‹ En Argentine. De Buenos-Aires au Gran ChacoChapitre 59 sur 115 · Oa compte aoMl dus U ptoiliNe I mUllaD 1/S te MM · texte numérisé non relu

Oa compte aoMl dus U ptoiliNe I mUllaD 1/S te MM

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nourrir, qu'il est bien rare d'enteadre les gens se plaindre, sauf les colons pauvres. On ae gagnera pas. ou on gagnera moins, voilà tout. Pourtant un propriétaire a déjà perdu 6,000 vaches cette année. Il avait de vastes prairies de réserve à quelques lieues de li; mais il s'est trop attardé; quand il voulut les y conduire, ses bëtes épuisées ne purent marcher. Et elles sont mortes de faim et de soif. GependaDt la terre reste là, avec son humus fertile, et les milliers de vaches qu'il a pu sauver continueront à se reproduire. Un peu d'eau, et on n'y pensera plus.

On peut dire que tout est à faire dans cette partie de l'Argentine. Gorrientea ne fut, pendant longtemps, qu'un pays d'élevage, exclusivement. Jusqu'à présent, au nord de la province, surtout, on ne s'est pas occupé de grand'chose.

Lfs terresy appartiennent encore à un petit nombre de gros propriétaires de l'ancienne école argentine, qui n'éprouvent pas le besoin de faire de frais, d'acheter des reproducteurs de race fine, de creuser des puits, de dresser des moulins, de bfitir des réservoirs. Aussi, tandis qu'au sud de Gorrientes ta terre se paye déjà 150,000 piastres la lieue carrée de 3,500 hecures, elle en vaut à peine 60,000 dans le nord.

Les perfectionnements apportés dans les estancias du sud, la plupart étrangères, y sont à peu près inconnus. Un boucher porte sans peine, sur son dos, un bœuf ou une vache créoles, car leur poids ne dépasse guère liO à 130 kilos. La viande est dure et

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coriace. Les peooes, fils du pays, avant de tuer les bètes, s'amusent à les fatiguer, tes affolent à force de courses, de lassos, de coups de couteau aux jaireu.

Les moutons, dans le nord comme dans le sud de la province, donnent une laine une, eicelleate. Hais, faute de débouchés, Télevage de la race o?iQe ne s'y développe pas'. Il faudrait donc des chemins de fer. II faudrait aussi des travaux de drainage pour que toutes ces terres du nord, reconnues fécondes, décuplent de valeur.

Déjà, aux environs de Gorrientes, on s'est mis & It culture de l'oranger et les résultats sont très encourageants. On compte un million de plants d'orangers et de citronniers dans la province. Les alentoura de la capitale produisent par an 45 millions d'oranges. Un peu au sud, la région de Bella-Tista ne donne pu moins de 95 millions d'oranges. La province entière enproduit250&270million8,presque toutes expédiées k Buenos^Aires. Les gens du pays en mangent fort bien dix et vingt après leurs repas, ou du moins, ils les sucent*.

Toutes ces terres du Nord sont bonnes pour la cal* ture. La chaleur ne permet pas, il est vrai, d'y cultiver comme au Sud, aux frontières de l'Entre- Rtos, na blé donnant un excellent rendement. Hais, i Santa- Anna* A cinq kilomètres de la capitale, le maïs et la

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