des boxes spéciaux de 100 mètres de long sur 30 mètres de large, superbemeut aménagés. Aucune odeur dans ces étables, d^ailleurs non closes, où l'air circule sous le toit de tôle ondulée. Une propritté parfaite règne dans cbac[ud stalle dont le plancher est à claire-Toie. Un ruisseau d'eau claire coule sans cesse.
Les champions passés et les champions futurs demeurent solitaires et distants, comme des rois; les autres sont réunis par groupes de trente, en compartiments. Dans un coin, on voit des saligres, gros pains de sel que les moutons vont lécher de temps en tempe; ce sel donne de la fermeté aux tissus, active U circu* lation et enrichît le sang.
Le troupeau de moutons de race pure, qui se monte à 30,000 têtes, comprend 8,000 brebis, 5,000 béliers et 7,000 agneaux et agnelles. Chaque année, le troupeau s'augmente de 6,000 tdtes. Pour éviter la surproduction, qoi ne manquerait pas d'arriver asseï vite si on laissait le troupeau s'accroliret on vead les bètes comme viande de boucherie.
La tonte produk 80,000 lùios de laine par an.
Je demande au œfyordome qui m'accompagne :
— Pourquoi vous âtes-vous spécialisé sur les lincoins? Les rambouillets ne donnent-ils. pas une meilleure laine?
— Oui, leur laine est plus fine, mais beaucoup moins abondante. Et, quant à la viande» la. compa-
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raison est insoutenable. Les lincolns arrÎTeot à peser de 60 à fK) kilos, quand les rambouiltets, d'âge égal, ne dépassent pas 45 & 50 kilos.
Avex-Tous jamais vegardi des noutoos avec att«H tion?
Plas ils soat pars, plus Ils ont l'air b^. On dirait qu'il s'ajoute i rimbécitlité natarelle de l'expression je ne sais quel org:neil de sélection, un liront plus borné, UD dédain plus absolu, pins délinîlif. Hais qu'ils sont beaux 1 En toIcî on de treize mois, né ici, énorme, en vérité, qui fui cette aimée le grand champioa des eirnoonrs argentins. 11 pèse 130 kilos et raesare (je le mesnre t) i m. 00 de circoorérence, audessus de la laine, s'entend. Au lieu de la toison Aisée de nos mérinos, les lincolns ont la laine & brin Mduié et pendante. Gelui-d allonge des mèches de 43 centimètres qai irrinent presque jusqu'au sol.
Des serpillières recouvrent le dos des reproducteurs pour protéger leur laine, et aussi pour maintenir en ordre la raie qui divise leur toison de la léte à la queue. Quand on retire ces toiles, on voh, tout le long de la raie, la peaa idéalement rose et la bitx des brins d'nne blancheur immaculée et luisante. Le bélier champion, en plus de sa sei^illiëre, porte une sorte de bonnet de toile qui préserve, en cas de bataille, n houppe, on plutôt sa coiffure i la chien, asseï rare, paraît -il, et témoignage envié de la pureté delà raoe.lmpossiUe, en effet, de rêver physionomie pins aristocratique, plus distinguée et i la fois plus sotte. Le président du jury, un Anglais appelé de Londres «pressémeat, adédarén'aToir jamais tu en Angleterre un échantillon plus noble de la race lincoin.
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Toat le problème de l'élevage consiste' dans le choix des croisements, les conditions oà ils se fout, \'3^ et l'état des reproducteurs.
En Europe, les taureaox commencent leur travail de reproduction & trois ans. Ici, le climat rend les animaux plus précoces, et on les met en service à denx ans ou deux ans un quart. Pour les animaux de plein air, — tous de race durham pure, je l'ai dit, — on taureau sert cinquante ou soixante vaches.
Dès qu'il approche de ses huit ans, un taureau commence à vieillir, on ne lui laisse plus que la moitié de son sérail. A dix ans, il cesse tout travail.
Un bélier peut servir jusqu'à cent brebis.
Ici, on ne lui en confie que soixante ou soixaatedii, pour assurer une meilleure qualité de la repro* duction.
La sélection arrive i des résultats merveilleux. Do mouton en liberté fournil en moyenne A kilos de laine par an. En étable, il donne couramment 7 kilos, et on atteignit, en choisissant avec soin brebis et béliers, jusqu'à 14 kilos I
Le service de reproduction bovine est rempli actu^ lement par 57 taureaux, dont 38 importés d'Angleterre et 19 nés dans l'élablissement, de pères et mères importés. 340 béliers importés sont consacrés i la reproduction de la race ovine. 9,800 brebis composent le harem des béliers, et 3,800 vadies ou génisses celui des 57 taureaux.
Mon œil est attiré par des agneaux gros comme des jouets d'enfants, si comiques, si mignons, si espi^lee, qu'on a horreur de l'idée de les manger.
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Ce sont des orphelins.
Dans l'immensité des champs, les petits perdent parfoiB tear mère. Quand la brebis les a mis bas sur la touffe d'herbe qu'elle a choisie, elle les laisse dormir, n pins loin boire, ou s'écarte peu i peu en broutant Et il arrive parfaitement qu'elle les ouUie ou que dans ces prés de deux cents hectares, pourtant clos et sans arbres, elle ne puisse les retrouver. On amène aux abandonnés une autre brebis poar tes allaiter, mais ils n'en veulent pas. Il faut donc les conduire au galpon le plus voisin de l'étable oA stabulent cent quarante vaches laitières de race Jersey. Li on leur donne à boire au biberon du lait Uède mêlé d'eau et de sel. Les voilà, les pauvres, dans lenrs stalles, disgracieux sur leurs hautes pattes maigres qui tes font ressembler i des moutons de bois de Nurembei^.
Leur sort n'est pas toujours heureux. Car si la moyenne du climat argentin est douce, il survient parfois des ouragans et des cyclones qui changent soudainement la température aux époques où les brebis mettent bas, c'est-à-dire en hiver, au mois d'août. Il y a deux ans, deux mille agneaux venaient de naitre dans l'estaocia ; un ouragan souFOa qui dura quinze heures. Le lendemain on les trouva tous morts, jusqu'au dernier.
On tient un journal des moindres éréneraenls de l'estancia. Chaque jour, on y relaie le temps qu'il a fait, la direction du vent, le travail des ouvriers de chaque département, les bains donnés aux animaux.
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les visites reçues, les ventes, les morts, les chaajiemeaU de p^arages, le compte dee bètes tuées pour la coDsommatioB (le jour de ma visite, les gens de la ferme avaient cossommé quatre vaches et un veaa). Un registre spécial est r^rvé aux montes et aoz naissances, le Herd-Book de la cabaââ, couvert d'un épais parchemin, qui porte le nom de tous les animaux importés ici, ceux aés d'eux dans i'estancia avec les noms de leurs ancêtres depuis un «ècle et demi, répertoriés au Herd-Book d'Angleterre, ceu de leurs produits, la couleur du poil, le numéro gravé sur les cornes, la date des montes, etc.
Les vaches sélectionnées des galpones sontsurveilléea dès qu'approche l'été. Le péon qui s'aperçoit qu'une vache réclame le tanrcAu prévient le bureau de l'estiuida.
Alors le majordome choisit le pur-sang qui doit k servir et l'accouplement a lieu aussitâL
Note est prise soigneusement de chaque ewvice.
J'ai dit que toutes les montes ne sont pas surveillées avec cette précision. Quoique tes animaux élevés ici soient garantis de race, tons n'ont pas leur nom au Ilerd-Book. Les soirs d'été, à l'heure nuptiale, on parque dans les corrals les vaches ramenées des champs, deux cents ici, deux cents li, avec quelques taureaux choisis. Et au milieu des beuglements, des soupirs, des reniQements, la race se multiplie. C'est, paratt-il, un spectacle d'une saisissante et formidable beauté.
Quand arrivent janvier, février, mars, é|>oque de 'a reproduction pour les brebis du campo, comme lies ont l'habitude de déambuler tout le jour et que « mties se fatigueraient et perdraient leur temps i
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les chercher dans les immenses prairies, od les conduit le soir dans les bois d'eucalyptus. L&, un bélier les attend, logé, comme un sultan, d«as sapetilo cabane particulière, où on lui apporte les mets de soa goût, et à boire. Sa nuit se passe au traTail, car le bélier béline plus volontiers dans les ténèbres. Un peon est chargé du soin de mettre de la peinture sous le ventre du reproducteur, de sorte qu'au malin il ne reste, pour connaître son trarail, qu'à prendre le nnméro gravé à l'encre dans l'oreille des brebis marquées de la couleur du mâle qui les a distinguées.
Je me demandais qaelle fortune représente use estancia pareille? On ne m'en fit nol mystère. L'a<^r se diiffre à peu prés ainsi :
5,000 b«tnkeoraet,SO,000 béliers flt brebis. Fir. 11,090,000 Valenr d« la terre, en j ijonUnt celle det étaUec, deamaiM>tud'btbiUtîoii,dumfttériel,13,00Ubectax«t 1 1,100 francs l'hectare 13,000,000
An total ¥r. 2i,000,WO
Vingt-quatre millions de francs t
— Et de combien de tètes s'augmentent annuellement les troupeaux?
— La reproduction annuelle nette est, pour la race bovine, de 50 à 55 0/0 du nombre des vaches en service, et pour la race ovine, de 60 à 65 0/0 du nombre des brebis. Vous pouvez calculer facilement.
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— Et quel peut être le commerce de l'établis»* ment?
— Il consiste dans la vente annuelle d'environ 300 animaux de choix, nourris dans les étables, d'une valeur de 7 i 8,000 francs Tun en moyenne, soit 2 millions 400.000 francs, et 600 ou 700 animaux de plein air, i 1.300 francs, soit 840,000 francs. Au total, 3 millions 340,000 francs.
Noos traversâmes en voiture une partie de la propriété qui, de ses deux points les plus éloignés, mesure 15 kilomètres de long. De belles avenues bor> dées d'eucalyptus et de peupliers, de larges chemins longent les prés de luzerne. On s'arrête à des étables et à des hangars éparpillés sur l'immense étradue'. Voici une élable qui a i08 mètres de long, bourrée jusqu'au faite de luserne, réserve pour l'Ûver sans eau qui dessèche l'herbe des prés. Un peu plus loin, c'est, en plein air, la salle à manger de 350 taureaux de deux ans. On leur sert du maïs dans des auges de fer galvanisé, pour renforcer un peu le régime du pflturage. Pour quatre prés, un petit bois d'eucalyptus et de peupliers sert de refuge aux animaux en cas d'ouragan, ou d'abri contre la chaleur. Gela fait donc environ trente bois semblables à travers les prés de l'eslancia. Us se composent d'une trentaine de rangées d'ari>res de trente-cinq arbres chacune.
I. es éltbiM comme ullei qo* J'«l dtcritei Abritent lei loi. IT utNi baiigan fervent au gnlta, aux feiiu M aux wa(« aerrlea) de l'attauela.
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Qaand nous sortwns d'an champ pour entrer dans un autre, an gaucho & cheval poussait da ventre de sa béte la barrière automatiqae qui s'ouvrait pour notre passage et retombait ensuite derrière nous'.
Ici c'est un grand t bafiadero >, on bain pour les animaux. Car on baigne les moutons et les bêtes i cornes dans un mélange & base d'arsenic et de soufre qui tue les parasites et améliore la qualité de la laine. C'est un bassin en ciment long de SO mètres et profond de 3 mitres. L'eau lui est fournie par une pompe à vent et par un réservoir voisin où on canalise l'eau de pluie qui coule du toit de tdie*. Les bêtes sont amenées là par des voies étroites tracées par des planches; arrivées devant le bain, elles hésitent, un homme les y pousse, et, au moyen d'une sorte de longue perche fourchue qu'il leur appuie sur le cou, il les fait disparaître deux ou trois fois dans le liquide jaunâtre. Puis résignées, silencieuses, elles défilent, leur laine salie et pendante.
■ Après les galpones, l'endroit le plus important de l'estancia, c'est le coiral. Joli mot sonore et pilloresque qui revient i chaque instant dans les conversations. Les bêtes y sont réunies & des époques déterminées pour être comptées on marquées au fer rouge de la marque de l'estancia sur les cornes ou sur la peau, pour être ferrées, ou châtrées, ou pour subir l'épreuve de la tuberculinisation; là on perce le museau des taureaux pour y insérer l'anneau qui les maîtrise; on coupe et on lime les comes trop
1. no burières de boli et de fer donneat wcèa d'tu chuiip dam ruire.
t. U pompe* à *eQt, 81 pniu et tt pompei à malu lutOieiit à a t5,0«J wjlmwu do ri ■ -