LE UBOUR £T LA MOISSON
pencber les épis et tes abat. Le Nord reproche auSad la sécheresse. En réalité, jusqu'à Bahia-Blanca, l'eaa tombe encore sufGsamiDeDt. Au delà, l'incertitude recommence. La culture du maïs, qui nécessite non seotemeat des terres riches mais des plaies régulières en décembre et janvier, y est impossible. Par contre, depais quelques années, l'avoine y donne d'excellents résultats, nouvelle ressource à peine entrevue jusqu'ici.
Comment ces millions d'hectares sont-^ls culUrésT Il faut voir i'étonnement sincère des Argentins qui débarquent pour la première fois en Europe devant nos champs minuscules entourés d'arbres, qui semblent des coins de parcs aux pelouses gaxonnées, soigneusement ratissées et peignées. Leur surprise est aussi naïve et profonde que la D6tre, quand nous voyons pour la première fois la mer verte des maïs ou Tor des blés s'étendre à l'infini dans la plaine argentine.
Nous sommes ici, en effet, dans un pays où la culture extensive domine.
Aux environs de Buenos-Aires, dans les terres exploitées depuis quarante ans, on commence seulement i cultiver sur des espaces plus restreints. La terre un peu fatiguée nécessite des assolements et une culture plus rationnelle que dans les terres vierges. Partout ailleurs, 1& oi^ la terre se vend encore i des prix raisonnables, on a grand avantage ik maintenir les procédés de la culture extendve.
Le bon marché relatif de la terre, l'immensité
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régions Ti«rgefl, la clémence da climat qui permet la travaux en toute saison, l'abondance du béUil qv peut vivre sans slabulation dans la plaine berb«iM; le bas prix de la main-d'œuvre et les facilités qw donne l'usage des machines modernes; tontes eei conditions réunies permettent la culture sur d'immeases espaces. C'est ainsi qu'une famille de colons argentins suffit à l'exploitation de i50 hectares, alors qu'aux États-Unis, au Canada, le prix de Is terre et celui des loyers qui en résulte, la rigoeur du climat, l'abondance des neiges pendant six mois de l'année, la nécessité d'abriter tes chevanx on les bœufs et de les nourrir de fourrage durant Thiver, eairaîneot à de tels frais qu'une famille de colons M peut exploiter plus de Î5 hectares. Ainsi s'expUqne la prodigieuse augmentation des exploitations agricoles en Argentine, bien supérieure i la progresâoa canadienne*.
Pour exploiter de tels espaces, les machines agricoles perfectionnées étaient indispensables.
Nulle part, sauf en Amérique du Nord, en Aaa>