LES CHUTES DE L'IGUAZU
mille mètres'. Ces falaises s'iocurvent du c6té brésilien et fonnent nne espèce de fer à cheval étroit, ou plutôt OD long doigt de gant, et sont séparées par une lie verdoyante d'une autre série de chutes un peu moins hautes, les chutes argentines. Les premières sont, à coup BÛr, les plus impressionnantes par l'énormité de la masse d'eau qui tombe des falaises dans une gorge resserrée formant i leur base un gouffre d*oû montent des vapeurs humides en nuages azurés. On ne peut malheureusement s'en approcher qu'en faisant une excursion assez compliquée, sinon dangereuse, soit par les rapides du fleuve, •oit en le franchissant dans son cours supériear et en se mettant dans l'eau jusqu'au nombril.
fie I l'hôtel I te coup d'œil est ravissani. On n'aper^ çoit qu'une partie des chutes argentines qiii se divisent en deux étages. L'étage supérieur est formé en ce moment d'une vingtaine de cascades de même hauteur et qu'on dirait symétriques, alignées dans les broussailles et les roches basaltiques comme de longues nappes d'argent, glissant de gradin en gradin avec une grflce frissonnante; puis, sortant de toutes les 0S8ures du roc, et encadrées par de la verdure, s'^rènent une infinité de cascatelles qu'on dirait faites de neige vivace, et qui frétillent librement, comme des chevelures fluides.
fies blocs énormes de basaltes s'amoncellent à leur , pied, recouverts de mousse, de capillaires, de fougères lavés sans cesse par les nuages de vapeur oà un arc-en-ciel se dessine en ce moment. Deux hauts
1. Lm ehntoa dn Ill^m^■ d'obI qaa 48 m. 80 do baulonr et l,aWDiètrMds diTsloppemaot; imIs le débit d« Tmo Ml bMueonv plu coQddéitblo qn'à l'ifaua.
DinliîHinvGoO^lc
patmïôTS se dressent dans le ciel, au-Klessos des eucatelles. Elles sont si près de nous que nooi pourrions très bien nous doucher sous leur jet inviUal, en descendant quelques mètres. Hais, dessous, elles se réunissent pour former une grande cbnte de 60 mètres de haut, dont on entend le grondement formidable et continu, mais que l'on voit asseï mal, dans la crainte oâ l'on est de trop s'avancer paraii les fourrés trompeurs.
D'en haut la grande chute brésilienue ne se révèle que par des nuages de vapeur bleue qui montent da gouiTre. Pour la voir de plus près, il faut descendre jusqu'au fleuvei travers de petits seuliers charmants, i peine tracés dans la forêt vierge, pullulant dt Qeurs sauvages, bégonias, géraniums, hortensias qm poussent dru comme les mai^uerites des diamps, de ' bambous, d'aristoloches, d'un tas de plantes incok* nues, d'insectes et de papillons de nacre bleue d'ue beauté sans égale.
Après quelques détours, des surprises eharnianlas de nature, on arrive au bord de la rivière Iguasa, encaissée ici entre deux rives de cent mètres de haut, faites de basaltes bruns où poussent à l'aveature des arbres, des arbustes et des plantes. Le lit de la rivière lui-même est encombré de ces roches éniptives qd font danser et chanter ses ondes conune des miUîen d'harmonicas.
On découvre alors la chute brésilienne dans toula sa grandeur.
La courbe puissante, irrésistible de l'énorme masse liquide s'écroule comme des flots de nuages blancs ou de neige au milieu d'un immense èdabon»sement d'eau suspendue en vapeur et traversée par
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