‹ En BirmanieChapitre 7 sur 14 · AMARAPOURA — AVA · texte numérisé non relu

AMARAPOURA — AVA

Bienlùl la campagne so coiivro do pagodes cl de ruines de toutes sortes, vastes enclos, vestiges d'anciennes résidences; tout dénote la splendeur passée d'une cité disparue. C'est remplacement d'Amarapoura (la ville de l'Immorlalité), nom quelque peu prétentieux et peu justifié, puisqu'elle n'existe pour ainsi dire plus que de souvenir. Elle a porté le titre de capitale du royaume avant 18G0 et a vécu environ soixante-quinze ans. Son enceinte mesure plus de 7 kilomètres de circuit, mais on n'en retrouve que des traces informes. Grâce à sa proximité de l'Irraouaddy elle est en quelque sorte le port de Mandalay. La ligne ferrée se poursuit en fait jusqu'à la grande capitale birmane et un tronçon se dirige à gauche, aboutissant au lleuve, sur le territoire tout semé de curieux monuments, qui fut Ava, la cité dont le nom est intimement lié à celui d'xVmarapoura. Ava, dont l'enceinte ne mesurait pas moins non plus d'une dizaine de kilomètres de tour, fut pendant quatre siècles la capitale du royaume ; elle fut fondée en 13G4 et abandonnée en 1783. Par une fantaisie de souverain, elle reconquit pendant quelques années la splendeur danlrefois et devint la résidence royale de 1822 à 1837. Aujourd'hui elle est un vaste champ d'étude pour l'archéologue, mais aucun monument ne saurait attirer spécialement l'attention du simple touriste. Nous ne saurions du reste Insister ilavantage sur des monuments plus ou moins informes pour la plupart, dont la description serait fastidieuse et sans intérêt, vu leur analogie et le manque de renseignements techniques. Réservons-nous pour Mandalay, qui nous ménage plus d'une surprise.

Par une logique économie, comme on l'a appris, les Anglais ont reculé devant la construction difficile et coûteuse d'un pont sur le fleuve, large en cet endroit d'environ GOO mètres ; aussi est-on obligé de transborder au moyen de bac à vapeur pour reprendre la ligne ferrée qui déroule son long ruban d'acier pendant plus de 600 kilomètres. Cette traversée offre au voyageur la vue d'un des points les plus pittoresques du cours de l'Irraouaddy. Sur la rive gauche du fleuve, le groupe des pagodes de Wuntho, perchés sur une falaise à une courbe, s'encadre dans les arbres garnissant la rive, tandis que sur la droite se profilent les collines de Sagaïng (aussi une ancienne capitale du royaume), couronnées de leurs blanches pagodes qui donnent au paysage un singulier aspect, peut-èli'c unique en son genre. Nous y repasserons du reste un peu plus tard.

MANDALAY

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