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LES CHUTES DE LIGUAZU 38S

nent an caoutchouc, Ticipé cambi surtout, que Poa trouve partout dans les profondes terres rouges, qtri prend si facilement et croit si vite? Certaines lianes, comme le gaembé, fournissent des cordages absolu* ment imputrescibles dans l'eau. Et quant aux plantes textiles, elles abondent dans toutes ces forêts, le earaguatai surtout, sî répandu par endroits qu'il en forme tout le sous-bois. D donne une fibre de premier ordre que l'on peut couper chaque année sans se soucier delà reproduction inépuisable'.

Une autre plante de la mfime famille, la ibirà, four- Dit une Qbre plus fine et plus brillante, d'une valeur supérieure, mais laplante est moins abondante. Enfin, l'ortie géante donne également une fibre très solide dont les Indiens du Paraguay se serrent couramment pour tisser leurs vâlemenU, fabriquer des sacs, des filets et les cordes de leurs arcs. Il y a donc ici la place pour des corderies dont la production ne coûterait que la main-d'œurre.

Et les chutes, qu'en pourrait-on faire?

Et d'abord, quelle est leur force?

Les uns disent i million de chevaux, les autre» 350,000 chevaux par temps sec.

En réalité, aucun spécialiste n'est encore allé mesurer et nous en sommes réduit aux conjectui

1, Ponr ntUlm les leailles 4b cMte plaoM, H snfOt de m « d'os ddflbruenr «jal, en qnelquei Mcandu, lût ippirtllre le I tbiolDmeDt nelte. Il as iwte plu qu'à le hlre téctier *ur dM

Sœ «N ARGBNTINB

Ls cartftiQt c'est que leur exploitation sera très t*iSt, gr&ceà leur dieposition Dsturelle.

Elles pourraient, d'abord, fournir U Inmtère i toutes tes villes voisines du Paragu^v, du Brésil d j de la province de Corrieates; donner dé la forée «u | chemins de fer de llisiones et de Corrientov. et tant doute aux lignes en cunstruction du Brésil et dn I^- 1 guay. Elles serviraient aussi i alimenter les scieriet que l'on pourra créer pour l'exploitation des boii magnifiques dont j'ai parlé et qui constituent iw seuls une ricbesse coloRsale.

—Et puis, affirme Sf. Fouilland, toute la Tigétatia quieniourales chutes est riche en cellulose, povquoi ne l'exploiierait-oa pas sur les lieux dtuu ut fabrique de papier ou, si l'on préfère, de plite à pt- 1 pierî

( On diviserait la zone, dont le centre serait ToiiDe, à proximité de la chute, en huit ou dix sections^ chicune étant entamée année par année, de façop ^'i la fin de rexploitation des huitou dix sections» la pRmière soit en état d'être à nouveau exploitée.

< Ne fabrique-t-oo pas également du papier tv« i la tige do bambou, entre autres on papier pfaotogn- j phique de première qualité?Or, sur des ceataioss^ kilomètres, les rives du Parana recèlent des réatiw in^uisables de bambous. On disposerait dooc ia d'uoe matière première pour ainsi dira gradiita il i d'une force motrice surabondante. > j

Pour l'utilisation du surplus inemployé des forces i des cataractes, on n'aurait que l'embarras dn choii.

On sait qu'en Scandinavie, grâca i l'abendanee de chutes d'eau qui donnent |;ratuiteme&t la forces^ cessaire & cette industrie, on fabrique des nitrates

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