PAR LE PREMIER DÉFILÉ ET SIMBO
De Bhamo à Mytkyina on peut trouver à remonter le fleuve suivant la saison, car certains bateaux ne peuvent le faire qu'aux hautes eaux, et l'occasion, soit par le service de la compagnie, soit à bord de chaloupes du gouvernement, soit avec des chaloupes indigènes, procédé lent et coûteux. La partie véritablement intéressante du parcours est le passage pittoresque du premier défilé de rirraouaddy au travers d'une chaîne de montagnes boisées, en pleine forêt sauvage du reste. Mytkyina a une certaine importance par sa situation, commandant pour ainsi dire le cours de l'irraouaddy qui n'est, du reste, presque plus navigable au-dessus. Aussi les Anglais y ont-ils établi leur dernier poste, comme une sentinelle avancée. Dans l'ouest il existe des mines de jade et d'ambre plus diflicilement accessibles que celles de rubis situées plus au sud, surtout dans la région qui s'étend au-dessous du second défilé. C'est à partir du pauvre village de Simbo que commence le défilé qui mesure plus de cinquante kilomètres. Nous allons maintenant descendre le long du fleuve en en signalant et décrivant les principales curiosités etaspect général, déroulant, puur ain>i dire, ce long ruban d'environ mille cinq cents kilomètres.
Juchées au-dessus d'une berge escarpée, dont la hauteur moyenne dépasse une dizaine de mètres, mais qui, aux basses eaux, en atteint plus de vingt, les pauvres cabanes de Simbo sont cachées à l'entrée de la forêt qui couvre la région. Des ruines de pagodes auprès desquelles on voit encore des images do divinités en bois sculpté plus ou moins mutilées, témoignent d'une certaine importance disparue aujourd'hui. Nous aurions bien voulu, non i»as emitorter,
ce qui n'est permis qu'à des conquérants , mais aciieter un éehautillon de
ces antiques souvenirs qu'envierait plus d'un musée, mais hi (|Mestion était délicate et les habitants paraissaient ne jkis vouloir s'ou séjKin-r, sans parler des difficultés qui nous auraient sùrenu'ut été suscitées [)ar les autorités anglaises à notre sortie du territoire birman. Ah ! si l'on pouvait toujours
acheter et emporter les trouvailles que l'on fait , mais à quoi bon réveiller
des r(>grets (|u"il lanl songer à onhlicr 1
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lu cdUNciil luiiialilc tillVc seul à la curio^ih" du V(»va};(Mir (jiu'hiuos imatçes saintes cl des livi'os de piiTTo liiaNt'-s sur le Ixds, ([uc les Ixms moines no se son! pas lail prici' |)(>ur mtus faire voii'. l-jilin (jii(d»nn's soldais miliciens au service de 1 Ani;lelerre occupent un l'orlin d'asj)ecl peu redoutable. Auprès des cliétivcs demeures des indiiiènes nous avons observé nnc scène pcn commune, bien l'aile pDur leulei' lubjectil'; c'était un groupe de quelques femmes accroupies se peiiinaiil uiuluelK'ment les cIu'mmix.
Avant renlré-e ilu délilé dont on aperçoit au loin les roclies qui se dressent comme les bornes de cet étroit passage, le lit du lleuve s'étale en un vaste