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laS EN ARGENTINE
longues, car les dnrhams doivent avoir les cornes courtes; là «e troovenl les abreuToira géants en tflle galvanisée (bebederos) ' snvis par des réMrvoirsqa'idimentent sans c^se les pompes ft venl; on tire te lait des Taches, on les bugne, le vétérinaire les examine.
Pour toutes les opérations & effectuer sur les ani' maux, aQn d'éviter des accidents, et snrtoot gagner du temps, on a inventé un système bien pratique. Les bétes réunias dans le corral sont amenées & la qnene-leu-leu Ji l'entrée d'un long couloir de planches d'où elles ne peuvent plus sortir autrement que par une porte machinée comme la lunette de la guillotine.
Ainsi prisonnière, la béte ne peut plus bouger «t doit se prêter & tout ce qu'on exige d'elle, sus danger de se blesser ni de Messer les gens.
La nourriture des animaux de race Aiit l'objet d'un travail considérable et d'un contrôle sévère. Le régime a la minutie et la variété des r^imes du docteur Robin, et exige la mSme ponctualité.
Une cuisine, on peut dire une usine, est installée pour la préparation de la mangeaille. Je l'ai visitée en détail. Plusieurs machines ne cessent de fonctionner. L'une écrase l'avoine mélangée & des brindilles de paille; le maïs est cuit k Ta vapeur dans un appareil spécial. La luzerne séchée est hachée menue dans un hachoir mécanique, et de cette luzerne, de ce mais, de l'avoine et de la paille, on Mt une mixture à laquelle on ajoute du sel, du
1- L'estanelft MDtlent S,CU mèlrM de eos abreoToIra répuUi teM lus les prài, «Umentés pu 61 réwrrcHra de (Ole osdtiléo 4'ium eannanee de 10,000 & 100,000 IUtm d'uo.
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LES GltAfiDES ESTANCIAS 167
sacre écrasés et du phosphate de chaux. Voilà, je pense, un mets nourrissant!
Gomme échantillon, j'ai pris note du régime d'hiver des taureaux reproducteurs :
i henrei du matin. — 3 kilos du mélange d-deuB*. Digestion. On refait sa. litière.
6 h. 1/2 on 7 henrei. — Lavage an saron noir, douche froide, friction k la bnellef promeiiade lente de dix nfanites ta a^il.
8 hearei. — 11 boit de l'eas et maogs tin pea de f<da.
iO h. 1/8. — Deuxième nettoyage de >a litière de roseaiu. Oenxifanfl repai : 3 IuIqs dn mélange et île huerae sèche aiTMée dMn lirep de racre. (En été, es sjonte 1 ce menu de H lomnw verte et de la betterave htdiée.)
il beorei à 1 heure. — Sieste.
1 heure. — Em et foin. Conrie promenade. Eserdce* de maintien ponr l'eiposition et les visites.
S heares 1 6 heures. — Repos.
5 heures. — Ration de 3 kîloi ée niélanfe.
7 h. 1/S eu t beurei. — S kilos de mélange, e>H et Ineme.
Au total, 11 kilos de mélange. Les taureaux de trois ans vont jusqu'à 15 kilos.
Voici le régime des moutons :
Vers i on & heures du matin, 750 grammes d'un mélange de mais eati, d'avoine et de lin, et de It luzerne sécbée à diserétioB.
10 heures do mxlù, 760 gnmnes du mime oéleage, arroei de sir^ et addilienûé de feuilles de choux oa de luierne
6 heures après-midi, 750 grammes de mélange.
8 ft. ifl seir, TfiO granraes de mHaoge. SvU 8 ktios m qnatr» fais.
Après le repas de 6 benres, petM* ffoaeittda avtest dei
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EN ARGEimHE
Le cher de l'estancia est on aimable Suédois; les employés à la sélection sont Anglais. Il faut uu Suédois pour la sobriété et des Anglais pour la compétence. L'entrée de l'alcool étant rigoureusement interdite, les Anglais dépérisssient de la privation de whisky, dans ces estancias isolées, loin de tout centre de ravitaillement. D'après lenn contrats, tes serviteurs s'inftrdisent absolument l'alcool et le vin. Aussi, tous les mois, leur donne-t-on deui journées de vacances qu'ils vont passer i Buenos-Aires {trois heures de chemin de fer). Lit, pris d'une rage Troide et d'un spleen insurmontable, ils se grisent profondément.
Les peones sont payés ici de 90 à 130 francs par mois; mais le salaire moyen des péones dans la campagne argentine est de 80 francs.
Le total des salaires & payer mensuellement s*élève> & 25,000 francs, auxquels il faut ajouter 15,000 franci de frais généraux, soit au total 40,000 francs de mouvements de fonda par mois. On ne compte pas naturellement dans ce total les achats d'animaux. Chaque équipe de dix eu quinze hommes est dirigée par un capalai^ sorte de contremaître responsable qui gagne de 330 i 300 francs par mois. L'Anglais, chef du département des moutons, gagne 330 francs, plus une prime de 220 francs par béte primée an Concours agricole annuel.
Il n'entre pas d'argent dans l'estancia. Tout est réglé par « bons > payables soit au prochain almacen