‹ En Argentine. De Buenos-Aires au Gran ChacoChapitre 97 sur 115 · CONDITIONS DB U CULTURE · texte numérisé non relu

CONDITIONS DB U CULTURE

comme ce1ai-d. L'Italiea surtout est d'une endurance admirable. Il s'accommode fort bien de celte vie inconfortable et instable que les événements lui imposent. Il accepte de coucher à la belle étoile, sur son catre, en attendant que son rancho de boue soit prêt. Â peine a-t-il jeté sur le sol sa malle bardée de fer-blanc, qu'il se met à creuser la terre, à l'arroser pour mouler les briques de sa Aiture demeure. Ces briques oni 40 centimètres de long; elles sèchent en trois jours, et cinq jours après son arrivée "il n'a plus qu'à poser sur les quatre murs qu'il a édifiés quelques feuilles de tdle ondulée achetée chez t'almacenero. Il est chez lui. Alors, il commence ses labours daos la terre vierge. Sa femme et ses lils l'aident dans ses travaux. Ses filles mêmes conduisent la charme. Avec une bonne récolte sur trois, il peut payer sm iastraments, ses dettes à l'almacenero, qui lui sert aussi de préteur. Il lui suffit, pour vivre, d'un peu de macaroni et de farine de maïs. Une telle modicité de besoins permet, dès le début, de réaliser des bénéfices appréciables qui éloignent le découragement, flattent la persévérance et conduisent finalement ces travailleurs modestes à la fortune.

Quant aux ouvriers à gages, leurs salaires sont à peu près lea mêmes dans toutes les provinces. Dans celle de Buenos-Aires les ouvriers qui préparent la terre et sèment, c'est-à-dire les laboureurs profosionnels, gagnent de 55 francs à 145 francs par mois. Ils reçoivent en plus la nourriture dont le coût varie entre t et 2 francs par jour. Les salaires s'élèvent naturellement pendant la période de la moisson*.

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L'ArgeaUne possède donc une terre fertile, db domaine cultivsJ)le immense, un climat très clémenL Son machinisme agricole est perfeclionné an dernier degré, son personnel exploitant manque encore, il est vrai, d'expérience; mais les conditions de l'e^toitation (affermages, salaires) permettent une laige rémunération des capitaux. Cependant, il faut tenir compte, dans ce bilan, de plaies très sérieuses qui viennent entraver parfois la prospérité des agricolteurs. J'ai mentionné déji la sauterelle et la sécheresse. La sauterelle disparaîtra quand le morcellement des propriétés permettra de la combattre efficacement. Quant i la sécheresse, les agronomes assurent qu'elle devient de moins en moins dangereuse au fur et à mesure qu'augmente l'aire de udtnre et le boisement du territoire. Il parait qu'il plent aujourd'hui en des endroits nouvellement cultivés od l'on ne connaissait pour ainsi dire pas la pluie il 7 a quelques années. C'est là un phénomène très explicable scientifiquement; on pourrait donc espérer voir se régulariser les pluies en Argentine, le jour od,

ordiDilru do 1« rteoKa, de 5 fr. 50 à 15 rraiwi; Ui i'MtiU paiMi Jusqu'à n tnaa dkoi U prariaM de SuU-Fè, m*i* Unr BMdmB «n da 11 tnae» duis U PampA eutnle. La* cootreaialini i» noalM fagnent Jusqu'à U M SE SraiKS par Joor, mali «a nKti«wM d* 18 à 17 fruct. Canx qnl sont ampl«rAs «a buiafa du bit m fafDMit gahn qna de I k 15 francs par Joar, noaTrltuTe «a plus.

Pour la recolle du mils, dont les dpb se cneilteat un h u à k mata), les paiements se font à la Journée v» aux pMcw, énlntu au iM on an poids. On pal* la Jonméo d* 4 fr. 40 à 11 francs, I* ae se paie 0 fr. 60 à 1 frane; les 100 kDoframm** w paUai d* 1 ». tt à S fr. 60. Co sont U. J« I* rtpMo, dM «lalM CHL

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