‹ En Argentine. De Buenos-Aires au Gran ChacoChapitre 39 sur 115 · I .i,.HiT,Googlc · texte numérisé non relu

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se irouve au ras de terre, et, pour y p{nélr«r, il leur faut ramper comme des animant. Des chieos immobiles paraissent les garder. Les TemmcE préparent es silence le maté et le maïs; les hommes se reposent, assis sur la terre nue, on repassent leurs couteani. On n'entend aucun bruit dana le campement. Voici un Hataco qui travaille à une sorte de broderie ou de filet, et qui, me voyant, se sauve sous sa paillote. Ici un groupe de trois ou quatre jeunes hommes : l'un d'eux est étendu na sur le sol jonché de canne sucée; un autre, accroupi, Tépouille avec attentioa. Plus loin, un colosse solitaire surveille sur un brasier une écuelle de terre. Il n'est vêtu que d'un pagiie,si poitrine cuivrée est large et musclée comme celle d'un lutteur, il dévore avec acharnement une grosse tige de canne. Les cannibale ne peuvent avoir l'air plus farouche. D'autres s'occupent à bire de la < diicha 1 de maïs. Ils m&chent les grains du maïs, les mettent dans des bassins avec de l'eau qu'ils fMt bouillir et laissent fermenter. Une demi>douxaine d'hommes préparent celte distillation. Leur m&choonement n'est interrompu que de quelques rares paroles prononcées & voix basse.

On me raconte qu'ils changent assez souvent de demeure. Au bout de quelques semaines leurs paillotes sont tellement pleines de vermine qu'ils n'y peu* vent plus tenir. Ils les brûlent et vont plus loin eo dresser une autre. Sur le sol, brûlé par endroits, on peut suivre leurs déménagements.

Près de sa case, une femme h peine vêtue, d'une beauté sauvage et passionnée, serre avec amour son enfant nu dans ses bras; elle lui parle sur un taa caressant; puis, comme an-dessus de sa tète passe u

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