‹ En Argentine. De Buenos-Aires au Gran ChacoChapitre 27 sur 115 · LES GRANDES ESTANCIAS · texte numérisé non relu

LES GRANDES ESTANCIAS

(magasin argentin oA l'on trooTe de tout), soit à Buenos-Aires.

Il en va d'ailleurs ainsi dans toutes les eatancias de la République, et cela évite bien des tentatives de vols et saDs doute bien des crimes. Les criminels qui seraient tentés d'essayer an coup de main sur une de ces propriétés isolées dans la pampa, savent qu'ils n'y trouveront jamais d'argent.

Le dernier jour de ma visite, nous nous rendîmes vers le soir i Tune des babilations de l'eslancia, où une tasse de tbé nous attendait avec une tranche de cake. Je trouvai là un jeune Français d'une vingtaine d'années, employé comme péon, c'est4-dire comme domestique, depuis quelques mois, H. Saint- Salvy, fils d'im propriétaire normand, de la Hanche,' je crois. Il a l'intention de s'établir en Ai^entine,| et très sagement, avant de s'y 6xer, il apprend \é métier d'éleveur et s'habitue à l'atmosphère du pays et aux mœurs argentines. Les capatazes l'emploient naturellement aux travaux les plus fatigants et les plus fostidieux. Dans le soir tombé, je les entendais l'appeler en ufDanI et lut parler comme aux domestiques. J'ai beaucoup apprécié cette activité résolue et dédaigneuse des contiogjnces, et cette énergie d'un jeone compatriote.

Je quittai au bout de deux jours l'eslancia Ha- Boel Gobo.

L'inunense plaine pampéenne prenait & mes yeni is

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Doe figure BoaveUe. Ces mots vertigineux dont mon oreille s'emplissait chaque jour depuis mon débarquement : lieuai carrées, milliers de moutons, milliers de Taches, ces mots se mettaient A vivre poor moi. ie venais d'avoir, pour la première finif , la sen- MtioB vraie de U richesse et de l'aTeair de ce pajt.

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LES GRANDES BSTANGU3 (usât)

CHEZ HH. PERETRA

L*c*UikU Su ha. — Ub parc d« 350 hecUrei. — Lue ■«!gnearial. — Amour dei arbres. ■— 900 lanredox et Taches de pedigree. — La fartnne dei Persjra. — DéSIè des animani. — Li plu* bdie fAchedamonde. — L«a cherani. — Enthoanasma du curé, dn minittre, de l'iTocat, de t'utandarv et de H femme.

Depuis la Btatim de Pereyra et au delà de la maison d'babitaiion qui «o occupe le centre, le parc de l'estancia San Jqan de MH. Leonardo et Martin Pereyra s'étend, immeose, sur une superficie de 350 hectares. Il Tut planté par le père des propriétaires actuels, il y a de cela quarante ou cinquante ans. Et aujourd'hui les eucalyptus, dont la croissance est rapide, ont l'allure majestueuse des plus vieux arbres de nos forêts. Leurs fûts décortiqués, vert-de-grisés et lisses comme du satin, montent droits rers le ciel très bleu, et leur écorce pend en loques des branches supérieures.

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Ce parc est la 8:loire de la famille Pereyra, gloire unanimement enviée de tous les propriétaires de la République. C'est qu'en ce pays, les arbres sont considérés comme un Inxe seigneurial '. MH. Pereyra ne le céderaient pas pour des titres de noblesse. Il leur constitue, d'ailleurs, en dehors de leur fortune considérable, une sorte de brevet d'aristocratie. < On peut se demander d'où vient cet amour des arbres qu'on trouve, en Argentine, chez beaucoup de gens. De la privation d'abord, peut-être. Comme on le sait, la pampa est absolument dénudée. Les Indiens, ancestralemenl habitués i celte nudité de la terre, ont pu y accommoder leur sombre humeor; les Espagnols venus ici pour toute autre chose, ne se soudèrent pas de planter. Hais chez les At^entins d'aujourd'hui, ceux d'origine basque ou it^ienne surtout, l'amour du feuillage s'est exaspéré de cette privation. Et planter des arbres est devenu pour eux une occupation obligatoire, comme l'accompagnement nécessaire d'un mur et même d'un sLnpIe clayonnage de hutte pampéenne.

Au milieu du parc, une rivière aux eaux presque immobiles s'abrite à l'ombre des grands saules qui pleurent sur ses rives; des allées de palmiers et de cocotiers, de magnolias onde cyprès, aboutissent i des horizons de pâturages naturels que bornent des rideaux d'eucalyptus. L'estancia proprement dite

t. La dltaeulti de fUre poniMr 1m arbni liant k l'«etIoa eMiblni» de leurt eanemla : le terrible reat do Sud, 1« *iseach«, le ctrplncbo, les rab, qui roagent lei Jennei ndoes, tes Uèms qui muifeat lu Jeunes pousses, les tourmls qui, dtiu certaines réflMis, putlDlent, et enOn les stuterellet, qol deKHdeat, u Sud, piwfM Jusqu'à Buenos-Alrei.

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commence là. Des vaches durham et hererord, entourées de leur progéniture, y paissent de hautes herbes aux reflets argentés qui frissonnent au Gouffle tiède du vent. On dirait, de loin, un lac ridé de petites vagues oâ fleuriraient de grosses touffes de chardons de CastiUe, rigides, aux grandes fleurs violettes.

Les onneSf les eucalyptus, les palmiers, les cyprès, les marronniers, les touffes de bambous, les peupliers argentés, tes acacias et les sapins, les saules et les thuyas alternent en bouquets épais. Quelques rares fougères que l'on vous montre comme une curiosité se cachent à leurs pieds.

Jadis uu marchand de bois de chauffage offrit au propriétaire de ce parc d'acheter ses 300,000 eucalyptus A raison de 6 piastres chacun. Gela représentait 3 millions i/i de francs', il refusa.

La maison d'habitation, entourée de toute cette verdure, a devant elle une vaste pelouse d'herbe drue. Elle est très simple, cette demeure, sans rien de prétentieux, sans ambition architecturale. Peinte de rose p&le et percée de fenêtres grillées à volets verts, elle n'a point d'étage, et la ligne de sa terrasse se profile avec netteté sur le ciel très bleu. Des parterres de géraniums-lierre roses et rouges longent sa fapade, deux grands palmiers montent la garde, à l'entrée. Au loin, des troupeaux de moutons paissent à l'ombre des peupliers qui limitent la pelouse, et une Vierge toute blanche, dans sa niche de pierre, fait une tache de lumière dans le vert sombre des arbres. Des bor'

1. Il (Wt dln qw chaque arbre peut prodolre U tnue» de b à brfller.

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CJ6B d'air tiède, chaînées de saines odears balsamiques, arriTHit du bois voisin.

L'hospitalité argentine veut, lorsqu'on va visiter une estaocia, qu'on vous invite d'abord i dijeaner.

Les murs de la salle à manger sont convorts de médailles et d'objets d'art d'or et d'argent gagnés dons les concours agricoles. Un arrangement ingé- DÏeui les a incrustés dans tes boiseries, de sorte qu'ils f(»it partie de l'immeuble lui-même. Dttts on grand hall nous admirons les i^otographies des bMes primées, géants imposants, ancêtres des colossea que BOUS allons voir tout à l'beure. À cAtéde ces portraits, des échantillons de la laine des moutons avec le poids de leur toison.

Durant le déjenner copieux, dont le pucbero funilial et le savoureux asado national firent l'essentiel, on parla de San Juan.

— Vous Irooverex ici, me dit notre hdte, une etfaneia bien différente de celle de H. Manuel Gobo qne vous avez déjà visitée. Lui s'est spécialisé dans l'élevage des taureaux et vaches dnrbam et des moutons lincoln. Impossible de trouver chez loi nne goutte de sang d'autre origine. Aussi n'y a-t-4t pas en Argentine, ni même en Angleterre, de hartu de darbams et de lincolns comparable an sien. Mon père poursuivit ici un but difTérant. Il voulait réonir dans sa cabafia des échantillons des principales races sélectionnées de différents pays.

L'estancia San Juan passe poar posséder le plos grand nombre de vaches de pedigree. 11 y en a 649 et 372 taureaux dont une partie ne sert pas encore i la reproduction Dans des galpones confortables on peut admirer 452 vaches et taureaux durbam de pedigree,

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LES GftAHDBS ESTAlfCUS m

M5 bereford de pedigree et 4,500 «ntres de nce pore sans pedigree, an toul 5,500 bétes à cornes de race.

Le haras de chevaux est également bien garni : 17 étalons arabes purs, importés d'Arabie, et 34 jnmenta de m£aie origiiie; 13 étalons sbire et 33 juments, 14 étalons perefaerong el 34 juments, 53 étalons yorkshire et 93 juments, 51 troekenoai allemands et 76 jaments, plus 367 poulains et jumwts métissés.

L'édectisme de MM. Perejra se montre aussi dans leur cabaSa de moutons qui compte 703 oxTord dowa purs, i la tète et aux pieds ooirs, 33 liacolns pars, 98 rambouillets purs, eo tout l,34i reproducteurs purs ou métissés de dioix.

Il s'affirme également par le nombre et la diversité de leurs estanclas, éparses ici et I& sur la grande plaise argentine.

Veut-OQ avoir nue idée de la fortuoe territoriale d'une riche famille bonairieane? Toiei ce que, «i mourant, laissa M. Leonardo Pereyra à ses quatre filles et A ses deux gardons.

L'estancia San Joan, de 13,500 hectares, où nous sommes, qui a son parc de 350 hectares et cinq petits bois de 30 hectares, appartient aux deux frères Leooardo et Martin. On y a seulement prélevé, à différents endroits, 600 hectares donnés à chacune des quatre filles pour leur demeure, leur jardin et leur parc, soit en tout, Â peu près 3,000 hectares improductifs. C'est l'estancia de luxe et de plaisance. Les 9,500 hectares restants sont occupés par les 4,500 animaux de race dont il est question plus haut, ceux de pedigree vivant surtout à l'étable. Une partie des terres basses est réservée aux dievaux sauvages. On ne lait d'agricul-

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ture que juste ce qu'il faut pour les besoins de l'estaacia : 150 hectares de luzerne, 180 hectares d'orge, d'avoine et de maïs.

L'estanda San Simon, située A Ramos Otero, dans la région du Tandil, près d'Ayacucho, a 23,000 hectares, entièrement consacrés & l'élevage, et appartient aux deux frëre8;restaDciaTandilLeofu,situéeàIraola, dans la même région, a 14,000 hectares, tout en prairies couvertes d'animaux; A l'estancia Saa Leonardo, près de Très Arroyos, sur la ligne de Bahia Blanca, on cultive le blé et l'avoine sur 17,000 hectares. A l'estancia Navas, près de Labarden, dans le Sud, qui appartient aux sœurs, on fait de l'élevage sur S5,000 hectares; à Pehuajo, estaneia Indiano, de 15,000 hectares, qui est également la propriété indivise des sœurs, on élève des bètes A cornes et des chevaux. Les 10,000 hectares de l'estancia San Raiael, sise à Washington, sur le chemin de fer PaciGc, stmt entièrement semés de luzerne. On y fait de l'élevage.

Voici donc une famille de six personnes qui possède, soit séparément, soit indivisément, 11 6,500 hectares des meilleures terres de l'Argentine. Je ne sais pas le nombre des bœufs qui s'y nouirissent, mais je sais celui des moutons : 300,000.

Après le déjeuner, au milieu de la gracieuse famtlla de t'estanciero, nous nous assîmes sous de grands arbres pour assister au défilé des plus beaux échantillons d'animaux primés et des candidats au prochalii ".encours. Quiconque a visité les estancias argentines DQnidt cette cérémonie qui accompagne Is digestion.

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tonte pleine d'étonnement ponr le profane, de joie, j'allais dire d'émolion, pour l'estanciero.

Il TOUS présente ses durhams el ses herefords, ses shires et ses percherons, avec l'orgueil d'un artiste levant le voile d'une de ses créations les plus chères. Il les appelle de noms amis, les regarde complaisamment, sourit, se frotte les mains, caresse et lisse les robes luisantes des tanreaux et des vaches. Anxieux d'approbation, il écoute la critique de celui-ci, l'admiration de celui-là, approuvant ou discutant leur opinioQ.Ilconnaltrhistoirede chaque béle.despèresetdes mères, et, dans sa t£te, il récapitule des généalogies.

— Vous pouvez me croire, me disait un de nos compagnons, avocat de profession, mais également estanciero, comme il est d'usage en ce pays : je reconnaîtrais mes bètes entre mille. Je veux faire cette expérience, oui, tenet : mettre cent cinquante vaches m'appartenant dans un troupeau de quatorze mille étrangères, et tous dire, au premier coup d'oeil : Tiens, voilà Jfanon Lescaut et voici Saplu)I",Sapho IV oo V, et là-bas, la Belle Otero... Et je suis sûr de ne pas me trompw une seule fois. Notre œil est exercé ft ce jeu dès l'enfance. Je vous évaluerai avec la même rapidité le nombre de têtes de bétail d'un troupeau éparpillé dans un champ de 100 hectares ou groupé dans le corral. Et si je commets une erreur, elle ne portera que sur deux ou trois tètes, au plus.

Les vaches primées au dernier concours étaient I&, alignées, le mufle entouré d'un licol blanc etia narine traversée d'un large anneau.

— Voilà le premier animal du monde, de l'avis même du président du jury anglais, fit notre avocat» le champion des champions I

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— Et pourquoi?

— Pourquoi? Parce qu'il possède toutes les qualités requises au point de vue eslhitiqne et {vatique. la proportion et rharmome des lignes qui font la beauté, la qualité de la peau et celle du toucher. Tâtez-moi cela, hein 1 n'est-ce pas une diair parfaite? Ni trop dure, ni trop molle. Èx puis, regardes cette distribution de la viande. (Et sa main traçait sur le Oanc de l'animal des figures géométriques.) Appuyai sur ce paleron, et sur cette huiche, et sur cet aloyau ; et cette Tesse I et le cœur, et le contre-coeur, et l'avantcœur, et te collier t

Il palpait les pelotes de graisse et la chair élastique:

— Et cette peau souple...

— Mais cette vache, aa voisine, me parait kuast parrafte...

— Ahl monsieuri il en est de cela conune des tableaux. Ou vous montre une toile de Raphaël, elle vous plaît, soit, mais il fïut être professionnel et technicien pour la bien comprendre et l'apprécier. Vous aimez dans tel tableau la ligne, dans tel autre l'expression. Ici, chaque amateur a son type préféré.' Gelui-ù recherche la tête courte et petite, celui-Ii sera séduit par la belle lyre des cornes des herefords,' cet autre voudra, pour ses durhams, la couleur rouas foncé et les cornes faorizootales, presque invisibles, qu'il passera même à la lime pour accentuer le type idéal de la racei

Mon hâte et'ses invités s'approchaient de l'asimal, le tAtaient, s'éloignaient, clignaient des yeux.

— Que linda vaea I s'exclamèrent ensemble tes spectateurs. (Quelle belle vacbel)

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LES GRANDES ESTANCIAS ITf

— Poar moi, c'est définitir, fit U. Pedro Ezcurni, ministre de rAgricalture, qui m'avait conduit. Je préfère celle-ci; r^^dez l'énormité de ses caisseel

Quand on eut bien discuté sur elles, les vaches s'en allèrent pour laisser la place aux taureaux. Ils arrivèrent en se dandinant, jambes écartées, le muDe bareox. Celaient des taureaux Bootb aux taises cornes, tons nés ici, de pères anglais, mais que l'on se platt & considérer comme de vrais fils dn pays, beanx animaux i la ligne du dos droite, bas snr pattes, larges de poitrine. Ils passèrent devant noua en procession majestaense.

Puis ce Alt le tour dos vaches hereford, plus € pictaresques i que les durfaams, moins hautes quoique bien en chair,avec leur tète blanche aux poils frisés, leur plastron blanc teinté de rose qui contraste avec leur tunique de satin marron.

Et sons la chaleur torride et le ciel implacable, an chant strident des grillons qui emplissait la pelouse, les amateurs continuaient à discuter taudis qu'aux ^pels des femelles répondaient) les .mugissements lointains des taureaux.

A leur tour, ils arrivèrent. Leur goitre de chair ef de graisse pendait entre leurs pattes, luisant, ballottés de droite et de gauche i chaque pas de leur marche pesante. Poussifs, haletants, fessus, pansus, mafflus, comme étouffés par la graisse, ils passaient leur langue rose sur leur mufle humide, agitant autour de leur croupe letir queue blanche aux longs poils soyeux.

Phis petits que les darfaams qui les avaient précédés, mais plus précoces et d'un poids équivalent ft ceux de leurs rivaux, la plupart, pnmés i ht dmiière

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exposition, se préparaienli lutter arec ceux d'Aogle* terre et de FVance au prochain concours international de mai.

La liste^des numéros n'était pas épuisée. Il follait voir encore les sbires, puissants cheYauz de trait anglais, rivaux de nos percherons et de nos boulonnais {moins lymphatiques qu'eux), colosses formidables, d'une ossabire presque monstrueuse, avec leurs touffes de longs poils retombant disgracieusement sur tes sabots. De superbes juments déûlèrent en cercle autour de nous, comme pour tes jeax du cirque, la crinière i demi tressée, mêlée de chanvre et ta queue fortement nouée. De nouveau on s'approcha pour mieux apprécier ta perfection da type, ta ligne du dos presque droite, la force de la musculature, l'aplomb des pattes, le relief énorme des musdes du poitrail, ta puissance de l'encolure, en harmonie avec le reste du corps.

— L'Hercule Farnèse I lit te ministre Eicurra devant un étalon shire de toute beauté.

El ce fut un joli contraste quand arrivèrent les chevaux arabes, les Pégases élégants el gracieux, à la t£te fine, aux tendons détachés, au garrot bien dessiné, étalons merveilleux des chevaux de courses, importés directement d'Arabie.

Puis les yorkshires eurent leur tour, les beaux chevaux d'attelage qui coûtent deux ou trois mille francs, qu'on laisse en liberté jusqu'à un an et demi avec les mères et qu'on met ensuite dans les boxes.

— Quelle belle t£te 1 fitt'avocat.

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