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LE RENDEHENT DES TERRES

iana son immense territoire, on aura multiplié les ensemencements et les plantatioDs.

En attendant, la sécheresse reste un fléan redoutable dans certaines régions, et l'eau est ta grande préoccupation des habitants. Il suf&t de jeter un 'coup d'oeil sur les journaux pour se rendre compte 'de la place qu'elle tient dans la vie du pays. Quoli- 'diennement, des dépêches arrirent de tous les points de la République qui relatent la moindre pluie, sa hauteur, sa durée, les nuages qui passent Un temps nuageux donne l'espoir de l'eau pour le lendemain; quelques millimètres tombés i Gordoba ou i Bahia- Blanca, et c'est une bonne récolte assurée. Un orage généralisé sur la province fait l'objet des conrersations des clubs de Buenos-Aires.

c C'est la plnie d'or >, se répète-t-on arec satiifaction.

Nous ne pouvons pas nous figurer cela, nous autres. La sécheresse est rare dans nos contrées, et ceux qn'elleintéresse directement sont lellementéparpiltés que leur souci ne pénètre pour ainsi dire pas dans les villes.

Là-bas, dans la sodété, les avocats, les médecins, les politiciens, les commerçants, les industriels sont, en même temps, estancieros, et la sécheresse qui dure est une menace i la fortune générale.

Parfois aussi de grandes pertes sont provoquées de focon bien inattendue par des gelées tardives. Cette «nnée, par exemple, la nuit du 5 décembre, i la fin du printemps, fut désastreuse pour certaines régions où 75 p. 100 de la récolte furent perdus. Le blé ne pesa pas plus de 65 & 70 kilos l'hectolitre, au lieu de 80 Jt 85 kilos. Dans la zone de Pergamino, des estan-

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cieros estimant leur récolte de blé réduite à A qo^ taux & l'hectare, au lieu des 15 qu'ils escomptsieat, préfèrent ne pas moissoimer. Ils écoaomisaieat «mi la maia-d'œuTre.

Eu décembre, le lendemua d'une nuit od, par hasard, à la suite d'un boulerersement climatique, il tToit gelé, les lignes télégraphiques étaient eneombrées. On ne rencontrait que des gens se demandant, comme dans un jour de oatadysme : c Que s*e>i-8 passé A l'esianciaT >

Malgré ces Oéaux qui ont leurs équintmis an États-Unis du Nord, comme au Canada, oa calculs qu'eu huit ans ou peut compter sur dwix bonnes récoltes, trois moyennes et trois mauvaises.

Mais que raient ces récoltes? Quel est le rendMoent delà terre ai^atinedans les conditions de culture que noQs venons d'exposer? Quel bénéâcenet le cnhi- Tateor peut-il en tirer? Je n'ai pas la prétentitm de répondre à cette question pour toutes les terres de l'Argentine. Un volume n'y safTirait pas. Les ^fErei varient avec les régions et les propriétés. Ce que l'ou peut affirmer tout d'abord, c'est qn'il n'y a pas de proportion entre la fécondité de cette terre, ses promesses d'avenir et ce qu'elle produit actnellenient. L'Angleterre, l'Allemagne, la Prsnce, l'Autriche-HoBgrie, le Canada, l'Italie et les ÉtiUs-Uois, l'Esp^ne même dépassent l'Argentine pour le rendementmoyea du bté à l'hectare. Les Indes Britanniques et ta Russie d'Europe viennent seulement après elle, (k a calculé que la moyenne de reademeat du blé en Ai^entîM

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