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A TRAVERS LES FORÊTS DD CHACO AUSTRAL

laint-Jacqaes de la Lignna. — Fortti et lagunes. — ht déiert utin. — Cartctire des forfiti do Cluco. — Point da p-aodi arbrea. — Diiersilé det assaneai. — RieheiM «n qnebracho.

— Aridité du paisage. — Un cimetière de bûcherons. — Le Chaca. — Ses richesses. — Son &Tenîr. — A Quimili, — Une eiploilation forestière. — La sécherease est l'enDemie redoutable. — Onze rooii sani ploie. — Absence d'eau donce.

— Le percement des puits. — Toujours de l'eau salée. — Ud réserToir de 400,OUO litres. — Les c represas > artiflcielles. — Trains d'eau assaillis. — Les wagon s-m archet.

— La xie des bûcherons. — La passion du jeu de tab».

— La scierie. — 300,000 traverses de cbemin de fer par an.

— Salaires ouTriers. — Vers SanU-Fé.

Après Tucumaa et Salta et leurs riches vallées, lous ailioas retraverser cette plaine désolée dont la ilérilité nous avait tant frappésî l'aller, afiode visiter, tu nord de Santiago del Eslero, les exploitations de ôrëts, principales ricbesses de la province.

SainWacques de la Lagune I

Que cette province mérite bien ce joli nom mélao- »liquel Sur celte terre plaie et argileuse, en grande

S9i En ARGENTiSE '

partie couverte de bois et de forêts, où les fientes, faate de pente, errent et chuigent de lit aa gré da crues, les eaux stagnent après les inondations, formant de nombreuses lagunes ou c esteros >, éraporées au bout de quelques mois.

Il fait une chaleur accablante et sèche, las poomons demandent un peu d'air frais, les por«s de li peau sont obstrués par la fine poussière qui pénètre partout. On rêve d'une Normandie verdoyante «t tempérée, d'une Suisse aux torrents clairs, de baignades salubres dans des eaux transparentes.

Faute d'eau, la terre poudreuse, couleur de mastic, reste pauvre. Aux bords du rio Dulce et du Jnnmenlo, nous verrons des champs magnifiques qst fertilisent les torrents quand ils débordent. On y col- 1 tive la canne à sacre, le maïs, le manioc. Le blé 1 1 pousse également, et, sur les terres irrigaées, le: pêchers, les grenadiers, les figuiers prospèrest comme dans les autres provinces. Mais sitôt franchie cette région, le désert argileux et salin réapparaît, avec sa maigre végétation de mimosées, d'arbres épineux, de buissons nains sur un sot sans herbes, coavert par endroits de sels alcalescents. De rares animaux, des chèvres surtout, broutent on ne sait quoi. Çà et là, une charogne achève de se décomposer. Quelques cabanes de boue s'encadrent de nopals an larges raquettes piquantes, dont les verrues violacée! sont des figues succulentes. Au loin, les cactas-d«^ semblent une armée de pieux fichés sur la terre eQHtée. De près, on dirait des cornichons ^gantesques, armés de petits dards.

Notre train croise des convois d'arbres. Ils m ^dirigent vers Tucuman pour y chauffer les usines et

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