‹ En Argentine. De Buenos-Aires au Gran ChacoChapitre 86 sur 115 · U RICHESSE AGRICOLE U · texte numérisé non relu

U RICHESSE AGRICOLE U

de la Russie, du Canada et des États balkaniques *.

Une progresBion aoalogue mit l'Argeotine en celte dernière décade au premier rang des pays producteurs et exportateurs de lin. Actuellement, par suite de l'absorption d'une grande partie de la récolte, aux Ëtats-Uais, par tes industries locales, de la diminution de la production dans les antres pays, l'Ârgentioe est maîtresse du marché du lin eu Europe.

Pour la mais, mfime phénomène que pour le blé : l'Argeniine arrive en seconde ligne des États exportateurs, baitaot les Ëtats-Dnis de tris loin. C'est que les Américains ont besoin pour eui-mèmes de leur maïs comme de leur blé. Ils en usent pour leur propre nourriture et en sont même très friands. L'élevage des porcs et des bœurs en absorbe uue grande quantité, et les transformations industriellea du maïs augmentent d'année en année; on en faiti présent de l'alcool, du glucose, de l'huile, de l'amidon, que sais-je encore?

Voilà donc un pays qui, il y a trente ans, commençait à peine à cultiver sa terre, et qui arrive au premier rang des pays exporUUeure des trois céréales : blé, mais, Un*.

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iU BH ARGENTINE

Suivez i présent la progression de la culture :

En 1873, nous trouvons à peine 400,000 bedani dttlen'es cultivées.

En 1884, k peine 3 raillions.

Celte année, nous arrivons & un chiffre de 19 millioDS d'hectares I

Devant de tels résultats, on a bien du mal 1 ne pis se laisser entraîner par l'optimisme des At^ntiu qui vous répètent avec une conviction commniùative : f Oui, notre fortune est là, i trente centimètres du sot; il ne nous manque que des bras pour le eaitiver. Pas n'est besoin de creuser des puits de sii cents mètres pour en tirer du charbon, ni de perfonr des montagnes de quatre mille mètres de hauteur pour trouver de l'or ou da cuivre : une charme, quelques semences... i

Ce progrès une fois constaté, on se demande pourquoi l'Argentine, conquise il ; a près de quatre siècles, libérée il y a juste cent ans, entre aujourd'hui seulement dans le concert des grandes nations productrices?

Problème complexe, qu'une série de raisons historiques, politiques, sodales, économiques, finisEcSt pourtant par flairer.

On sait quel triste gouvernement lut celui des Espagnols installés ici après la conquête. Dans le« vaste empire qui s'étendait des fertiles vallées de li Californie et des Florides jusqu'aux terres glacées in la Patagonie, dans cet empire plus vaste que celui da César et des Alexandre, une unique pensé* dirigeait

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