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U RICOBSSE AGRICOLE US
les gouTemanta : s'enrichir et s'enricbir tout de suite, et s'enrichir sans rien faire. Peu importait l'essor et la prospérité matérielle de ces riches colonies; c'étaient les montagnes dénudées et les plateaux stériles qu'il fallait faire ouvrir pour arracher de leurs entrailles l'or qu'ils recelaient. Toute l'activité des populations fut dirigée vers ces mines qui seules donnaient, sans efforts pour les maîtres, une rapida fortune.
Ainsi, ce gouvernement si Âprement égoïste ne se contentait pas d'imposer aux colons des magistrats, des ofliciers, des fonctionnaires venus d'Espagne. 11 voulait les rendre en tous points tributaires de la mère-patrie. Point de culture possible pour eni, l'agriculture était tenue de propos délibéré dans une véritable enfance. Déifense pour les colonies de l'Amérique du Sud de commercer même entre elles. Buenos- Aires, dont l'accès était interdit sous peine de mort aux étrangers, ne recevait rien directement, mSmede l'Espagne. De Sérille et de Cadix, les marchandises s'en allaient sur la c6te du Pacifique jusqu'aux ports du Pérou, puis revenaient par terre & Buenos-Airesaprès avoir franchi les Andes et la pampa immense.
U fallut le grand réveil de 4810, la libération qui suivit la glorieuse épopée sud'américaine, pour queles colonies du Rio de la Plata prissent conscience de l'étendue de leur avenir économique. Mais à peine' sorties de ce demi-esclavage, passées trop brusquement d'un despotisme aussi pesant à la liberté, elles se retrouvèrent bientftt sous le joug d'une autre^ tyrannie. Les luttes des Fédéraux et des Unitaires, pendant la dictature de Rosas, qui dura plus de vingt aJOBt ensanglantèrent les champs argentins. n