‹ En Argentine. De Buenos-Aires au Gran ChacoChapitre 89 sur 115 · LE LABOUR ET LÀ HOISSON · texte numérisé non relu

LE LABOUR ET LÀ HOISSON

Lb réfion dea «Priâtes. — Son âtendue, tu Umitea. — Let sones particaliiroment fiToriséei. — ConcurreDce du Nord et da Sud. — Les caraclèrei de l'agricaltura ea Argentine. — Culture exteuiif e. — Niceisité d'un outillage perfeclioané. — Hachiaiime moiiema. — Let laboan. — Chamiai aulamolrice*. — Un leul hoiDine Itbonre 300 hectares en fiogleinq jours. — La eomineree des machines agricole!. — L« moisfon. — Les espiguloras et les anstralianas. — l>e voyagear pense au campagnes de son paya. — Une poésie qui a <récu. — Contrastes.

Quelles sont les régions les plus propices k la culture des céréales en Ai*geDtine?

Il esf , dès & présent, reconnu que toute la zone littorale de l'Océan et des grands fleuves, ainsi que la r^ion centrale de la pampa, se prêtent admirablement à la culture du blé, du lin et du maïs. Le sol y a parfois 50 et SO centimètres d'bumus. Les engrais sont ignorés Jusqu'ici des cultivateurs, même dans les terres eiploilées depuis trente et quarante ans. Un

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iU EM ARGENTINE

climat doux, tempéré comme celai de Nice et de lisbonne, de Smyrne et de Cadix, favorise toute ceX^ région. L'hiver y est agréable, le ciel presque toujoon clair; mais la température d'été, accablante pendant les mois de décembre et de janvier. Les pluies, si rares au Nord et au Sud, sont ici an peu plus régulières, quoique insnfiisantcs encore an gré de l'agricallenr, puisqu'on ne compte guère dans cette région centrale que cinquante à soixante-dix jours de pluies par an. Des périodes de cinquanl&à soixante jours se passent sans eau, quelquefois même des mois. Alors k sol se dessèche, les lagunes s'évaporent, jusqn'i ce qu'un orage violent Tienne retremper la terre et reaplir les esleros.

Sur cet immense espace fertile qui va de Cordobt au Rio Colorado, les zones de culture ne sont pu également Tavorisées. La partie la plus productive, de l'aveu de tous, commence à Buenos-Aîres, court ven le Nord, le long du Parana, englobe Per|;«miDo et Rosario, et continue jusqu'à 150 kilomètres au ddi de cette ville. Le sol y est, en elTet, d'une fécondité merveilleuse. C'est la grande zone du maïs qu'on y sème depuis quarante ans sans que jamais In terre ait reçu d'engrais. Une autre région de magnifique fertilité, estcellequi, deBuenos-Aires, s'en va vers l'Ouest, jusqu'à 300 kilomètres environ. Âa delà, le sol, encore riche, n'a plus cette générosité superbe des terrea d'alluvion proches des grands fieuves; les pluies se font plus rares, et à mesure qu'on s'approche des Andes, l'irrigation devient nécessaire.

Le Sud reproche au Nord sessauterelles qui rendeat les récoltes incertaines, et la trop grande humidité qui, en développant la paille aux dépens du grain, tût

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