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CORRIENTËS 837

caime à sncre viennent très bien. Malheureusement l'usine sucfiëre appartenant i des Espagnols n'a qu'an vieux matériel qui date de 1883, un seul moulin, sans repasseur, sans Ûltre-presse, et pas de chimiste.

Je ne suis donc pas inquiet sur l'avenir de Gorrientes. L'élevage sera de plus en plus refoulé vers le Nord et les terres du Sud s'enrichiront par la culture.

Quand les chemins de fer se multiplieront, que des colonies se fonderont pour l'exploitation de la terre, et des sociétés pour la mise en valeur des carrières de grès, de chaux, de marbre, de basaltes qui, vers Mercedes, afDeurent; quand on croisera le bétail créole avec les races de France ou d'Angleterre', et qu'au lieu de 51 ,000 hectares cultivés, sur une superficie de S millions 400,000 hectares, on produira la canne & sucre, le coton, les arachides, l'huile de navette, le tabac, te manioc pour l'amidon, quand les forêts du Nord-Est, riches en bois nobles, seront exploitées; quand les deux zones, bien délimitées, le Sud par l'agriculture, le Nord par l'industrie agricole, seront en pleine activité, la province de Gorrientes deviendra l'une des plus riches de l'Ai^entine.

Pour cela, je l'ai dit, il faudrait délaisser la politique qui absorde les forces les plus intelligentes du pays".

1. Déjk OD croUa lu montoiu tnc Sm ramboalH«ti «t U liln« yrodttlU «et, tTM edle de l'Eaire-Rlo*, U plna fine da mucbé aff«aUi>.

S. Le Pwlement de CorHeotei le eomposo de 18 léuteure et de M dépnlta, dent le* eppolntementa ^éleTsleat, Ion de mon passage, à eOO francs pat mois. Hais Ils projetaient d^Jà de s'aeeorder 900 franc*. Ce doit lire bit à Itienre qn'U «st. Le gonvenienr tonelia 3,*M francs par miHi, Les deu minlitres, 1,800 bancs

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' Acluellement la situation de ces proviacei, riches | seulement d'espoirs, coostitue ua cerclevicieux. Léon richesses naturelles exigeot, pour sortir da terre, des i bras d'abord, des chemins defar ensuite, c'est-i-dire | des capitaux et des initiatives. Faute de ces élémeub indispensables, elles demeureront pauvres comme ' elles le furen (jusqu'ici. Hais ceux qui pourraient Iwr donner des capitaux et leur envoyer drà bras hésilenl. Car ce n'est pas en deux ans ni en dix ans que \'<m colonise une province et que l'on fait rendre des bénéfices à une enb-eprise de transports dans une contrée dénuée de population.

On m'a parlé, à Corrientes, d'un chemin de fer projeté, concédé même par la province i on Français, M. Mollet, et qui desserriraît une région fertile, pai^ • qu'ilsuivraitlecoursduHautParanajusqa'àPosâdat, ; reviendrait au Bas Parana en traversant obliqoemMt la province de L'est à l'ouest, vers Ësquina, coupant la ligne anglaise existante.

Il faut 100 millions, paralt-il, pour réaliser ce projet. Si je me place au point de vue de l'intérêt de la proviace, je comprends qu'on l'exécute, si audacieux qu'il soit. Hais on ne peut s'empêcher de penser qu'ayant avancé un capital de 125 raillions il ; a vingtquatre ans, le chemin de fer anglais qui va de C^ rientes & Honte-Caseros et 4 Santo-Tomé, ne fait de bénéfices que depuis sept ou huit ans. Encore se gagne-t-il aujourd'hui que 90,000 livres sterling, stût â millions de francs et un quart, ce qui, en ce pays, est une maigre nourriture pour un tel capital.

Je sais bien que^^qu'i présent la province n'a Exploité qae son p&turage et que l'élevage oc fournit jamais un grand fret. Tandis que le c'

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de fer Mollet vent mettre «a nlenr agricole et industrielle le nord de k province, dessécher l'immease lagune Ibéra, qui rendrait à la culture 450 lieues de terre, soît I.ISS.OOO heclsres. Il paraît même que l'un des entrepreneurs du port de Rosario a déj& conçu un projet de dessèchement de la lagune et de canalisation du Rio Corrientes, auquel servirait tout son matériel de graes, de dragues et de pompes ceniriruges*.

En tout cas, il ya là, pour nos compatriotes, une partie hardie i jouer. Le chemin de fer, dans la moitié de son parcours, celui parallèle au Parana, aura le fleuve comme concurrent imbattable, et il traversera des xones sans population. Par contre, si le concessioanaîre remplit son engagement de créer des colonies tous les vingt kilomètres, établissements industriels ou entreprises de culture, selon les terrains et la situation des lieux, si le dessèchement de la grande lagune se fail, il est clair que le chemin de fer Mollet enrichira ces régions extrêmement fertiles, actuellement isolées du monde, et qu'il devra en béniûcier.

Hais quand 7...

1. Voie! eomniMtt M propoMOt Im tlblm en ee> par* nMtl M (Uaute d'M^Dt. L'ABlrepreiiMir «BKtaartlt ce travail moyeantal ; !■ une redeTuce ulgie des proprlitalres riveraios doDi IM lerru MDt t préMDl inondées; em* redennM wnit de & pour 1 ,000 de la ralenr dac dltM proprUUs; 1* la moitié dn ptodHlt da U nota dM Uttm conquUw qiti nttendroot k U proTloM,

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