‹ En Argentine. De Buenos-Aires au Gran ChacoChapitre 77 sur 115 · CtM eonioDuittUon l'iltranll aniiinUeDwiit a 17 kOoa ft · texte numérisé non relu

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U YERBA-IUTË 89T

TTien européens, les Italiens surlout, en font ane grande consommation. Hais, comme ils n'ont pas le loisir de sucer la bombitia tout le loog du jour, îts font bouillir le maté dans une marmile et y trempent même du pain, procédé qui parait barbare au i fils du pays ». Pour celui-ci, le maté est, avec la viande, l'aliment fondamental. Il peut se passer de pain, non de yerba*.

ie m'enquis prés de H. Allain des conditions actuelles de l'exploitation de la yerba dans Hisiones.

— Jusqu'ici, me dit-il, on n'exploite en Argentine que la yerba sauvage puisque nos plantations de San Ig:nacio, les premières et les seules entreprises sur une aussi vaste étendue, ne produiront que dans deux ans. Il existe bien ci et là des essais de plantations, A San José, par exemple, mais sur une très petite échelle. Ce sont plutôt des champs d'expérience que de vraies cultures.

On récolte donc le maté dans les forêts, tout le long de l'année, de préférence de janvier A avril. Celte plante est très disséminée sur les innombrables bectares de bois, mais on la trouve abondante dans des zones privilégiées appelées yerbales.

Le Territoire des Missions en possède quatre importants : les yerbales Yiejos, Nuevos, de San Pedro

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