‹ En Argentine. De Buenos-Aires au Gran ChacoChapitre 82 sur 115 · Lm temmes gagnent de I A K francs · texte numérisé non relu

Lm temmes gagnent de I A K francs

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lation de la viande se trouve réduite et presque rien. Les boites, une fois remplies, ce sont les machines qui pressent la viande, renvoiait les boites sur des che mins roulants vers d'autres machioeâ qui les ferment, les stérilisent, les soudenL II ne reste qu'à les étiqueter.

Il n'y a, à proximité de Fray-Bentos, ni quincaillerie, ni chaudronnerie, ni aucun atelier d'aucune sorte. Il faut donc que tout puisse se faire là. Uh immense dépôt de quincaillerie, d'objets mécaniqucf est établi à côté des ateliers de ferronnerie, de forge, de charpente.

Les bottes en fer-blanc et les caisses de bois sont fabriquées au moyen de machines, d'origine américaine, qui paraissent vivantes à force de précisioB et de variété intelligente dans leurs mouvements. Ka quelques secondes une boite de métal est découpée, tournée, munie d'onglets, fermée, caoutchoutée, soudée; en quelques secondes aussi une caisse est clouée automatiquement sur ses quatre faces.

Que deviennent tons les déchets animaux, et les sous-produits de l'industrie pastorale?

Autrefois, on les jetait au fleuve. Et il y a dix ans encore, on voyait en face de Fray-Bentos tant de poissons venus pour s'en engraisser, qu'on les prenait au crochet et à la pelle et qu'on faisait, avec l'huile tirée de leur chair, du gaz d'éclairage appelé c fisbgas 1, qui serrait ft éclairer la ville entière. Les

bateaux poaraient & peine avancer entre ces vaguea de poissons argentés.

Aujourd'hui rien n'est perdu, et ringéniosité de l'industrie moderne combinée avec les progrès de la

science, arrive ides résultats incroyables.

Chaque journée de travail produit S,000 peaux de bœuf exportées pour ta plupart en Allemaque.

Le suif est fondu et mis en barils. De grands hangars en sont remplis. II j a aussi une fabrique de graisses alimentaires.

Les tripes et boyaux envoyés en Earope servent i la fobrication des saucisses; les viscères et tout ce qui est inutilisable pour la nourriture, sèchent en plein soleil. Passé au moulin et réduit en pondre, le résidu sera vendu en Europe comme engrais, de même que le sang des bêles tuées, étendu comme un immense lapis rouge sur l'herbe, an bord du fleuve. Un homme piétine les caillots durcis, un autre ratisse le tapis cramoisi.

Les guanos, conservés, sécbés et mis en poudre, s'en vont aussi par sacs pour fertiliser les terres du Vieux-Monde.

Lesfarioes de viande, résidu des bouillons, servent, en Allemagne, à l'engraissement du bétail, des poulets, & la nourriture des poissons, des chiens. Pour les bœufs, on en mélange un kil<^ramme par jour i la ration v^étale et aux tourteaux.

Des milliers de queues de vaches, tristes comme de vieilles perruques, voisinent avec les joues et les fronts et sèchent au soleil. Les queues servent & fûre des matelas. Par gros ballots cerclés de fer, du poids d'une demi-tonne, les nerfs de bœufs, les tendons, les oreilles vont partir pour l'Amérique d

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Nord el pour la France, où on ea fera de la colle de charpentier *.

11 en reste des milliers peadus à des fîU de fer, qui sèchent, jaunes comme Tombre, luisants et dors.

Loin des hangars, des moniagnes d'oa blanehn s'élivent, en alieodant de servir k la fabrication da noir aumal.

LescMes remplaceront les < baleines » de corsets, les 08 des pattes et tous les os longs seront décoapji pour la conrection de mille objets de Ublettarie^ boutons, manches de couteaux, étais, coupe-papier, etc.

Les os les plus payas sont les tibias d'arrière, pnii ceux de devant, plus minces. Les os poreux, qwnl^eux (ceux des épaules) sont moins utilisables.

Ces ossnaires s'en voot & Uarseille, marché prineipsl des os. Les sabots de corne vont en Italie od, rédiûu en poudre, ils servent comme fertilisant delà vigne*.

Les sabots des bœufs sont mis & part, de même qas les cornes, que l'on éride d'un coup dur frappé sur h paroi.

Tous ces sabots 1 Tout i l'heure encore, ils galopaient dans l'Allée de la llort, devant les ganchoé.

Parcentaines, des tas de débris de fer-blanc importé d'Ëorope pour la confection des bottes, et qu'on tassae et qu'on ficelle pour l'y renvoyer. On en fera des boatons, des jouets d'enhats, i Narembeif et daas ka villages de la Franconie.

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