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roi de perroquets qui piaillent, elle montre aa petit sauvage les oiseaax d'un joli geste franc, et tous deux deoteureat ainsi quelques instants, la tète relevée, te bns tendu vers le ciel en feu. C'était presque le soir. Un feu de bois rougeoyait soua la paille de la hutte.
Ln Halacoa arrivent ici maigres et fatigués, et au bout de six ou sept mois, la récolte finie, rien ne peut les retenir, ils s'en retournent au fond du Chaco, gonflés de sucre, comme des abeilles. Us n'emportent pas d'argent, de peur que d'autres tribus ne le leur volent en cbemia. Des chevaux, des armes, des cartouches, des étoffes, voilà tout ce que la plupart exigent comme salaire. L'usinier doit donc commander, vers ta fin de la récolte, 500 ou 600 chevaux et autant de fusils. Ceux qui ne veulent pas de chevaux, ni de fusils, ni d'étoffes, on qui en sont pourvus, s'enivrent de marsala ou de guarapo', avant de s'en aller, pour dépenser leur part de gain.
Hais le grand attrait de l'exode, c'est la canne à sucre, dont ils sont très friands.
J'avais remarqué, mêlés à ces Indiens Hatacos aux statures puissantes, à l'expression brutale, des types plus frètes et plus fins, quelques-uns même très beaux avec leurs yeux noirs bien fendus et leur nez aquilin. Ceux-là avaient leurs cheveux coupés court, sur la nuque, ramenés en frange sur les yeux. Et leur front était ceint d'un mouchoir aux vives couleurs. Beaucoup, presque nus, ne portaient qu'une
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ceinture de cuir et une étoffe pliée entre les jambes. Quelqaes-uns s'envelopp&ient les reins d'un calicot, laissant nos les cuisses et le tronc. Un ornement de métal incrusté dans leur balèvre ou au milieu de la joue semblait les distinguer des Maiacos. G'étaieot, en eETet, des Indiens Chiriguanos, très différents des précédents par le type physique et le caractère. Moins robustes, moins brutaui et vindicatifs, ils sont, paratt-il, intelligents, paisibles, doux et propres, suscepUbles de ciTilisatton. Les planteurs les préfèrent de beaucoup aux Hatacos et les groupent i part, près de l'usine, dans de petites maisons de boue alignées de chaque cftté d'une large allée. Car ils ne sauraient se contenter des cagnas sordides des Hatacos. Très focileraent adaptés aux usages argentins, leurs goAtft sédentaires en font d'excellents agriculteurs. Certains sont tout & fait installés dans les usines de la région et tntTailIent chez les estaocieros. Dans le soir qui tombe, nous les voyons assis au seuil de leurs maisons. Il en est qui se livrent à de petits commerces de maïs, de chicha, de conserves, de viande sèche. D'autres, par groupes dieucieux, adossés aux murs des maisons, jouent paisiblement aux cartes.
Quand le train partit de Ledesma, je sentis qne, ma curiosité satisfaite, je tournais le dos sans regret i ces sauvages.
La nuit vint, le train s'arrêta à Galilegua pour nous permettre de dtner sans secousse. La petite station renfermait le bureau d'iui ingénieur de la
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ligne qui, ponr charmer les loagoea soirées, avait apporté de Buenos-Airea un gramophone. Ce qui fait que nous dînâmes en écoutant chanter Caniso et Melba, comme s'ils étaient là. Ces conf"""*"" — cours d'une même jouniée ne sont pas les charmes de ces longs voyages.
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