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COHDITIOHS DE LA CULTURE US

Mis, propriéiaire et colon partageront par moitié. Ainsi le colon associé gagne sourenl la première année, en cas de bonne récolte, de quoi acquérir le champ qu'il cultive 1

D'autres fois, le colon dispose d'un peu d'argent, il loue alors une terre i an riche estanciero livant de ses revenus ' et paie le loyer en espèces, avec ou sans abandon partiel de la récolte, dont le tantième varie ^ beaucoup selon les individus et la qualité de la terre.

Le contrat est de trots i cinq ans. II stipule que, dans cette période de cinq années, le colon sèmera une année du lia, le reste du temps du blé et du maïs. Pendant les quatre années qui suivent, le propriétaire laissera reposer la terre et pousser une herbe devenue excellente pour l'élevage. Après quoi il y mettra des animaux & l'engraissement.

A cdté du colon associé et du colon locataire, il y a le colon libre, qui, avec ses économies, a pu acquérir un lopin de terre, dans l'espoir de l'agrandir. De riches estancieros et des sociétés de colonisation se sont mis en eCTet i lotir d'immenses étendues de terres cultivables. Us les divisent en parcelles de 35 i 300 hectares et les revendent aux colons avec de gros bénéfices. Ainsi se formèrent des centres agricoles extrêmement riches dont j'aurai l'occasion de parler au cours de mes voyages <i^s le centre du pays et dans le Sud.

1. Le prix mojeD d«f fennafM pour U cnlum de* eAré«lu. eommapour rtlenge.utdetS plutr«s par uetpubKUn, Mit S5 ama. lUl* 11 peat être bien lattrlenr M oa pu iéputti 10 M tatatt 5 plulTM pour U loeUlon de terrei TfergM qne U eoloa aara àdétricher compUtement. Dans carUloM lones, comme eellf^ du centre al du sud de la prOTlnee de Bueoos-AIras, daa tonw ■ont looèn dea piastre! (4 fr. U par heeiaia).

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«68 EN ABGERTINB

EnGn, il y a les colons nationaux, acquéiwin à terres souvent fort éloignées que l'iLtat leur coocUc sous certaines conditions qae nous analyserons pfai lard.

J'ai dit qoe les colons recrutaient eax-m£me> lev* ouvriers. En général, l'Italien en réduit le nombre ■ strict nécessaire, car sa famille lui suffit. S'il estc^ bataire ou si ses enbnts sont trop peu nombrra, il engage un ouvrier à titre d'auxiliaire intéressé. Ce dernier travaille depuis rensemencement jusqu'à h récolte ; il est nourri et logé, et reçoit 5 i 8 p. 100 du produit brut de 100 hectares. Au bout de trois oi quatre ans, s'il persévère et si les années ne sont pu trop mauvaises, l'ouvrierdispose d'un petit capital qœ lui permet de louer ou d'acheter i son tonr un lo{Na éb terre, noyau peul-Atre d'une vaste estancla fnturs-

Ce système d'association qui, du riche eslandero, s'étend jusqu'au pauvre ouvrier immigrant par l'iatermédiaire du colon, lend à se développer. Etceci est très heureux pour la prospérité de l'Argentine qui dépend beaucoup de l'augmentation de la population fiie.

Cette prospérité serait bien plus merreilleose encore si les propriétaires consentaient i une subdivisioa plus grande des terres. La possibilité de devenir acquéreur du sol qu'elle cultive, donnerait, en eflet, plus d'ardeur A cette classe de travailleurs modeslei qui édifient la fortune de la République. Car s'il est vrai qu'ils manquent souvent d'expérience, teor sobriété, leur peu d'exigences, leur dédain dn confort joints i l'ambition de s'enrichir, en font cepesdant des auMliaires précienx dans un pays nnf

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