‹ En Argentine. De Buenos-Aires au Gran ChacoChapitre 48 sur 115 · SALT · texte numérisé non relu

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leur en demanda encore d'antres. Ils s'exâcutèreat sans se faire prier :

Ici OD mange beaucoup de liande Et j'aime les joUea femmes habillées à la Pompadmir. Oa dit qn'on donne des coups de eouleaa,

Mais je n'en ai pas penr...

Oh «st-il eelvi qui vent m'en donnerT

II faudrait qu'il puisse...

Les ( improvisateurs > font durer cinq ou minutes leurs chansons qu'ils entremêlent et q entrecoupent de nombreux accords de guitare e silences. J'ai noté textuellement leurs paroles comme on le voit, n'ont pas grande sigairication bien ce sont des plaisanteries probablement anciennes et que le Gnaud répétait en les prens son compte, ou bien des incohérences mélangé de Tagues souvenirs de romances.

n finit par une bienvenue au gouverneur H. Ramatlo, directeur du chemin de fer, ces é personnages, & qui la fête était offerte. La gui accompagna une demande de hangar plus gr pour le dép6t de tabacs.

Puis on dansa. Le chanteur qui, décidément, i le loustic du village, fit vis-i-vis & une métisse figure grave et jolie, aux yeux noirs, à lapeau bn Elle portait une robe de calicot bleu semé de ] blancs et un corsage prune; ses cheveux noués torsade pendaient entre ses épaules. Le gaucho sait sonner les laides étoiles d'argent de ses épei et les épaisses semelles de ses bottes & plis. Un ac déon jouait des airs de danse : une cueca, d'abt au rythme lent et donx ; la danseuse ne fait près pas de mouvements; la tète inclinée de côté ou

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yeux fixés vers la terre, elle iricoUit de ses pieds agiles et imitait & peine, mais avec grâce, un moachoir de la main gauche, tandis que de la droite elle relerait un peu les plis de sa robe.

La deuxième danse fut te gato. L'homme toarse i pas rapides autour de ta femme qui résiste k si léduction ; il danse une sorte de gigue contonmée et violente.

EaGn, une séance de lasso eut lieu dans le coml de t'estancia. Les gauchos ne sont pas tout i bit aussi adroits que les cow'boys du Texas. 11 y eut i Buenos-Atres, si je ne me trompe, un concours entre les uns et les autres, et les gauchos n'eurent pas h supériorité. Cependant leur adresse est remarquable. Les chevaux et les bœufs sont arrêtés net, dans leur galop, par les cornes ou par la tète ou par les patia de derrière; le lasso lancé d'un lai^e mouvement circttlaire manque rarement son but. Ce lasso est fait de quatre bandes de cuir solidement tressées; on te voit toujours accroché i la selle du gaucho.

Dans les provinces boisées, les animaux vont paître l'hiver dans les forêts. Le rodeo, c'est-â-dîre le nssemblement des bêtes, est plus difficile à faire que dans la pampa toute nue. Le jeu du lasso à travers les branches et les arbustes exige une habileié spéciale. Les épines blessent tes chevaux et les hommes, quelquefois terriblement. Aussi portent-ib, de chaque cfité de ta selle, des c guardas >, sortes de grandes ailes decuirépaiségratignées, balafrées, cwi' turées de mille griffes, qui protègent les jambes du cavalieret lui permettentde passer au travers des ronces.

Nous reprîmes le chemin de Saltapour de li redeicendre vers le Sud.

DoiiîHihvGooj^lc

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