SALTA
(suite) ÏA VALLÉE DE LERHA — TALA PAHPA
g TaUée comparable & celle da San Pranciieo. — ToiIh I as caltnres ; aont posiiblea. — Comment tes c domuforei » Ireiaent les cbemoz Banvagea. — Uce Tisite i l'ettaiMia la 'inca. — De Trais ([aactaoï. ^ Cavaliers indëraciiubles. — .es jeux de le guitare et des < improvisai ion s >. — Quelque lanses créoles : la caeca, le gato. ^ Ua« séance ie lasso >. — Gauchas et cow-bojs.
l'arais eu le plaisir de rencontrer à Salla quelques
npalriotes aimables et sympathiques, sans pose et
13 prétentioQ, qui Tinrent saluer l'envoyé du
jaro et l'inviter très geotiment i dîner pour uo
soir. Le repas fut cordial, on parla un peu de la
France et beaucoup de l'Ai^entine. Il y avait là un
entrepreneur de travaux, on tanneur, un comptable,
un professeur de français et un ingénieur. Je pri^
intérêt à causer avec eui de leurs aBaires et de leurs
observations. L'un d'eux, H. Clément, est iogénieur
municipal. Je connais peu d'Ai^entins plus patriote
DoiiîHihvGooj^lc
que ce SalleBo adoptif; son entliousiasme pour l'avenir de Salta est sans limite. En attendant, il profite du présent. Le voîti déjà propriétaire de quelques milliers d'hectares de bonnes terres qui ne peuvent que se valoriser. Je recueille de sa bouche ce cri que j'ai noté chaque fois que le hasard m'a mis devant des compatriotes :
— Quel dommage que les capitaux français soie si timides I 11 y a de l'or à gagner ici.
C'est vrai. Et non seulement A Salta, mais en bi i'auires endroits de la République.
Ils s'écrient volontiers : c Ah I si j'avais Js l'auvent, il y a trente ans, il y a vingt ans. il ; diiansl... t
— Si vous aviez eu de l'aigent, leur répondis- Tous ne seriez pas venus ici.
Et je le pense comme je le dis.
Je ne crois pas, d'ailleurs, A leur r^ret. C aujourd'hui, ceux d'entre eux qui possèdent quelqi centaines de mille francs ne les risquent pas davai U^e. Ce D'est pas dans leur nature.
H. Clément, homme actif et charmant, no accompagne dans notre excursion A la vallée Lerma, organisée par le gouverneur de la provini
La vallée de Lerma 1 L'heureuse terre sous ce c bleu I Quand le trésor des eaux actuellement dilapi Fera réparti avec méthode et équité, il n'y aura f dans le Nord de l'Argentine de grenier comparabl' celui-ci, sauf la vallée du San Francisco. Gependai les terrains se vendent encore dix piastres l'hectai Le tabac, le maïs poussent sans arrosage. On f deux récoltes par an : après le blé, le maïs. Hais il a peu de blé jusqu'à présent, et la farine arrive