A TRAVERS LBS FOR&TS DU CHACO AUSTRAL S
de température entre les jours et les nuits sont très grands et les nuits toujours fraîches.
: L'ennemie redoutable est donc la sécheresse. Point de rivière, des pluies rares, point d'oasis ni de couches d'eau douce souterraines. A 38 mètres, on trouve de l'eau, mais salée. On creusa des puits k 90 mètres, puis à 150 mètres : rien que de l'eau salée encore. L'usine entreprit alors une perforation de 450 mètres. Après trois ans de travail on n'avait pas atteint une couche d'eau potable. Le rapport d'un géologue allemand qui, récemment, étudia cette région, affirme que l'eau douce est ici à une profondeur de 1,000 mètres. El la Compagnie du Cenlral Nord vient de passer un contrat avec une société de forages pour entreprendre ce long travail. Il ne coûtera pas moins de S30 francs par mètre. On espèr trouver l'eau douce à 1,.000 mètres. Le puits reviendr donc k 220,000 fhmcs.
^e pouvant trouver l'eaa sous terre, on la récolte, quand il pleut, dans des citernes pour le personnel de l'usine, dans un vaste bassin australien d'une contenance de 400,000 litres pour les besoins de l'exploitalion. On nous le montre, tout près de là. Une eau saumâlre et comme rouillée y dort au soleil, que les peones boivent cependant sans la filtrer. Des estancteros installés dans le Gbaco procèdent de la même façon. Ils creusent en terre de vastes cuvettes, des repreta», longues et larges de 100 mètreB sur 4 mètres de profondeur. Cela leur assure, quand il pleut, une réserve de 400.000 hectolitres.
A Tintina, dans de semblables excavations, bêtes et gens se baignent. L'adminiitratenr me l'assure. Après, pour leurs besoins, ils boiv^t cette même
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ean. On ne remarque pas qae les gens qui s'a abreuvent contractent jamais de maladies.
{^ d'Aoatuya, où aous passâmes ce maliii, oa i . creasé on canal d'une lieue de long et large de troii mètres qui amène au village Teau du fleave Salado, et la conduit i huit cents nnètres de li. jusqu'à nu exploitation de la Compagnie. Ge fossé, que nooi vîmes souillé de détritus, papiers, bois, pailles, bdtes de conserves, s'emplit quand te Salado est assex haut, [ et les gens viennent y puiser l'eau mêlée i ces immondices.
A Quimili, cette ressource n'existe même pas, le fleuve étant trop éloigné. Alors la Compagnie dn Central Nord organise des convois d'eau. Chaque semaine, 9 trains de 40 wagons cylindriques, d'une contenance de 20,000 titres chacun, parlant d'Aaa- . tuya et d'Aurora pour Quîmili et Tintana, rantailleal 1 les scieries, leur personnel et leur bétail. Cette eaa revient à 3 piastres ou'4 fr. 40 le mètre cube qoanil . elle arrive d'Anatuya, à i piastres si elle vient d'An- ' rora. Encore faut^il tenir compte des pertes. Car des drames naissent autour de l'eau. Parfois, aux arrêts, et même pendant la marche des convois, des émeatei éclatent; les assaillants aSblés se précipitent sar les trains, battent le conducteur s'il refuse de s'arrêter, le menacent de mort, trouent les vragons i coups de hache, vont même jusqu'i vider la chaudière du tnin pour y puiser l'eau dont ils ont besoin, et souvent b laissent perdre sur la voie.
On conçoit quelles difficultés de telles entreprises doivent surmonter. Ici, i Quimili, on ne consomme pas moins de 60,000 litres d'eau par jour do&( 6,000 pour les machines. Cependant on fait usagt